LE PÉCHÉ D’ADAM ET ÈVE ÉTAIT-IL UN ACTE SEXUEL ?
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Un chrétien se pose-t-il cette question ? Oui, si celui-ci a été enseigné de cette manière avant sa conversion et que ce sujet n’a pas été abordé par la suite.
De plus, il y a beaucoup de personnes qui croient en Dieu et qui pensent et affirment que l’arbre de la connaissance du bien et du mal est une représentation symbolique de la sexualité, et que le péché appelé "originel" est l’acte sexuel d’Adam et Ève.
Mais une lecture attentive des Écritures témoigne que la nature du péché d’Adam et Eve n’a rien à voir avec la sexualité. D’ailleurs, quand nous analysons l’aspect caché de cette croyance, nous pouvons constater que le fruit de l’arbre de connaissance du bien et du mal n’est pas réel mais représente la sexualité faisant du texte de la Genèse une description symbolique de l’origine du monde et du péché.
Parmi d’autres dénominations, le catholicisme a souvent soutenu la thèse du "péché de chair" notamment au Moyen Âge, où la femme devenait l’instrument du diable. Cette interprétation a permis de diaboliser la sexualité et le sexe féminin qui pouvait trouver sa justification et son salut non pas par la foi en Christ, mais uniquement dans la procréation. Ainsi le catholicisme porte en lui le précepte toujours en vigueur de la justification et le salut par des oeuvres humaines.
En effet, c'est ce précepte du péché charnel qui culpabilise encore aujourd’hui la femme et la sexualité, et qui leur rétribue la perdition. On reconnaît un arbre à ses fruits : La conscience catholique est marquée et elle a fixé le péché dans la sexualité qui doit être réprimée. L’Institution catholique ne garde-t-elle pas précieusement la virginité de Marie, mère de Jésus et épouse de Joseph et ne conserve-t-elle pas le célibat obligatoire des prêtres. Ces croyances témoignent, entre autres, de la diabolisation de la femme et de la sexualité.
« Mais l’Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi, pour s’attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons, par l’hypocrisie de faux docteurs portant la marque de la flétrissure dans leur propre conscience, prescrivant de ne pas se marier, et de s’abstenir d’aliments que Dieu a créés pour qu’ils soient pris avec actions de grâces par ceux qui sont fidèles et qui ont connu la Vérité. » I Timothée 4.1-3
Nous allons faire plusieurs constatations pour révéler d’une part, le sens exact du texte de la Genèse, et d’autre part, mettre à jour que cette croyance sur le péché et la femme appartient à des fables et à des traditions humaines.
PREMIER CONSTAT : L’UNION DU COUPLE EST UNE BÉNÉDICTION DE DIEU
« Dieu leur dit : Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre. [...] Et cela fut ainsi. Dieu vit tout ce qu’il avait fait, et voici, cela était très bon. » Genèse 1.28,31
Nous lisons que le chapitre 1 de la Genèse donne un résumé de la création que Dieu a béni, alors que le chapitre 2 est un focus sur le couple Adam et Eve dans le jardin d’Éden investi d’une responsabilité à le cultiver, à le garder et à respecter l’unique interdiction de Dieu : "Ne pas manger ni toucher à l’arbre de la connaissance du bien et du mal".
Il n’y a aucune ombre à cette description de la création de Dieu. Les Écritures montrent que le projet de Dieu pour le premier couple n’était pas entaché du péché sexuel. Il avait pour but de développer l’espèce humaine révélant que les relations sexuelles ne sont pas une transgression de l’ordre divin, mais qu’elles sont nécessaires pour la multiplication et le remplissage des hommes et des femmes sur la terre.
L’union sexuelle n’est pas un péché, elle fait partie de la vie du couple et trouve la légitimité et la bénédiction de Dieu dans le mariage. « C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair. » Genèse 2.24
DEUXIÈME CONSTAT : LE COMMANDEMENT DE DIEU A ÉTÉ DONNÉ AVANT LA CRÉATION DE LA FEMME
En effet, l’interdiction de ne pas manger du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal a été donnée à l’homme avant que Dieu ait créé la femme.
« L’Éternel Dieu donna cet ordre à l’homme : Tu pourras manger de tous les arbres du jardin, mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras. » Genèse 2.16, 17
Ce passage renforce l’impossibilité que le péché soit lié à l’acte sexuel puisque le premier couple n’existait pas encore quand ce commandement a été donné par Dieu. En effet, il témoigne de l’ordre de Dieu fait à Adam, qu’en cas de transgression de ce commandement, il mourra.
Cette situation du jardin d’Éden dans laquelle Dieu avait placé l’homme n’a rien de symbolique puisque l’auteur décrit des réalités de la création du monde telles qu’un lieu géographique, des fleuves, des animaux, la création de la femme, la connaissance de la mort.
TROISIÈME CONSTAT : ADAM ET ÈVE ONT EU CONSCIENCE DE LEUR NUDITÉ APRÈS LA TRANSGRESSION
« Les yeux de l’un et de l’autre s’ouvrirent, ils connurent qu’ils étaient nus, et ayant cousu des feuilles de figuier, ils s’en firent des ceintures. » Genèse 3.7
Nous allons voir que le péché d’Adam et Ève ne s’explique pas par ce texte de la Genèse. Les partisans de cette croyance utilisent le passage de la découverte de la nudité pour appuyer leur précepte, mais cet argument n’est pas fondé sur la vérité puisque la prise de conscience de leur nudité est venue après avoir péché en présence du serpent.
Si on considère encore que le péché d’Adam et Ève est sexuel, alors il y a une contradiction inconciliable entre la bénédiction de Dieu d’être féconds et de remplir la terre par l’union du couple et la mort prononcée par Dieu sur ce même couple après leur union sexuelle.
« Dieu bénit le septième jour, et il le sanctifia, parce qu’en ce jour il se reposa de toute son oeuvre qu’il avait créée en la faisant. » Genèse 2.3
« [...] Mais quant au fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n’en mangerez point et vous n’y toucherez point, de peur que vous ne mouriez. Alors le serpent à dit à la femme : Vous ne mourrez point, mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. » Genèse 3.3-5
QUATRIÈME CONSTAT : LE PÉCHÉ N’EST PAS LA CONNAISSANCE DE L’INTIMITÉ DE L’AUTRE
Les Écritures nous montrent que la transgression de l’ordre de Dieu n’est pas la connaissance du corps d’Adam ni l’intimité d’Éve, mais de "la connaissance du bien et du mal". Ce commandement nous amène à réfléchir sur la nature même de cette interdiction et sur le mensonge et la vérité exprimés par le serpent.
Que dit le serpent ? Il déclare d’abord à Ève un mensonge : "Vous ne mourrez point !" Alors que Dieu a dit le contraire, l’histoire humaine témoigne que c’était un mensonge. Ensuite, le serpent dit une vérité : "Vos yeux s’ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal".
En fait, dans le jardin d’Éden, il y avait un arbre qui portait du fruit qui ouvrait l’intelligence pour connaître le bien et le mal. Cet arbre était la nourriture de Dieu et qui était interdite à l’homme et à la femme puisqu’ils n’étaient pas de nature divine.
Afin de conserver la bénédiction de Dieu et ne pas connaître la mort, Adam et Ève connaissaient le cadre à ne pas dépasser, fixé par leur créateur. Il s’agissait de cultiver et de garder le jardin, de ne pas manger de l’arbre de la connaissance du bien et du mal et d’être féconds pour remplir la terre.
« L’Éternel Dieu dit : Voici, l’homme est devenu comme l’un de nous, pour la connaissance du bien et du mal. Empêchons-le maintenant d’avancer sa main, de prendre de l’arbre de vie, d’en manger, et de vivre éternellement. » Genèse 3.22
CINQUIÈME CONSTAT : ADAM ET ÈVE SONT PASSÉS DES BÉNÉDICTIONS AUX MALÉDICTIONS
Quand Adam et Eve ont péché, la rétribution a été prononcée par Dieu et aucun d’eux ne pouvait se disculper puisqu’ils avaient connaissance du commandement. Il prononce d’abord un jugement sur le serpent qui marchera sur son ventre sachant qu’à travers lui, il juge également Satan qui était l’instigateur de la chute d’Adam et Ève.
Ensuite, il juge la femme qui enfantera dans la douleur et qui se soumettra à son mari, et puis il juge l’homme qui tirera sa nourriture à la sueur de son visage, car le sol sera maudit à cause de son péché.
Alors qu’ils étaient dans une situation bénie de Dieu, Adam et Ève vont se retrouver dans une situation maudite. Toutes les bénédictions données par Dieu dans le jardin, une à une, seront remplacées par des malédictions, en l’occurrence la souffrance dans les grossesses, le travail pénible de la terre à cause de la malédiction du sol, "d’être privés de l’arbre de vie" et de transmettre à toute leur descendance la transgression et la mort.
L’apôtre Paul dit : « C’est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort s’est étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché. [...] Cependant la mort a régné depuis Adam jusqu’à Moïse, même sur ceux qui n’avaient pas péché par une transgression semblable à celle d’Adam. » Romains 5.12-14
SIXIÈME CONSTAT : LE PREMIER PÉCHÉ SERAIT UNE CONVOITISE ORGUEILLEUSE D’ÊTRE COMME DIEU
Ève se rendit compte de la tentation de l’arbre et lui a succombé : "Le fruit était bon à manger, agréable à la vue, et précieux pour ouvrir l’intelligence". Mais les Écritures ne nous révèlent pas si le fruit de l’arbre avait des vertus en lui-même pour ouvrir l’intelligence ou si ce n’était qu’un test pour placer l’homme et la femme devant un choix qui s’est concrétisé par la sollicitation du serpent.
Ce choix aurait consisté à garder confiance dans la Parole de Dieu qui avait ordonné l’interdiction d’en manger, ou dans les pensées et sentiments d’Adam et Ève sur leurs conditions dans le jardin et qui semblaient s’accorder avec ce que disait le serpent. Quoi qu’il en soit, la déduction vraisemblable qui poussa Adam et Ève à transgresser l’ordre divin, c’est leur convoitise orgueilleuse à être intelligents comme Dieu.
Jacques décrit le point de départ et le processus qui conduit à la transgression et à la mort : « Que personne, lorsqu’il est tenté, ne dise : C’est Dieu qui me tente. Car Dieu ne peut être tenté par le mal, et il ne tente lui-même personne. Mais chacun est tenté quand il est attiré et amorcé par sa propre convoitise. Puis la convoitise, lorsqu’elle a conçu, enfante le péché, et le péché, étant consommé, produit la mort. » Jacques 1.13-15
SEPTIÈME CONSTAT : LA LIGNÉE D’ADAM PASSE DE LA CONDAMNATION À LA JUSTIFICATION PAR LA FOI
Même si la condamnation et la mort demeurent encore des réalités dans le monde actuel, Dieu a planifié un autre destin à la descendance d’Adam. Désormais, la lignée d’Adam et Ève ne dépend plus des condamnations prononcées dans le jardin d’Éden, car il a envoyé son Fils Jésus-Christ dans un corps d’homme qui a donné sa vie, en versant son sang pour porter sur lui tous les péchés des hommes et des femmes depuis le premier péché jusqu’au dernier.
La proclamation de cette libération du péché, de la mort, de la condamnation et de la colère de Dieu témoigne qu’aujourd’hui comme hier et jusqu’à la fin du monde, l’oeuvre expiatoire de Jésus sera toujours une bonne nouvelle.
Les Écritures nous instruisent sur les nombreuses préfigurations annonciatrices de l’oeuvre rédemptrice de Jésus. Parmi elles, il y a l’histoire des serpents brûlants qui mordirent le peuple d’Israël à cause de leur révolte contre Moïse et contre Dieu, car ils voulaient retourner en Égypte. Le serpent d’airain fabriqué par Moïse préfigurait le Fils de Dieu sur la croix, et lors de son entretien avec Nicodème, Jésus fait référence à cette histoire du serpent d’airain pour lui parler de sa crucifixion et de la vie éternelle accordée à tous ceux qui croient en lui.
« [...] L’Eternel dit à Moïse : Fais-toi un serpent brûlant, et place-le sur une perche, quiconque aura été mordu, et le regardera, conservera la vie. Moïse fit un serpent d’airain, et le plaça sur une perche, et quiconque avait été mordu par un serpent et regardait le serpent d’airain, conservait la vie. » Nombres 21.8, 9 cf. Jean 3.14, 15
En Jésus-Christ s’est manifesté la Justice de Dieu envers le péché et la mort, et lorsque Jésus a été élevé sur une croix, il a attiré tous les hommes semblables à Adam et toutes les femmes comme Ève qui ont la foi en lui et qui confessent son nom.
« Maintenant a lieu le jugement de ce monde, maintenant le prince de ce monde sera jeté dehors. Et moi, quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi. En parlant ainsi, il indiquait de quelle mort il devait mourir. » Jean 12.31-33
« Mais maintenant, sans la loi est manifestée la Justice de Dieu, à laquelle rendent témoignage la loi et les prophètes, Justice de Dieu par la foi en Jésus-Christ pour tous ceux qui croient. Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu, et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ. » Romains 3.21-24
Donc, depuis la transgression d’Adam et Ève qui avaient perdu confiance dans la Parole de Dieu au profit de leurs convoitises orgueilleuses, maintenant Dieu demande sans cesse à toute la descendance d’Adam et d’Ève de croire en son Fils Jésus-Christ pour qu’elle soit sauvée de sa colère.
À ce sujet, il est écrit : « Car Dieu a renfermé tous les hommes dans la désobéissance, pour faire miséricorde à tous. » Romains 11.32
« Le Père aime le Fils, et il a remis toutes choses entre ses mains. Celui qui croit au Fils a la vie éternelle, celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. » Jean 3.35, 36
EXHORTATIONS À NE PAS ENDURCIR SON COEUR À LA VOIX DE DIEU
« C’est pourquoi, selon ce que dit le Saint-Esprit : Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos coeurs comme lors de la révolte, le jour de la tentation dans le désert. [...] » Hébreux 3.7, 8
Louons et remercions Dieu pour connaître sa Parole de grâce et de justice, car l’Évangile est précieux pour celui qui l’entend et qui croit en lui. En effet, celui ou celle qui a la foi en Jésus-Christ, le Fils de Dieu, ne se trouve plus sous la puissance des ténèbres, du péché et de la mort, parce qu’il a répondu à la voix de Dieu pour avoir la vie éternelle en Jésus-Christ.
Grâce à la miséricorde de Dieu, ceux qui croient en Jésus-Christ sont placés dans les conditions spirituelles favorables pour ne pas succomber au péché en endurcissant son coeur, ils ont été transportés dans le Royaume de Dieu et reçoivent l’aide du Saint-Esprit afin de marcher selon l’esprit et non selon la chair.
« Rendez grâces au Père qui vous a rendu capables d’avoir part à l’héritage dans la lumière, qui nous délivrés de la puissance des ténèbres et nous a transportés dans le Royaume du Fils de son amour, en qui nous avons la rédemption, la rémission des péchés. » Colossiens 1.12-14
« Si vous vivez selon chair, vous mourrez, mais si par l’Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez, car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu. » Romains 8.13
Depuis leur conversion au Seigneur Jésus, les chrétiens sont appelés à se sanctifier par la Parole de la persévérance et notamment au travers de leurs épreuves afin d’avoir dans leur coeur l’espérance du salut.
« J’estime que les souffrances du temps présent ne sauraient être comparées à la gloire à venir qui sera révélée pour nous. [...] Car c’est en espérance que nous sommes sauvés. Or, l’espérance qu’on voit n’est plus espérance, ce qu’on voit, peut-on l’espérer encore ? Mais si nous espérons ce que nous ne voyons pas, nous l’attendons avec persévérance. » Romains 8.18-24
« Prenez garde, frères, que quelqu’un de vous n’ait un coeur mauvais et incrédule, au point de se détourner du Dieu vivant. Mais exhortez-vous les uns les autres chaque jour, aussi longtemps qu’on peut dire : Aujourd’hui ! afin qu’aucun de vous ne s’endurcisse par la séduction du péché. Car nous sommes devenus participants de Christ, pourvu que nous retenions fermement jusqu’à la fin l’assurance que nous avions au commencement. [...] » Hébreux 3.12-14
Serge Rossi
Groupe privé : NOUVELLE NAISSANCE
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