En effet, ceux qui comptent sur leur obéissance à la Loi tombent sous le coup de la malédiction, car il est écrit : Maudit soit l’homme qui n’obéit pas continuellement à tout ce qui est écrit dans le livre de la Loi (Galates 3:10).
Paul cite un passage de la Loi de Moïse qui est le dernier d’une série de 12 malédictions prononcées par l’Éternel, qui toutes commencent par Maudit soit l’homme et se terminent par :
Et tout le peuple répondra : Amen ! (Deutéronome 27:26).
Nous avons tous fait l’expérience qu’à certains moments de la vie, on a l’impression que tout marche comme sur des roulettes. On se sent pousser des ailes et on croit avoir atteint des sommets parce qu’on est quelqu’un de bien à qui Dieu doit quelque chose. Mais ce passage de la Loi met l’accent sur le fait qu’elle exige la perfection absolue et que celui qui se loupe ne serait-ce qu’une seule fois et vis-à-vis du plus petit commandement, est maudit.
Quelqu’un oserait-il dire qu’il respecte les six cents et quelques commandements de la Loi de Moïse jour et nuit, 24 h sur 24, 7 jours sur 7 et 52 semaines par an, en pensées, en paroles et en actions ? C’est simplement impossible à un être humain. Bien que cela ne me soit encore jamais arrivé, supposons que pendant un jour entier je sois irréprochable. Eh bien, non seulement je n’en serais pas récompensé pour autant, mais ce jour parfait n’effacera pas les autres qui l’ont précédé et où disons que ma vie n’était pas exemplaire.
Même si j’obéis aux lois de la République pendant 20 ans, je ne recevrai pas une médaille pour ça. De plus, il me suffit de faire un seul faux pas et patatras ! Je détruis 20 ans de bonne conduite, et pris sur le fait j’aurai une amende ou irai en prison. Si je désobéis une seule fois à la loi qu’elle soit humaine ou de Dieu, je suis condamné. Contrairement à ce que les perturbateurs légalistes prônaient, l’obéissance aux préceptes de la Loi de Moïse ne pouvait rendre juste quiconque. Pire encore, elle ne pouvait faire rien d’autre que condamner. Or, comme tout le monde lui désobéit d’une manière ou d’une autre, si nous essayons de la mettre en pratique dans le but de devenir justes, nous sommes automatiquement sous la malédiction de la Loi.