contre Israël et il entreprit d'assiéger la ville
où se trouvait Elisée et son serviteur.
Je lis : Le serviteur de l'homme de Dieu se leva
de bon matin et sortit ;
et voici, une troupe entourait la ville
avec des chevaux et des chars.
Le serviteur dit à l'homme de Dieu :
- Ah ! mon seigneur, comment ferons-nous ?
Elisée répondit : Ne crains pas
car ceux qui sont avec nous sont en plus grand nombre
que ceux qui sont avec eux.
Elisée pria et dit : Eternel, ouvre ses yeux pour qu'il voie !
L'Eternel ouvrit les yeux du serviteur
qui vit la montagne pleine de chevaux et de chars de feu
autour d'Elisée (2 Rois 6.15-17).
Marcher par la foi ne signifie pas marcher sans rien voir ;
cela veut dire plutôt : en voyant plus loin,
en regardant des réalités que les autres ne voient pas encore.
Les chevaux et les chars de feu n'étaient pas moins réels
que les chars des Syriens !
Elisée les voyait, pas son serviteur :
le serviteur était empêché de voir, il était aveuglé.
Si notre Evangile est encore voilé, écrit Paul,
il est voilé pour les incrédules
dont le dieu de ce siècle a aveuglé l'intelligence
pour qu'ils ne voient pas briller
la splendeur de l'Evangile ! (2 Co 4.3-4).
Charles NICOLAS - Aumônier des hôpitaux