EXTRAITS DU LIVRE : UN ANCIEN PRÊTRE VOUS PARLE
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DOIS-JE ÊTRE CATHOLIQUE OU CHRÉTIEN ?
Première partie de l’extrait (1/6)
TÉMOIGNAGE DE MA CONVERSION
Ces théologiens étaient en réalité habitués à isoler une phrase du contexte biblique, afin de soutenir leurs dogmes.
Mais n’est-ce pas par le contexte qu’on peut comprendre la vraie signification et la réelle portée d’un passage de la Bible ?
Pour moi, c’était une nécessité vitale d’étudier la Bible, jour et nuit, afin de retrouver l’ancienne foi des apôtres et des premiers chrétiens.
Mon Dieu, tu connais les larmes et les soupirs de ces jours-là ! Finalement, je fus convaincu que la Bible contenait : ʺla Véritéʺ.
Il était donc nécessaire pour moi d’abandonner toutes mes anciennes croyances. Mais aurais-je la force nécessaire pour suivre jusqu’au bout la voie nouvelle dans laquelle je m’engageais ?
MA CONVERSION
Un matin, après une nuit d’insomnie, pleine de larmes amères et de tourments, je priai le bon Dieu avec grande confiance et avec beaucoup de foi : ʺPère, si tu le veux, accorde-moi une réponse.
La foi qu’aujourd’hui je possède est-elle juste ? Dois-je renoncer à ma soutane ? Réponds-moi et accorde-moi la paix dont j’ai grand besoinʺ.
Au moment même, une idée lumineuse me vint à l’esprit : ʺOuvre ta Bible, par elle tu auras la réponseʺ. J’ouvris la Bible et aussitôt une phrase attira mon attention. C’était la réponse de Jésus à l’aveugle Bartimée : « Va, ta foi t’a guéri … »
Alors, mes yeux s’ouvrirent. J’avais été aveugle jusqu’à ce moment-là. Je devais renoncer à mon sacerdoce.
Je devais retourner à la croyance simple et vive des premiers chrétiens et repousser tous les changements arbitraires que l’église catholique avait apportés au message du Christ.
Il ne m’était donc plus possible d’exercer la prêtrise. Je ne pouvais plus demeurer dans un état qui serait pour moi un intolérable et perpétuel mensonge.
Et, dès ce moment, une paix, celle que depuis si longtemps j’avais vainement cherchée, me saisit et ne me délaissa plus. C’était la paix de Dieu, la paix de celui qui se sent fils du grand Père, de celui qui est dans les cieux.
Je me rendis chez M. le Curé qui dirigeait la paroisse où j’étais chanoine. Je lui dis avec simplicité : ʺMonseigneur, je ne peux plus croire à tous les dogmes de l’Église catholique ! À présent, voyez-vous encore l’opportunité de mes services ? Je ne peux plus rester ici bien longtempsʺ.
Le pauvre prêtre me regardait avec ébahissement. ʺAs-tu vraiment dit que tu ne peux plus croire ? Ai-je vraiment bien entendu ? Tu ne crois plus ? Non ! Je ne puis te répondre …ʺ
Je me rends, sur-le-champ, à Milan, pour en parler avec Monseigneur le Cardinal. C’était le quinze février dix-neuf cent cinquante 15 février 1950.
La réponse de l’Archevêque ne se fit pas attendre. Elle était très concise : ʺParce que tu ne crois pas tout ce que l’Église catholique enseigne, tu ne pourras plus percevoir d’argent de la part de l’église. Ce que tu veux faire, fais-le tout de suiteʺ.
La dernière sentence était la réponse de Jésus à Judas Jean 13.27 J’étais seul. Mes parents me délaissèrent.
Les prêtres ne voulurent plus causer avec moi. J’étais sans position. J’avais été rejeté par ma famille, mes frères, mes amis, et je perdis ma maison et mes meubles. Je ne pus sauver que mes livres … dont beaucoup allaient être vendus pour me permettre de vivre.
Je ne pouvais plus, faute d’éditeurs, publier mes travaux bibliques. Combien il était difficile pour moi, ex-prêtre, de vivre en Italie !
J’avais obtenu un bon emploi dans une société italienne ; mais, lorsque l’on apprit que j’étais un défroqué, on m’informa de ce que les dirigeants de la firme, quoiqu’ils comprissent ma situation et admirassent ma fermeté, ne pouvaient toutefois, en me conservant, se brouiller avec l’autorité publique ou avec le Cardinal Schuster.
Je fus ainsi de nouveau sans occupation. Mais, malgré tout, j’étais heureux. Dieu n’était-il pas mon Père ?
Et Jésus n’avait-il pas dit : « Ne vous mettez pas en souci pour votre vie, de ce que vous mangerez ou de ce que vous boirez, ni pour votre corps de quoi vous le vêtirez. La vie n’est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement ?
Regardez les oiseaux du ciel : Ils ne sèment, ni ne moissonnent, ils n’amassent pas dans les greniers, et votre Père céleste les nourrit ! Ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? » Matthieu 6.25, 26
Dieu ne pouvait m’abandonner …
Il savait très bien où il me conduisait. Je ne le savais pas en ce moment ; Dieu me préparait une nouvelle Église, beaucoup plus proche de l’Église des apôtres que de l’église catholique.
Mais mon Père allait de nouveau me fournir la possibilité de prêcher, avec franchise et paix, le pur message de l’Évangile. Les voies de Dieu sont vraiment impénétrables, mais admirables.
Je fus présenté à quelqu'un en ces termes : ʺVoici un honnête homme, qui maintenant est bien plus prêtre qu’auparavantʺ. C’est de cette manière que l’inconnu de Rome apprit ma position.
Nous parlâmes pendant un certain temps, et je lui dépeignis ma détresse de ne point connaître d’Église à fréquenter le dimanche et d’y trouver des frères dans la foi. ʺIl m’est très difficile et pénible, lui dis-je, de ne pouvoir vivre selon les ordonnances du Nouveau Testamentʺ.
Connaissez-vous, me répondit-il, “l’assemblée de l’Église du Christ” qui se trouve à Rome ? Voici l’adresse à laquelle vous pouvez écrire et, si la réponse est conforme à vos désirs, vous pourrez y trouver des amis. Je ne suis pas membre de l’Église du Christ, je ne la connais que par la lecture d’un journal romain. »
Des mois s’écoulèrent sans apporter aucun changement à ma triste situation. Un jour, je lisais un journal et une annonce attira mon attention.
RENCONTRE AVEC UN MISSIONNAIRE
Un jour, un homme me proposa de rencontrer un missionnaire. Il ne pourra résulter de cette visite aucune obligation de vous affilier à cette institution.
J’acceptai, et ce fut ainsi que je parlai avec un missionnaire de cette Église, par l’intermédiaire d’un homme qui n’était pas membre de cette communauté.
Je ne revis jamais ce sculpteur. Je parlai franchement avec le missionnaire. Je lui dis : ʺJ’ai la foi, mais la foi bibliqueʺ. Je ne veux pas la changer.
Je ne veux pas être membre d’une nouvelle Église, si celle-ci veut m’imposer quoi que ce soit en dehors de la Bible. Si vous êtes en harmonie avec ma foi, je suis tout prêt à vous aider. Mais, dans le cas contraire, je m’en vais.
ʺVoyons ce que tu croisʺ, me répondit le missionnaire. Et, sur le champ, nous examinâmes les plus importants problèmes de notre foi.
C’est avec un joyeux étonnement que nous constatâmes que nous nous trouvions en parfait accord. Voici deux personnes qui ne s’étaient jamais vues, l’une italienne, l’autre américaine, et qui pourtant se trouvaient en complète concordance de vues sur les principaux problèmes du salut.
N’est-ce pas là une démonstration lumineuse que la Bible, si on l’étudie sincèrement et humblement, nous fait réellement connaître l’unique vraie foi du salut ?
C’est quand on veut l’étudier avec des préjugés, quand on veut y introduire des traditions humaines, que naissent les différentes interprétations des diverses églises chrétiennes.
Il me manquait encore d’avoir reçu ʺle baptême apostoliqueʺ pour être ajouté à la Véritable Église de Jésus, à cette Église qui est antérieure même à l’Église dite catholique.
Peu après, je fus ʺimmergéʺ pour le pardon de mes péchés et je reçus enfin, avec ʺle don du Saint-Espritʺ, la faveur et l’honneur de prêcher aux autres hommes le sincère christianisme, celui qui est en accord parfait avec ʺla doctrine du Nouveau Testamentʺ.
C’était Dieu et uniquement Dieu qui m’avait conduit dans la vraie famille de ces croyants. Dieu écoute toujours la prière de ceux qui se donnent à Lui avec confiance, avec sincérité, avec pureté. Vraiment, Dieu est un Dieu tout-puissant.
Qu’il accorde également à tous les lecteurs la grâce d’étudier la Bible afin de connaître sa volonté : « À lui soit la gloire, (comme écrivait Paul), dans tous les siècles. Amen. » Romains 11.36
La réponse devrait être simple, à savoir : ʺJe dois être catholique et chrétienʺ.
En effet, le terme ʺcatholiqueʺ tire son origine du mot grec ʺcatholicosʺ, qui signifie ʺuniverselʺ. La vraie Église doit, en effet, être universelle.
Jésus-Christ n’a-t-il pas dit aux apôtres ? : « Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit » Matthieu 28.19
Cependant l’église romaine, dans sa prétention d’être l’unique église de Jésus-Christ, a accaparé ce terme et se l’est réservé, à tel point qu’actuellement ce terme ʺcatholiqueʺ désigne une seule d’entre les Églises, à savoir l’église qui a son centre à Rome, par opposition aux autres.
Aujourd’hui on peut donc se poser la question : ʺDois-je être catholique ou chrétien ?ʺ
Par chrétien, j’entends un chrétien comme l’étaient ceux qui, instruits par les apôtres mêmes, constituaient l’Église primitive, apostolique.
À cette question, comprise comme nous venons de décrire, il y a une seule réponse : ʺJe dois être simplement chrétien, non catholique romainʺ.
Certes, catholiques et chrétiens adorent le même Dieu qui s’est révélé en Jésus-Christ. Ils partagent également la même foi en Jésus-Christ, le Fils de Dieu, celui qui est : « Le Chemin, la Vérité et la Vie », en dehors duquel il n’y a point de salut, dont le seul nom a été donné aux hommes pour recevoir le salut. (Actes 4.12).
Sur ce point, catholiques et chrétiens sont-ils unanimes ?
En fait, il en va autrement. Nous employons de part et d’autre la même Bible, bien que les éditions catholiques contiennent quelques écrits supplémentaires dans l’Ancien Testament.
Mais alors que l’Église du Christ reconnaît en matière de foi l’Écriture comme la seule source, le seul critère de la révélation divine, l’église romaine accepte en dehors de la Bible toute une tradition orale, qui se serait transmise dans l’église et par l’église.
Les catholiques juxtaposent et en réalité superposent à la Bible, la tradition, c’est-à-dire l’autorité de l’Église, laquelle, étant seule dépositaire du Saint-Esprit, est appelée à compléter sans cesse l’enseignement de l’Écriture sainte.
D’une part, seule l’église est compétente pour interpréter la Bible ; d’autre part, se fondant sur la Parole du Christ aux apôtres qu’elle applique arbitrairement à elle-même : « J’ai encore beaucoup de choses à vous dire », l’église romaine s’estime appelée à compléter l’enseignement de Jésus.
Ainsi elle tire de ce trésor, avec les choses anciennes, des choses nouvelles, mais qui ne seraient nouvelles qu’en apparence, parce qu’elles étaient déjà contenues en germe dans l’Évangile.
Cette notion est séduisante, mais dangereuse, parce qu’elle ouvre la porte à l’arbitraire. Comment le Saint-Esprit aurait-il pu diriger l’église au cours des siècles, et lui faire accepter des doctrines contradictoires à l’enseignement du Christ et des apôtres, ainsi qu’on peut le constater dans l’évolution et les déviations du catholicisme romain ?
On en arrive ainsi à un autre évangile. Les déviations du catholicisme se rapportent aux quatre sujets de la foi, de l’organisation, du culte et du baptême.
LA FOI
Dans le deuxième siècle, les chrétiens eurent la nécessité de combattre la gnose, un système religieux qui voulait transformer le christianisme en un grand courant philosophique.
La foi remporta la victoire. Mais le gnosticisme laissa son influence dans le catholicisme même. On oublia que la foi des premiers chrétiens était une consécration personnelle à Jésus, non un catéchisme qu’il fallait répéter par coeur.
L’oeuvre des théologiens alla s’écartant toujours plus de la Bible par la philosophie de Platon et d’Aristote, et transforma toujours plus la foi vivante de l’Évangile en une série de notions intellectuelles.
Bien plus, – ce qui est encore pire, – les théologiens, à la foi primitive qui s’était centrée en Jésus-Christ, ajoutèrent beaucoup d’autres dogmes qui n’ont plus rien à voir avec la foi des apôtres. Je rappelle trois faits qui se réfèrent au sacerdoce, aux saints et aux morts.
Prochainement deuxième partie de l'extrait du livre : ʺUn ancien prêtre vous parleʺ de Fausto Salvoni.
Serge Rossi
Groupe : LES PAROLES DE VÉRITÉ
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