dimanche 11 janvier 2026

“Nous aussi, nous étions tous de ceux-là, quand nous vivions suivant les convoitises de notre chair, nous qui étions voués à la colère comme tous les autres.” Éphésiens 2:3

La convoitise de la chair, selon Paul, ne se limite pas à la dimension corporelle, mais englobe l’âme humaine. Elle désigne ces désirs insatiables qui nous poussent à consommer, à posséder, et à désirer davantage, souvent au détriment de notre bien-être spirituel. Dans un monde où la publicité, la mode et le pouvoir d’achat créent une frénésie de consommation, nous sommes souvent pris au piège de l’envie. Cette quête matérielle incessante nous rend insatisfaits de ce que nous avons déjà, nous poussant à de- venir les marionnettes de nos désirs. Il convient de reconnaître cette réalité pour mieux y faire face. Les sirènes de la convoitise sont omniprésentes, et notre complicité avec elles peut nous mener à une obésité matérielle qui étouffe notre esprit. Pour résister à ces pressions, il est essentiel de s’armer d’une conscience éveillée et d’une volonté ferme. Comme le souligne l’apôtre Pierre : « le Christ a souffert dans la chair, vous aussi, armez-vous de la même pensée, à savoir : quiconque a souffert dans la chair en a fini avec le péché. Ce verset (1 Pierre 4.1) nous invite à réfléchir sur le sens de notre lutte quotidienne. La convoitise a entraîné la chute de l’Homme, et la conversion, par la grâce divine, peut nous relever de cette chute. C’est un chemin de transformation continue, où chaque jour représente une nouvelle bataille. Cette lutte n’est pas à mener seul ; le Christ, par Sa victoire, est à nos côtés, nous offrant soutien et force. La clé réside dans la pratique de la pleine conscience et de la gratitude, qui nous aident à apprécier ce que nous avons, à cultiver la simplicité et à nous éloigner des désirs matériels. En prenant le temps de méditer sur notre relation avec le monde matériel, nous apprenons à discerner les vrais besoins de notre âme. Ainsi, armé de la pensée du Christ, nous nous engageons à vivre loin de la convoitise qui, à terme, ne mène qu’à la désillusion.