samedi 30 août 2025

Au temps d'Elisée, le roi de Syrie était en guerre 
contre Israël et il entreprit d'assiéger la ville 
où se trouvait Elisée et son serviteur. 

Je lis : Le serviteur de l'homme de Dieu se leva 
de bon matin et sortit ; 
et voici, une troupe entourait la ville 
avec des chevaux et des chars. 
Le serviteur dit à l'homme de Dieu : 

- Ah ! mon seigneur, comment ferons-nous ? 
Elisée répondit : Ne crains pas 
car ceux qui sont avec nous sont en plus grand nombre 
que ceux qui sont avec eux. 

Elisée pria et dit : Eternel, ouvre ses yeux pour qu'il voie ! 
L'Eternel ouvrit les yeux du serviteur 
qui vit la montagne pleine de chevaux et de chars de feu 
autour d'Elisée (2 Rois 6.15-17).

Marcher par la foi ne signifie pas marcher sans rien voir ; 
cela veut dire plutôt : en voyant plus loin, 
en regardant des réalités que les autres ne voient pas encore.

Les chevaux et les chars de feu n'étaient pas moins réels 
que les chars des Syriens ! 
Elisée les voyait, pas son serviteur : 
le serviteur était empêché de voir, il était aveuglé. 
Si notre Evangile est encore voilé, écrit Paul, 
il est voilé pour les incrédules 
dont le dieu de ce siècle a aveuglé l'intelligence 
pour qu'ils ne voient pas briller 
la splendeur de l'Evangile ! (2 Co 4.3-4).

Charles NICOLAS - Aumônier des hôpitaux

 Photo: Luigi Alloni

Prière du matin