En 1972, la chanteuse et militante Joan Baez se trouvait à Hanoï, la capitale du Vietnam, lors d’une campagne de bombardements américains de 12 jours. Elle a décrit son expérience, terrifiée dans le sous-sol de son hôtel, pensant qu’elle allait mourir. Baez a noté que, durant cette crise, même les athées et les agnostiques priaient. Cependant, une fois le danger passé, les gens sont retournés à leurs croyances et habitudes antérieures. Cette expérience lui a appris beaucoup sur le comportement humain en temps de crise et sur la tendance à revenir à des croyances familières par la suite.
Dans le passage d’aujourd’hui [1 SAMUEL 2 :1-9], Anne rend gloire à Dieu. Elle n’est pas étrangère à l’adversité. Lors de sa précédente visite à la maison de Dieu, elle a parlé dans son cœur ; sa voix n’a pas été entendue. D’après le contexte, nous savons évidemment quelle était sa prière. Elle correspondait certainement à son vœu : « Éternel des armées, si tu daignes regarder l’affliction de ta servante, si tu te souviens de moi et n’oublies point ta servante, et si tu donnes à ta servante un fils, je le consacrerai à l’Éternel pour tous les jours de sa vie, et le rasoir ne passera point sur sa tête » (1 Samuel1 :11). Et le Seigneur exauça sa prière et lui donna un fils, Samuel.
La deuxième prière d’Anne est un poème et un chant de louange, célébrant sa délivrance du reproche et de l’oppression. Elle loue Dieu non seulement pour la naissance de Samuel, mais aussi pour l’avoir consacré au temple lorsqu’il était encore jeune.
Alors que l’année touche à sa fin, c’est un moment propice pour réfléchir à la fidélité et à la provision de Dieu face aux défis. Nombre d’entre nous se sont tournés vers Dieu en période de besoin, Le trouvant comme notre refuge au milieu des tempêtes de la vie. Cependant, il est facile d’oublier Sa bonté une fois la crise passée. Comme Anne, nous devrions offrir une louange sincère et des actions de grâce à Dieu pour Ses abondantes miséricordes à l’approche d’une nouvelle année. Rappelons-nous d’exprimer notre gratitude pour tout ce qu’Il a fait pour nous, reconnaissons Ses bénédictions et Sa faveur dans nos vies.
Il y a quelque chose qui ne va pas lorsque nos prières sont plus fortes que nos louanges à Dieu.