Tout au long de son histoire, le peuple d’Israël a désobéi à Dieu, il s’est rebellé contre ses commandements et il a refusé de tirer un enseignement des jugements qu’il lui était infligé. Cependant Dieu demeure fidèle à sa promesse et il reçoit ceux qui le cherchent de tout leur cœur (voir aussi Jérémie 29.13 ; Zacharie 1.3-4). Il a toujours désiré accepter ceux qui se repentent et déverser ses bénédictions sur eux.
Depuis le temps de vos pères, vous vous êtes écartés de mes ordonnances, vous ne les avez point observées. Revenez à moi, et je reviendrai à vous, dit l’Éternel des armées. Et vous dites : En quoi devons-nous revenir ? » (Malachie 3:7)
Israël pensait que Dieu était devenu injuste et n’agissait plus en sa faveur. Bien au contraire, quand on considère son histoire faite de rébellions constantes – on comprend que l’existence de ce peuple n’a tenu qu’au caractère immuable du Seigneur et à son engagement indéfectible envers l’alliance conclue avec les patriarches (voir Nombres 23.19 ; 1 Samuel 15.29 ; Jacques 1.17 en général ; Jérémie 31.35-37 ; Jérémie 33.14-22 en particulier).
Ils pouvaient de nouveau faire l’expérience de la bonté de Dieu et jouir de nouvelles bénédictions, à condition de se repentir. C’était parce que le Seigneur allait venir raffiner et purifier les cœurs que Malachie exhortait expressément le peuple à la repentance (voir Zacharie 1.3).
Or, comme ses auditeurs étaient visiblement peu disposés à reconnaître qu’ils avaient commis des péchés et devaient se repentir (verset 8b), cette invitation à revenir vers Dieu se heurta à nouveau à une question pleine de cynisme : comment pourraient-ils revenir puisqu’ils n’avaient jamais abandonné Dieu ? D’après eux, c’était lui qui les avait laissés tomber. En réalité, Dieu n’avait pas changé, et eux non plus: il était toujours aussi juste, et eux toujours aussi injustes.