Premier épître de Jean Chapitre 1.
Introduction : une question plus profonde qu’elle n’en a l’air
Dans un contexte où beaucoup revendiquent une expérience spirituelle, une révélation particulière ou une proximité spéciale avec Dieu, une question devient essentielle :
Comment savoir que je suis réellement né de Dieu ?
Est-ce une émotion ?
Une appartenance à un groupe ?
Une adhésion à un messager ?
Une compréhension plus « profonde » que les autres ?
Au premier siècle, les croyants auxquels écrit l’apôtre Jean étaient troublés.
Certains enseignants affirmaient avoir une révélation supérieure.
Ils redéfinissaient la personne de Jésus.
Ils créaient une distinction entre les « initiés » et les autres.
Résultat : les croyants simples pouvaient douter.
Jean écrit pour donner des critères objectifs.
Pas des sensations.
Pas des impressions.
Des tests spirituels vérifiables.
Le chapitre 1 pose la base de cette assurance.
1. Premier test : Ma foi repose-t-elle sur le vrai Christ ?
Jean commence par ceci :
« Ce qui était dès le commencement… la Parole de vie… »
La nouvelle naissance commence par une christologie correcte.
Être né de Dieu ne signifie pas :
• Admirer un homme spirituel.
• Suivre une révélation récente.
• Avoir une expérience mystique.
Cela signifie croire que :
• Le Fils est éternel.
• Il est distinct du Père.
• Il est réellement venu en chair.
Si ma foi repose sur un Christ redéfini —
un Christ séparé artificiellement de Jésus,
ou un simple homme porteur d’une présence divine — alors le fondement est fragile.
La nouvelle naissance commence par la confession du Fils venu en chair.
2. Deuxième test : Suis-je attaché à la révélation apostolique ?
Jean insiste :
« Ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons. »
Il ramène tout au témoignage apostolique.
Pourquoi ?
Parce que la vraie communion avec Dieu ne passe pas par une révélation tardive,
mais par l’Évangile annoncé dès le commencement.
Être né de Dieu, ce n’est pas :
• Appartenir à un cercle fermé.
• Détenir une clé d’interprétation secrète.
• Se croire plus éclairé que l’Église historique.
C’est demeurer dans l’enseignement transmis par les apôtres.
La question devient personnelle :
👉🏽 Est-ce que ma foi dépend d’un homme particulier ?
👉🏽 Ou repose-t-elle sur le témoignage apostolique consigné dans l’Écriture ?
3. Troisième test : Marché-je dans la lumière ?
Jean déclare :
« Dieu est lumière, et il n’y a point en lui de ténèbres. »
La nouvelle naissance produit un changement moral.
Attention :
Jean ne parle pas de perfection.
Il parle d’orientation.
Marcher dans la lumière signifie :
• Désirer la vérité.
• Rejeter le mensonge.
• Refuser l’hypocrisie.
On peut prétendre avoir une grande révélation.
On peut parler de mystères profonds.
Mais si la vie est marquée par :
• La duplicité,
• L’injustice,
• L’absence de transformation,
alors la profession est vide.
La nouvelle naissance se manifeste dans la lumière.
4. Quatrième test : Comment réagis-je face à mon péché ?
Jean ajoute une parole capitale :
« Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes. »
Voici un critère profond.
Les faux enseignants pouvaient prétendre :
• Être arrivés à un niveau supérieur.
• Être au-dessus du péché.
• Avoir atteint une pureté spéciale.
Jean dit le contraire.
Le vrai croyant ne nie pas son péché.
Il le confesse.
Être né de Dieu ne signifie pas ne plus pécher.
Cela signifie :
• Ne plus justifier son péché.
• Ne plus le minimiser.
• Ne plus le cacher.
La marque de la régénération n’est pas l’orgueil spirituel,
mais l’humilité repentante.
5. Cinquième test : Ai-je une communion réelle ou seulement une appartenance religieuse ?
Jean parle de communion :
« Notre communion est avec le Père et avec son Fils. »
La nouvelle naissance n’est pas :
• Une simple affiliation ecclésiastique.
• Une loyauté envers un mouvement.
• Une identification culturelle chrétienne.
C’est une relation vivante avec Dieu par le Fils.
Et cette communion produit :
• La joie véritable.
• Une transformation progressive.
• Un attachement au Christ lui-même.
6. Résumé des critères du chapitre 1
Comment savoir si je suis né de Dieu ?
Pose-toi ces questions :
1. Est-ce que je crois au Fils éternel venu en chair ?
2. Est-ce que je demeure dans l’enseignement apostolique ?
3. Est-ce que ma vie s’oriente vers la lumière ?
4. Est-ce que je confesse mes péchés au lieu de les nier ?
5. Est-ce que ma foi est centrée sur Christ plutôt que sur un homme ?
Si ces réalités sont présentes — même imparfaitement —
elles sont des signes de vie.
Pour terminer: L’assurance ne vient pas de l’élite, mais de la vérité
Le chapitre 1 n’est pas écrit pour effrayer les croyants.
Il est écrit pour les rassurer.
L’assurance ne repose pas sur :
• Une expérience spectaculaire.
• Une révélation exclusive.
• Une appartenance élitiste.
Elle repose sur :
Le Fils éternel venu en chair.
La fidélité au témoignage apostolique.
Une marche sincère dans la lumière.
Une confession humble du péché.
Voilà le commencement.