MON ÉCHELLE — Quand le ciel s’est ouvert sur un homme brisé
Il y a des moments dans une vie où le ciel semble se taire… jusqu’au jour où il s’entrouvre sans prévenir.
Ce n’était pas dans un temple, ni dans une église pleine, ni dans une retraite spirituelle bien organisée.
C’était dans le champ ouvert de ma propre existence : fatigué, cabossé, désorienté, avec pour seul oreiller la pierre froide de mes erreurs.
Comme Jacob, je n’étais pas en train de chercher Dieu — je fuyais.
Je fuyais mes blessures, mes choix, mes contradictions, mes tempêtes intérieures, et parfois même moi-même.
Je croyais devoir tout porter seul : mes échecs, mes colères, mes silences, mes nuits sans sommeil.
J’ai traversé des déserts que personne ne voyait.
Des routes où tout semblait fermé.
Des saisons où j’avais l’impression que mon nom n’était plus “appelé”, mais “oublié”.
Et puis, au moment où je pensais être arrivé au bout de moi…
Le ciel s’est ouvert.
Pas avec fracas.
Pas avec spectacle.
Mais avec une présence.
Comme une échelle plantée en plein cœur de ma vie — au milieu de mon chaos.
J’ai vu — non pas avec mes yeux, mais avec mon âme — un passage entre le ciel et la terre.
Des mouvements invisibles.
Des anges qui montaient avec mes cris, mes prières, mes larmes…
Et qui redescendaient avec des missions, des confirmations, des ouvertures, des signes.
J’ai compris que rien de ce que j’avais vécu n’était perdu.
Que chaque chute avait un sens.
Que chaque brisement était une préparation.
Ce jour-là, j’ai réalisé quelque chose de terrifiant et magnifique à la fois :
👉 Dieu était là bien avant que je le reconnaisse.
👉 Le ciel travaillait sur moi bien avant que je m’en rende compte.
👉 L’échelle n’est pas apparue parce que j’étais prêt.
Elle est apparue parce que Dieu est fidèle.
Comme Jacob, je me suis réveillé secoué.
Et j’ai murmuré :
“Le Seigneur était ici… et je ne le savais pas.”
Ce moment n’a pas effacé mes combats.
Il ne m’a pas transformé du jour au lendemain.
Mais il a marqué ma vie d’un sceau : je n’étais plus seulement un homme qui survivait — je devenais un homme en passage.
J’ai compris plus tard ce que Jacob ne pouvait pas encore voir :
👉 L’échelle a un nom.
👉 Elle s’appelle Jésus.
Il n’est pas seulement un concept.
Il est le pont entre mon brisement et ma destinée.
Entre ma poussière et Sa gloire.
Entre mon passé et mon appel.
Ce que Jacob a vu en rêve, je l’expérimente aujourd’hui en relation.
Je n’ai plus besoin d’un lieu sacré pour toucher le ciel —
Le ciel m’a rejoint là où j’étais.
Dans mes tempêtes.
Dans mes nuits.
Dans mes chutes.
Dans mes relèvements.
Dieu ne m’a pas attendu parfait.
Il m’a choisi en chantier.
Comme Jacob, je suis allé dormir un homme blessé…
Et je me suis réveillé un homme marqué.
Marqué par une présence.
Marqué par une mission.
Marqué par un appel.
Bethel n’était pas la fin de mes luttes.
C’était le début de mon alignement divin.
Et je dis à ceux qui marchent encore dans l’incertitude :
Si tu te sens “entre deux saisons”,
Si tu as l’impression d’être dans un désert,
Si tu crois que ton passé te disqualifie…
Alors écoute-moi bien :
👉 Tu es peut-être exactement là où le ciel s’apprête à s’ouvrir.
👉 Tu es peut-être à ton Bethel.
👉 Tu es peut-être à l’endroit précis où Dieu te rappelle :
“Je suis avec toi. Je te garde. Et ton histoire n’est pas terminée.”
L’échelle est toujours debout.
Le ciel est toujours actif.
Et Dieu appelle encore des hommes et des femmes prêts à reconnaître Sa présence — même quand ils ne la voyaient pas.
Moi, je n’étais pas parfait.
Je n’étais pas prêt.
Je n’étais pas “spirituellement impeccable”.
Mais j’étais choisi.
Et ça… ça change tout.