SERVIR POUR ET AVEC LE CŒUR DU ROI
📖 « Dans toute ta splendeur, pars à la victoire ! Monte sur ton char pour défendre la vérité, l’humilité et la justice. Que ta main droite accomplisse des exploits admirables ! » (Psaumes 45:4)
À l’origine, ce chant s’adresse à un roi davidique, célébré lors d’un mariage royal. Le psalmiste y exalte sa puissance, sa justice et son rôle de défenseur de la vérité. Mais ce cri inspiré ne s’arrête pas à l’histoire immédiate. Issu des fils de Koré, le psalmiste contemple un roi dont la gloire déborde le cadre terrestre. Son cœur s’embrase, sa langue devient plume diligente, car ce qu’il voit annonce plus qu’un règne humain. Ce psaume royal porte une charge prophétique : un Roi juste, victorieux sans brutalité, puissant sans orgueil, établi pour la vérité. Ce portrait trouve son accomplissement ultime en Jésus-Christ, lorsque l’Esprit révèle que ce Roi n’est pas seulement oint parmi les hommes, mais Fils éternel.
L’Écriture l’affirme sans détour : « …Ton trône, ô Dieu, est éternel… Tu as aimé la justice et haï l’iniquité… » (He 1:8-9). Le psaume devient messianique non par interprétation forcée, mais par révélation divine. Ce n’est pas l’homme qui projette Christ dans l’Écriture ; c’est l’Écriture qui annonce Christ, car « …ce n’est pas par une volonté d’homme qu’une prophétie a jamais été apportée, mais des hommes ont parlé de la part de Dieu, poussés par le Saint-Esprit… » (2 Pi 1:21). Le Roi de Psaumes 45 monte victorieux non par l’épée, mais par la vérité incarnée. Sa conquête passe par des cœurs transformés, soumis et renouvelés.
Voici alors l’appel pour aujourd’hui : ceux qui servent pour et avec le cœur du Roi marchent dans cette même dynamique. Ils ne dominent pas le monde par la force, mais avancent sur le chemin étroit que Jésus a tracé. « …Entrez par la porte étroite… le chemin qui mène à la vie est étroit, et il y en a peu qui le trouvent… » (Mt 7:13-14). Cette marche demande renoncement, persévérance et fidélité, mais elle conduit à la vie véritable. Le croyant devient ambassadeur, non spectateur, disciple avant d’être serviteur, attaché à Christ avant d’être actif pour Lui.
La foi véritable ne reste jamais stérile : « …La foi, si elle n’a pas les œuvres, est morte en elle-même… » (Jc 2:17). Pourtant, l’Écriture demeure claire : les œuvres ne sauvent pas. Le salut est un don, reçu par la foi seule, mais cette foi vivante engendre une obéissance aimante. Les œuvres ne précèdent pas la grâce, elles en jaillissent comme un fruit naturel. « …Qu’ils sont beaux les pieds de ceux qui annoncent la paix… » (Rm 10:15), car leurs pas suivent Celui qui est le Chemin.
Ainsi se tient l’équilibre divin : sauvés par grâce, appelés à marcher dans ce que Dieu a préparé d’avance. « …Nous sommes Son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres… » (Ep 2:10). Servir avec le cœur du Roi des rois, c’est aimer la justice, pratiquer la douceur, défendre la vérité dans un monde troublé, sans compromis ni dureté, mais avec la fermeté de l’amour.
Que cette parole ranime la foi, affermisse l’amour et pousse chaque enfant de Dieu à marcher avec assurance, car le Roi combat encore pour la vérité, et Son règne ne chancelle pas. Ceux qui Le suivent ne marchent pas seuls.
• « …La victoire qui triomphe du monde, c’est notre foi… » (1 Jn 5:4)
Alléluia. Sa puissance nous précède, nous accompagne et nous établit pour Sa gloire. ♥️🙏
Denis LaPierre