Il y a des familles où un enfant grandit avec une évidence silencieuse :
l’affection ne lui est pas donnée comme aux autres.
Il n’y a pas d’accusation claire, pas de faute reprochée, pas de conflit ouvert. Simplement, l’amour circule ailleurs. Et lui, il le sait : il n’a rien fait de mal.
Ce constat se construit au fil des années.
Dans les détails. Les encouragements qui vont aux uns, les excuses accordées aux autres, les attentes plus lourdes posées sur lui. Il apprend à observer avant de comprendre, à encaisser avant de parler.
Très tôt, il distingue deux choses :
ce qu’il fait, et la manière dont on le traite.
Et cette différence lui révèle une vérité difficile à accepter : parfois, le manque d’amour ne répond à aucune logique juste. Il ne punit pas une faute, il reflète un déséquilibre.
Vivre cela forge une conscience droite.
On sait qu’on n’est pas coupable. On sait aussi que l’on a été privé de quelque chose d’essentiel. Cette lucidité n’efface pas la douleur, mais elle empêche de se condamner soi-même.
« Mieux vaut être pauvre et marcher dans l’intégrité que d’avoir des lèvres perverses et être insensé. »
Proverbes 19:1
✍🏽 Prophétesse Emeli
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