TROISIEME PARTIE DE L’ARTICLE : LA BLESSURE DE REJET
Celui qui en souffre se sent rejeté dans son être et surtout dans son droit d’exister. Cela peut venir du bébé non désiré qui arrive comme « par accident », il arrive aussi que les parents n’aient pas l’intention de rejeter leur enfant, mais que celui-ci se sente rejeté à la moindre remarque désagréable. Quand un enfant se sent rejeté, ce n’est pas objectif, il interprète tous les propos en fonction de sa blessure de rejet même quand il ne l’est pas.
Dès lors, il se fabrique un masque de fuyant qui va se manifester par un corps qui semble vouloir disparaître. La première réaction d’une personne qui se sent rejetée est de fuir. Le corps du fuyant est mince afin de ne pas être trop présent ou visible dans un groupe. En effet, la personne atteinte d’une blessure de rejet ne veut pas prendre trop de place dans sa famille ou dans la vie en société, car il doute de son droit à l’existence.
Le fuyant se croit nul et sans valeur, les mots nul, inexistant, disparaître sont souvent présent dans son vocabulaire lorsqu’il parle de lui-même ou des autres. Il a une voix éteinte et faible, il recherche la solitude, car s’il reçoit trop d’attention il est gêné d’exprimer ses émotions. En famille ou en groupe, il s’efface, il a très peu d’amis à l’école et plus tard au travail, et plus il s’isole, plus il lui semble devenir invisible.
Il existe une caractéristique importante du fuyant notamment celle de rechercher la perfection dans tout ce qu’il fait, car il croit qu’il n’a pas droit à l’erreur et qu’il sera jugé. Pour lui être jugé ou réprimandé, équivaut à être rejeté. Mais nous n’allons pas énumérer dans cet article toutes les caractéristiques du fuyant, il s’agit surtout de reconnaître si nous vivons cette blessure de rejet dans notre être et si nous avons adopté le masque de fuyant.
COMMENT SE SOIGNER DE LA BLESSURE DE REJET ? Le commencement de la guérison consiste à refuser d’alimenter sa blessure de rejet en cherchant la vérité de soi pour être tout simplement soi-même.
Le fuyant doit arrêter de fuir, de ne pas se regarder, d’avoir peur du jugement des autres et surtout de ses propres jugements, il doit chercher par la prière et apprendre à se voir comme Dieu le voit, de croire qu’il est aimé de Dieu, qui lui a donné de réelles aptitudes telles que la créativité, l’aptitude à travailler seul, d’avoir le souci des détails, être capable de réactivité face à l’imprévu.
Aussi, il doit connaître que Dieu est plus grand que les décisions et les jugements des hommes. « Petits enfants, n’aimons pas en paroles et avec la langue, mais en actions et avec vérité. Par là nous connaîtrons que nous sommes de la vérité, et nous rassurerons nos cœurs devant lui, car si notre cœur nous condamne, Dieu est plus grand que notre cœur, et il connaît toutes choses. » 1 Jean 3.18-20
« Car, lorsque nous étions encore sans force, Christ, au temps marqué, est mort pour des impies. A peine mourrait-on pour un juste, quelqu’un peut-être mourrait pour un homme de bien. Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. A plus forte raison donc, maintenant que nous sommes justifiés par son sang, serons-nous sauvés par lui de la colère. » Romains 5.6-9
Prochainement quatrième partie de l'article sur les blessures de l'être