Inspiré de la chanson "Voyageur" de Manu Richerd
Il y a un cri qui monte du cœur de ceux qui ont embrassé la foi en Jésus-Christ que le monde ne comprend pas : « Je suis un voyageur, je ne suis pas de cette terre. » Chrétien, si l’Esprit de Dieu habite en toi, alors tu connais ce déchirement intérieur. Tu te tiens dans un monde qui t’offre sa gloire, qui étale devant toi ses promesses comme un marchand étale sa marchandise, espérant attirer ton regard, séduire ton âme, captiver ton cœur. Le monde te dit : « Crois en mes projets, donne-moi ta confiance, laisse-moi devenir ton espoir. » Mais tout cela n’est qu’un mirage, un décor fait de fumée et d’illusions.
Le monde t’a peut-être déjà promis l’honneur, la reconnaissance, les applaudissements… s’il parvient seulement à te conquérir. Il te murmure : « Donne-moi ton cœur, et je ferai de toi quelqu’un. » Mais celui qui appartient à Jésus ne peut pas vendre ce que Dieu a scellé de son propre sang. Alors comme le psalmiste, tu chantes au milieu de la tentation : « Dieu est mon vrai bonheur, mon seul point de repère. » Ta prétention la meilleure, ce n’est pas ce que tu possèdes, ni qui te connaît, ni ce que tu accomplis — c’est que le Père céleste t’a adopté, que ton nom est inscrit dans les cieux, que tu es un pèlerin en route vers une patrie éternelle.
Oh, comme le monde insiste ! Il veut t’offrir son or, te séduire avec son éclat, exiger ton adoration. Il te dit : « Sois mon serviteur, et je te comblerai. » Mais ceux qui ont rencontré la lumière du Christ savent que l’or du monde n’est que poussière comparé à la gloire de Dieu. Ils savent que derrière les promesses flatteuses du péché se cache une chaîne, et derrière les lumières artificielles se cache une nuit sans fin.
Alors, aujourd’hui encore, l’enfant de Dieu se lève, et d’une voix ferme, il déclare : « Ma richesse est ailleurs ! » Pas dans ce que mes yeux voient, mais dans Celui qui m’a aimé le premier. Pas dans la terre que je foule, mais dans la Cité dont Dieu est l’architecte. Pas dans les couronnes qui rouillent, mais dans la couronne de vie que Jésus réserve à ceux qui persévèrent.
Frère, sœur, ne laisse pas le monde t’endormir. N’écoute pas ses chants trompeurs, ses promesses au goût de poussière. Tu es un voyageur. Tu n’es pas de cette terre. Tu marches vers un Royaume qui ne tremble pas. Tu marches porté par une espérance qui ne meurt pas. Tu marches guidé par un Seigneur qui ne trahit jamais.
Et tant que tu avanceras, tant que tu refuseras de poser tes valises dans un monde qui n’est pas ta maison, ta vie sera un témoignage vivant. Un chant clair qui proclame : « Dieu est mon vrai bonheur. Mon seul point de repère. »
Garde ton regard fixé sur Jésus. Et continue le voyage.