jeudi 8 janvier 2026

“Que le juste me fasse des reproches, c'est de l'huile sur ma tête.” Psaumes 141:5

Au nom de la liberté de penser et d’être, il est devenu presque impossible de reprendre quelqu'un dans sa conduite ou dans ses propos. Risqué aussi de faire des reproches à qui que ce soit, par crainte de traumatiser la personne interpellée. Les enseignants (pourtant avec un rôle d’enseignants) ne peuvent plus donner de mauvaises notes aux élèves paresseux, et les corrections doivent se faire avec douceur, excluant l’encre rouge, pour ne pas perturber le psychisme d’un enfant. Celui qui ose faire une remarque à un proche peut être perçu comme un censeur indigne, un moralisateur rétrograde, un surveillant illégitime ; une réprimande peut mener à des confrontations avec la justice. Il n’est pas seulement interdit d’interdire, il est défendu de contredire. David – qui n’a pas toujours été exemplaire, tant s’en faut ! - déclare dans le Psaume 141 : « Que le juste me frappe, c'est une faveur ; qu'il me fasse des reproches, c'est de l'huile sur ma tête ! » Bien que roi et élu de Dieu, il reconnaît avoir besoin de conseils, de consignes, voire de corrections. Personne ne se construit seul ; croire que l'homme est son propre maître est le gros mensonge d'une société déformée. Être élève signifie être élevé, guidé et conduit. C’est pourquoi David accepte les reproches du prophète Nathan, qui met en lumière ses mauvaises actions. Il déclare : « Ma tête ne s'y refuse pas ! » (141.5). Il ne cherche pas à se justifier ni à s'opposer à celui qui le réprimande ; il reconnaît la justesse du reproche. Si vous aspirez à acquérir la sagesse d'en-haut, n'ignorez pas les conseils des plus sages. Ce sont ces critiques constructives qui vous façonnent et vous aident à progresser. L’homme n’est qu’une plante fragile qui, pour s’élever et grandir, a besoin d’un tuteur. Le chrétien n’est jamais qu’un disciple, et un disciple est un étudiant qui accepte la discipline.

Louons Dieu ♥️