« Ma présence marchera avec toi, et je te donnerai du repos. » (Exode 33:14)
Il n’y a pas de parole plus bouleversante pour une âme fatiguée que celle-ci. Dieu ne dit pas : « Je t’enverrai un ange. » Il ne dit pas : « Je t’ouvrirai un chemin facile. » Non… Il dit : « Je marcherai moi-même avec toi. Ma présence. Mon cœur. »
Et si seulement nos cœurs pouvaient saisir cela, tout changerait.
Nous vivons dans un monde où tout bouge, tout tremble, tout se déchire. Les lieux que nous pensions stables deviennent mouvants sous nos pieds. Les relations se brisent, les portes se ferment, et parfois on a l’impression que Dieu Lui-même nous arrache aux zones où nous étions à l’aise. Oui, ici-bas, nous n’avons pas de cité permanente (Hébreux 13:14). Rien n’est garanti, rien n’est inébranlable.
Mais écoute bien le remède divin :
Dieu dit qu’Il vient Lui-même avec toi.
Sa grâce — c’est sa faveur.
Sa présence — c’est sa protection.
Sa main — c’est sa puissance qui couvre, qui conduit, qui garde.
Si Dieu marche avec toi, alors même au milieu du désert, tu marches dans un lieu saint. Même au cœur de la déchirure, tu n’es pas abandonné. Là où se tient sa présence, le ciel touche la terre, et tu en portes l’empreinte en toi.
Beaucoup prient pour un refuge, un nouvel endroit, un havre de paix… Mais Dieu répond : « Le repos que tu cherches n’est pas un lieu. C’est moi. »
La promesse ne dit pas : « Je te donnerai un endroit paisible », mais : « Je te donnerai du repos. »
Et ce repos commence bien avant que la tempête ne s’apaise. Il se trouve au milieu du chemin, parfois même au cœur de la bataille.
Ce repos n’est pas l’absence de lutte : c’est la présence de Dieu au sein de la lutte. C’est le même repos que Jésus a manifesté lorsqu’Il dormait dans la barque pendant la tempête (Marc 4:38). Le monde crie, les vagues montent, tout semble s’effondrer… mais Son repos demeure.
Tu te demandes peut-être :
Un mortel peut-il vraiment connaître un tel repos ? Un cœur brisé, assailli d’inquiétudes, peut-il vraiment trouver la paix ?
La réponse est un oui — un oui scellé par la Parole même de Dieu.
Oui, parce que le Consolateur est avec toi.
Oui, parce que le Prince de la Paix demeure en toi.
Oui, parce que le Dieu de gloire a sanctifié le repos lorsqu’Il Se reposa de toutes Ses œuvres (Genèse 2:2).
Être avec Dieu… c’est là le repos véritable. Rien d’autre. Rien de moins.
Ce n’est pas un sentiment fragile : c’est une réalité spirituelle inébranlable. Quand Il marche avec toi, la peur perd sa voix, l’avenir perd son pouvoir d’intimider, et le tumulte cesse d’être ton maître.
Aujourd’hui, fais de cette promesse ta prière :