Aujourd’hui, en Occident s’est installées des communautés composées de plusieurs ethnies, religieuses et culturelles. Cette situation créée beaucoup de malaises et de conflits de toutes sortes entre certaines communautés et les populations qui ont d’autres valeurs et des manières de vivre différentes. C’est inévitable, car l’idéologie de la coexistence des cultures et des religions sur un même territoire est une utopie.
En effet, après le déluge et la tour de Babel, l’histoire de l’humanité s’est constituée en différentes nations et peuples divers sur toute la terre. C’est Dieu qui a voulu répartir les êtres humains par peuple, famille et nation sur la planète avec un territoire, ayant une langue et une culture.
LE MONDE S’OPPOSE AU SEPARATISME SELON DIEU
C’est pourquoi, le multiculturalisme ou l’universalisme revendiqué comme la solution est une invention du siècle présent strictement humaine et n’a aucun fondement divin. D’ailleurs, qui ne peut pas faire le constat de la situation ? Le « vivre ensemble » est-ce une réussite ?
Quand il existe dans de nombreux lieux des communautés qui ont développé des économies parallèles avec les trafics de drogues et des guérillas, génératrices de haines, de violences, de vols, des incivilités, et surtout de part et d’autre, créant la peur de la différence. Mais tout cela correspond aux réalités existentielles du monde qui veut vivre sans Dieu et qui cherche à changer ce que Dieu a instauré de bienséant pour une humanité mourante et rebelle.
« Voici la postérité des fils de Noé : Sem, Cham et Japhet […] C’est par eux qu’ont été peuplées les îles des nations, selon leurs terres, selon la langue, selon leurs familles, selon leurs nations. […] Telles sont les familles des fils de Noé, selon leurs générations, selon leurs nations. Et c’est d’eux que sont sorties les nations qui se sont répandues sur la terre après le déluge. » Genèse 10.1-32
Cependant, le chrétien a une autre vision que celle du monde actuel notamment la coexistence des cultures et des peuples sur un même territoire. Ce qui n’est pas réalisable dans un monde sans Dieu est possible quand chaque personne de nationalité et de culture différente se convertie à Dieu. Quand il croit en Jésus-Christ, il reçoit le pardon de ses péchés, et le Saint-Esprit pour devenir fils de Dieu. Dès lors, et il est ajouté à l’Eglise, et la coexistence des différentes cultures devient une réalité puisque les valeurs ethniques et culturelles ont cédé la place à la vie selon l’Esprit, à la paix de Dieu et à l’héritage de la vie éternelle.
C’est la condition incontournable du vivre ensemble pour toutes les nations du monde. D’ailleurs, les trois conditions humaines citées dans les Ecritures : Les nationalités et les cultures, les conditions sociales formées de patrons et d’ouvriers, et les deux sexes, sont pour tous les peuples des sources de conflits et des créations d’idéologies humaines dépourvues de sagesse et d’intelligence, alors que la paix dans ces conditions humaines devient une réalité quand les hommes et les femmes se tournent vers Dieu et obéissent à sa voix.
A ce sujet, il est écrit : « Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni libre, il n’y a plus ni homme ni femme, car si vous êtes à Christ, vous êtes la postérité d’Abraham, héritier selon la promesse. » Galates 3.28-29
« Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs. » Hébreux 4.7 cf. Psaume 95.7-8
Dans les Ecritures, le mot « séparation » est fondamental pour connaître la nature et la volonté de Dieu. On le trouve à l’origine au commencement des temps, quand Adam et Eve ont transgressé la parole de Dieu dans le jardin d’Eden. Cela a entrainé une séparation entre Dieu et la descendance d’Adam pendant de nombreux siècles.
Cette séparation d’avec Dieu n’est pas seulement visible et passagère. En effet, quand Adam et Eve furent chassés du jardin d’Eden, ils ont été séparés de la présence spirituelle de Dieu. C’est une séparation spirituelle qui a livré toute la descendance d’Adam à la pratique de la transgression et à la mort. A ce sujet, il est Ecrit :
« C’est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort s’est étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché. » Romains 5.12, et plus loin il est dit : « Car Dieu a renfermé tous les hommes dans la désobéissance pour faire miséricorde à tous », Romains 11.32
Au nom de sa justice et de sa sainteté, Dieu a pris l’initiative d’une séparation physique et spirituelle à l’égard de la descendance d’Adam et cela pour de nombreux siècles. C’est un jugement de Dieu, qui entraîne la mort sur tous les hommes et les femmes. D’ailleurs, la mort, elle-même, constitue une séparation de notre être entier qui est composé d’un corps, d’un esprit et d’une âme. La mort est aussi une séparation avec Dieu, dans laquelle, il faut y voir de nombreuses conséquences et drames pour les hommes dont la privation de la gloire de Dieu. Lire Romains 3.23
LES CONSEQUENCES DE LA PRIVATION DE LA GLOIRE DE DIEU
Etre privé de la gloire de Dieu, c’est perdre de vue sa place dans la création, sur laquelle l’homme et la femme avait reçu la domination sur toutes les créatures. A cause de la transgression d’Adam, Dieu a livré cette création à la malédiction jusqu’au temps de Noé. Néanmoins, elle restera soumise à la vanité jusqu’à la fin du monde. Lire Genèse 1.26, Genèse 3.17-18, Genèse 5.28-29, Romains 8.19-21
Cette privation de la gloire de Dieu a des conséquences dans l’intelligence de l’homme, dans sa compréhension de lui-même, qui n’assume plus son rôle de chef de la création. Nous pouvons faire le constat de ce drame quand les hommes se disent entre eux descendre du singe ou d’une autre créature, mais aussi quand Ils ont perdu de vue le respect de la création de Dieu au profit de leurs progrès, de leur technologie, de l’argent et de leur confort matériel. De plus, sa connaissance de lui-même trouve sa finalité dans des œuvres orgueilleuses, arrogantes, égoïstes, et des convoitises trompeuses et violentes.
Quand les hommes sont privés de la gloire de Dieu, ils perdent aussi tout repère relationnel avec Dieu, mais aussi entre eux. L’histoire de Caïn et Abel est significative pour constater les conséquences dramatiques des relations entre les hommes privés de la sagesse et de la gloire de Dieu.
Les Ecritures parlent des œuvres de chair dont les divisions, les querelles, les jalousies, les sectes, les disputes qui manifestent des ruptures et des infidélités. Tous les âges de l’humanité sont chargés de drames et de conflits relationnels : Les guerres entre nations, les divorces des couples, les conflits parents et enfants, les employés avec leurs patrons, les peuples avec leurs chefs.
C’est cela être livrés à la désobéissance et à la rébellion et dans cet état-là, les hommes marchent dans les ténèbres, leur place dans la création et leur intelligence se sont obscurcies. C’est pourquoi, beaucoup de contemporains de Jésus qui avaient endurci leur cœur ne comprenaient pas le sens de ces paroles : « Car quiconque s’élève sera abaissé, et celui qui s’abaisse sera élevé ». Luc 18.14
LE CLIVAGE FAIT PARTI DE LA VOLONTE DE DIEU
Le clivage ! Quel horrible mot pour nos contemporains qui refusent de marcher dans cette voie-là. En effet, ils préfèrent rechercher un consensus ou un compromis humain sans tenir compte de la parole de Dieu. Mais, rejeter la voie du clivage, c’est rejeter la voie de Dieu, qui veut ramener et conduire les hommes vers lui. Ce qui nous amène à considérer la nature de Dieu, qui est sainte, juste et miséricordieuse.
La connaissance de la sainteté de Dieu nous apprend qu’il est impossible de revenir dans la faveur divine tant que nous ne croyons pas en son Fils Jésus-Christ. En conséquence, sans une obéissance à l’Evangile, qui est la parole de vérité, nous ne pouvons pas recevoir les promesses de Dieu et vivre dans l’attente du salut éternel. Les voies de Dieu ne sont pas celles des hommes et ses pensées sont beaucoup plus élevées que les pensées humaines.
« Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies, dit l’Eternel. Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, et mes pensées au-dessus de vos pensées » Esaïe 55.8-9
Quand l’homme pense et cherche la tolérance et le compromis pour unifier ses semblables ou pour promouvoir la paix des ménages, Dieu pense et cherche l’homme pour devenir juste et saint en créant même un clivage entre les fidèles à la vérité et ceux qui restent rebelles à sa volonté.
Par sa parole, Jésus confirme qu’il n’est pas venu apporter la paix dans les familles de la terre, mais une épée, c'est-à-dire que ce qu’il est, ce qu’il dit, ce qu’il fait et aussi ce qu’il demande à ses disciples et à tous les hommes provoque une séparation ou un clivage entre les personnes, car il y a un prix à payer pour suivre Jésus.
« Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre, je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée. Car je suis venu mettre la division entre l’homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère, et l’homme aura pour ennemis les gens de sa maison. [….] Celui qui conservera sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera. » Matthieu 10.34-39
AVOIR PART A LA GLOIRE DES ENFANTS DE DIEU
Nous avons vu la justice, la sainteté et la colère de Dieu envers les hommes qui ont pris le chemin de la rébellion
et de la haine. Nous allons voir maintenant le pardon, la miséricorde et l’amour de ce même Dieu, qui grâce à l’œuvre de son Fils Jésus Christ, se réconcilie avec les hommes, qu’il avait maintenu à distance de lui pendant des siècles. Quand nous lisons l’histoire du Tabernacle ou du Temple parmi le peuple d’Israël, dans le lieu Très Saint, Dieu était présent tout en étant séparé, tout en gardant une distance d’avec l’homme.
C’est le témoignage de la sainteté de notre Dieu, qui est aujourd’hui montré entre l’Eglise de Jésus Christ, sainte et irrépréhensible, et la corruption du monde. Malgré cette distance qui subsiste encore entre Dieu et ses enfants, qui ont été renouvelés par sa Parole, il existe un lien indestructible qu’aucune créature dans le ciel comme sur la terre ne peut défaire.
Ainsi, les hommes de bonne volonté, nés de nouveaux ont été réconciliés avec Dieu. Le jugement de la séparation avec Dieu et de la mort a été levé grâce à sa miséricorde, car nous étions incapables de payer le prix réclamé par la justice de Dieu : une vie sans tâche et sans péché comme le Seigneur Jésus Christ. « Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. Celui qui croit en lui n’est point jugé, mais celui qui ne croit pas est déjà jugé parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. » Jean 3.17-18
Dès lors, la seule chose qui puisse casser ce lien rétabli par la miséricorde de Dieu, c’est l’abandon de notre foi en Jésus Christ. En effet, cet abandon reconduit les hommes infidèles à la mort. Abandonner le Seigneur après l’avoir accueilli, c’est marcher sur le chemin qui conduit à la mort. « Celui qui a le Fils a la vie ; celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie. » 1 Jean 5.12
La création a aussi une espérance, c’est d’être, elle aussi, affranchie de la servitude de la corruption. Cette attente de la révélation des fils de Dieu, s’accomplira le jour de la résurrection où la mort sera vaincue et que Dieu fera de nouveaux cieux et une nouvelle terre. Romains 8.19-23, 2 Pierre 3.5-13
En attendant patiemment l’avènement du Seigneur, nous sommes exhortés à rester fidèles à notre engagement envers Dieu, notre Père ! C’est lui, qui nous a appelés par la Parole de vérité, par l’Evangile du salut. Quand nous étions rebelles et que nous marchions dans nos vaines pensées, il nous a réconcilié par sa grâce. Depuis la fin de ce jugement et de cette séparation où nous étions morts par nos transgressions, plus rien ne peut nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus Christ.
A présent, même si nous sommes mêlés à des combats, à cause de l’Evangile ou pour préserver notre conduite chrétienne dans le monde, nous sommes vainqueurs, car Dieu est avec nous ! Qui est capable de combattre Dieu ? De plus, personne ne peut nous culpabiliser, ni nous condamner sur la terre, car le Seigneur, lui-même, intercède pour nous au ciel, qui est notre souverain sacrificateur permanent.
« Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? Lui, qui n’a pas épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas aussi toutes choses avec lui ? Qui accusera les élus de Dieu ? C’est Dieu qui justifie ! Qui les condamnera ? Christ est mort ; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu et il intercède pour nous ! Qui nous séparera de l’amour de Christ ? " Romains 8.31-39