Venez, et marchons à la lumière de l’Eternel. Esaïe 2.5
SANS ISSUE ?
Aux appels adressés au peuple de Dieu, Esaïe mêle étroitement les menaces les plus terribles. C’est que, si Dieu avertit du pire, c’est par désir de voir enfin ses créatures se détourner de tout ce qui les égare pour ne compter que sur Lui.
Or, je constate que ce que Dieu reproche à Israël n’est en rien différent de ce qui caractérise notre civilisation. Leur pays, dit-Il, est rempli d’idoles, ils se prosternent devant l’œuvre de leurs mains, devant les créations de leurs doigts.
Certes, les idoles d’aujourd’hui n’ont plus l’allure qu’elles avaient autrefois. Mais seule l’allure a changé. Elles ont gardé la volonté de prendre chez nous la place qui doit revenir à Dieu seul. Elles étaient en or ou en argent ; elles sont maintenant l’or et l’argent. Elles réclamaient l’honneur, elles sont l’honneur, la réputation. Elles réclamaient des fêtes, elles sont le plaisir sous ses pires formes.
Et pour les servir, on n’hésite pas à écraser les petits et les pauvres, voire des pays entiers exploités sans vergogne.
Il est plus que jamais temps d’entendre les prophètes et de craindre la terreur de l’Eternel et l’éclat de sa majesté car, déjà, il se lève pour effrayer la terre.