La Parole n’a pas crié depuis le ciel.
La Parole n’est pas restée distante.
La Parole n’a pas envoyé des instructions tout en demeurant éloignée.
La Parole a été faite chair.
Dès le commencement, le désir de Dieu n’a jamais été la séparation. La création est née de la proximité. Dieu marchait avec l’humanité. Dieu parlait directement. Dieu se réjouissait de la présence. Le péché n’a pas changé le cœur de Dieu envers l’humanité. Il a changé la perception que l’humanité avait de Dieu.
La peur est entrée.
La dissimulation a suivi.
La distance a été supposée.
Mais le Père n’a jamais accepté la distance comme arrangement final.
Alors la Parole a été faite chair.
En Jésus-Christ, Dieu ne s’est pas contenté de communiquer la vérité. Il l’a incarnée. Jésus n’est pas simplement Dieu qui s’explique. Jésus est Dieu qui se révèle. Chaque pas que Jésus a fait, chaque parole qu’Il a prononcée, chaque personne qu’Il a touchée nous montre exactement qui est le Père.
Le fait que la Parole devienne chair nous révèle quelque chose de profond. Dieu n’est pas venu réparer l’humanité de loin. Il est venu entrer dans l’humanité de l’intérieur. Il a pris une peau. Il a connu la faim. Il a connu la fatigue. Il a connu la douleur. Il a connu le chagrin. Il a connu la trahison.
Ce n’était pas Dieu qui tolérait l’humanité.
C’était Dieu qui choisissait l’humanité.
Et Il n’est pas venu comme un roi exigeant le service. Il est venu comme un serviteur s’offrant Lui-même.
L’incarnation révèle le cœur du Père plus clairement que n’importe quel commandement ne pourrait le faire. Dieu n’est pas repoussé par la faiblesse humaine. Il y entre. Dieu n’a pas honte de la condition humaine. Il la revêt. Dieu ne cherche pas une raison de se tenir à distance. Il cherche un moyen de se rapprocher.
La Parole a été faite chair parce que le Père voulait être connu, non craint.
Mais l’histoire ne s’arrête pas à la crèche.
La Parole a été faite chair afin que la chair soit rachetée.
À travers l’œuvre accomplie de Jésus-Christ, l’incarnation atteint son but. Jésus ne s’est pas seulement fait proche de nous. Il est mort pour nous. Il est entré dans la mort elle-même et en est ressorti victorieux. La Parole qui a appelé la création à l’existence a accepté d’être réduite au silence sur une croix afin que l’humanité puisse à nouveau parler librement à Dieu.
Voilà le cœur du Père.
Il n’a pas envoyé Jésus pour condamner le monde. Il a envoyé Jésus pour révéler à quel point Il l’aime. La croix n’est pas Dieu qui change d’avis au sujet de l’humanité. C’est Dieu qui prouve qu’Il ne l’a jamais abandonnée.
Pour les croyants aujourd’hui, cela apporte une paix et un réconfort profonds.
Dieu te comprend parce qu’Il est devenu comme toi.
Dieu est proche parce qu’Il a choisi la proximité.
Dieu ne te demande pas de monter jusqu’à Lui. Il est déjà descendu jusqu’à toi.
Le fait que la Parole soit devenue chair signifie que Dieu n’est pas distant de ta douleur, de ta confusion ou de ta faiblesse. Il les a ressenties. Il les a portées. Il les a rachetées.
Et par l’œuvre accomplie de Jésus, l’histoire boucle la boucle. Le Dieu qui marchait avec l’humanité au commencement vit maintenant au sein de l’humanité par Son Esprit. La distance a disparu. La séparation est terminée. La relation est restaurée.
La Parole a été faite chair non pour juger la création, mais pour la sauver.
Non pour abandonner l’humanité, mais pour demeurer avec elle.
Non pour rester invisible, mais pour être connue.
Voilà le cœur du Père pleinement révélé.
Et il a toujours été pour toi