ÉTUDE BIBLIQUE~JOB 8-9
👉Job 8:1 à 22
Écoutons maintenant ce que Bildad va dire. N'osant pas encore affirmer ouvertement que les malheurs de Job résultent de ses propres péchés, il commence par parler de ses fils.
Pour lui la question est simple : la mort des enfants de Job est la conséquence de leur transgression (verset 4). Ils ont péché et Dieu les a frappés.
Cruelle parole pour cet homme pieux dont nous connaissons l'heureuse habitude : il se levait de bonne heure pour offrir des holocaustes pour ses fils (Job 1:5). C'est comme si son ami lui disait : Tes prières étaient inutiles ; Dieu ne t'a pas écouté et n'a pas voulu sauver tes enfants.
Les trois amis ne connaissent Dieu que comme un juste juge. Certes, la justice du Tout-Puissant (verset 3) est un côté de la vérité. Elle est même si parfaite que lorsque son propre Fils s'est chargé de nos péchés, Dieu a été obligé de le frapper de sa colère. Mais la croix, où a été donnée cette preuve suprême de sa justice, nous apporte en même temps la plus merveilleuse preuve de son amour.
En ne parlant aux hommes que de justice sans amour, on les pousse au découragement ou à se justifier eux-mêmes. C'est le double effet que produiront sur Job les raisonnements de ses amis.
👉Job 9:1 à 21
Bildad a souligné la justice inflexible de Dieu. Job ne peut faire autrement que d'être d'accord avec lui. Mais alors il soulève la grande question : « Comment un homme sera-t-il juste devant Dieu ! » (verset 2).
Elle a tourmenté beaucoup de sages et de penseurs depuis les origines du monde ! La réponse n'est pas dans les raisonnements des philosophes et des moralistes. Elle n'est pas même dans les oeuvres puissantes du Créateur, dont Job donne ici quelques exemples. C'est dans la Parole de Dieu que nous la trouvons !
Après avoir établi qu'« il n'y a point de juste, non pas même un seul ». elle nous annonce la bonne nouvelle: nous sommes « justifiés gratuitement par sa grâce, par la rédemption qui est dans le Christ Jésus… ». Et en même temps : « l'homme est justifié par la foi… » (Romains 3:10, 24, 28, voir aussi Tite 3:7; 1 Corinthiens 6:11; Galates 3:24).
À partir du verset 15, Job exprime sa totale impuissance. Entre Dieu et lui, la lutte est inégale. Il s'estime écrasé par un juge impitoyable qui sans cause multiplie ses blessures (versets 15, 17).
Triste pensée pour un croyant ! Nous possédons un tendre Père en Jésus. Qu'aucune circonstance, si pénible soit-elle, ne nous le fasse oublier !
👉Job 9:22 à 35
Au chapitre 7 v 6, Job avait comparé la fuite de ses jours à la navette du tisserand. Il emploie ici l'image d'un coureur, puis celle des barques légères emportées par un fleuve, enfin celle d'un aigle qui fond sur sa proie (voir aussi Jacques 4:14 et Psaumes 39:5).
Étant jeune, on ne le réalise guère, par contre le témoignage de tous les vieillards est unanime : la vie est en réalité vite passée. Et nous n'en avons qu'une seule à vivre.
Non, il n'est pas possible de les retenir, ces jours qui s'échappent sans retour. Par contre, la manière dont nous les remplissons peut leur donner une valeur éternelle.
Employé pour le monde, le temps se dissipe en vanités mensongères.Mais s'ils sont utilisés pour le Seigneur, les courts moments pendant lesquels nous sommes sur la terre peuvent porter un fruit qui demeure (Jean 15:16).
Nous adressons une exhortation toute spéciale à ceux d'entre nos lecteurs qui n'appartiendraient pas encore au Seigneur : Cette rapide fuite des jours incite bien des personnes à jouir de la vie.
« De l'heure fugitive, hâtons-nous, jouissons ; L'homme n'a point de port, le temps n'a point de rive… » a dit un poète. Mensonge ! Il y a une rive (Marc 4:35), il existe un port (Psaumes 107:30). Préparez-vous à y aborder en sûreté !
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