dimanche 22 février 2026

LE LIVRE D’ESTHER ET L’ARCHÉOLOGIE 
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Pendant des années, des savants et des étudiants et même plusieurs historiens de l’Ancien Testament ont déclaré avoir des doutes sur l’authenticité du livre d’Esther. Cependant, nous allons voir que l’archéologie a redonné son honneur au livre d’Esther qui retrace brièvement son histoire quand le peuple d’Israël avait changé de maîtres, étant passé des Babyloniens aux Perses.

ORIGINE DU MOT « JUIF » DANS L’HISTOIRE DU PEUPLE D’ISRAËL
Le livre d’Esther longtemps décrié offre néanmoins un aperçu de l’existence d’une partie du peuple d’Israël pendant la captivité des Perses. Selon des historiens, les Hébreux ont été appelés « Juifs » parce qu’ils descendaient d’une part, de la tribu de Juda (Yehoudah qui signfie louer),

et d’autre part, ce nom de Juif a été attribué aux Israélites au début de l’exil Babylonien, mais s’est confirmé au temps de l’empire Perse. Il n’y a que trois livres de l’Ancien Testament qui mentionnent le terme Juif, et il s’agit du livre d’Esther, des prophètes Jérémie et Zacharie.

« La Parole fut adressée à Jérémie de la part de l’Éternel, après que le roi Sédécias eut fait un pacte avec tout le peuple de Jérusalem, pour publier la liberté, afin que chacun renvoyât libres son esclave et sa servante. L’Hébreu et la femme de l’Hébreu, et que personne ne tînt plus dans la servitude le Juif, son frère. », Jérémie 34.8-9

« Ainsi parle l’Éternel des armées : En ces jours-là, dix hommes de toutes les langues des nations saisiront un Juif par le pan de son vêtement, et diront : Nous irons avec vous, car nous avons appris que Dieu est avec vous. », Zacharie 8.23

Au retour de la déportation, les enfants d’Israël furent rarement appelés les Hébreux, mais des Juifs. Probablement parce que ce fut principalement la tribu de Juda qui était revenue de l’exil et qui occupèrent le territoire de l’ancien royaume de Juda dont Jérusalem était la capitale. Dans le Nouveau Testament, ce nom de Juif était une désignation parmi tous les habitants du monde méditerranéen.

« Or, il y avait en séjour à Jérusalem des Juifs, hommes pieux, de toutes les nations qui sont sous le ciel. », Actes 2.5

« Pilate rentra dans le prétoire, appela Jésus, et lui dit : Es-tu le roi des Juifs ? Jésus répondit : Est-ce de toi-même que tu dis cela, ou d’autres te l’ont-ils dit de moi ? Pilate répondit : Moi, suis-je Juif ? », Jean 18.33-34

L’ARCHÉOLOGIE SOUTIEN L’AUTHENTICITÉ DU LIVRE D’ESTHER
LE CADRE HISTORIQUE – Il n’y a aucune raison valable qui peut remettre en cause l’exactitude historique du Livre d’Esther puisque le récit se déroule pendant le règne du roi Perse nommé Assuérus. Dans la généalogie des rois de la Perse, Assuérus est assimilé à Xerxès 1er (486-465 avant J.C.). Ainsi, le texte raconte qu’une jeune femme nommée Hadassa ou Esther deviendra l’épouse du roi Xerxès 1er.

Par sa position auprès du roi Perse, elle permettra aux Juifs de son temps d’échapper à un génocide mené par Haman un favori du roi et ennemi des Juifs, qui avait publié un édit dans toutes les provinces pour massacrer tous les Juifs le treizième jour du mois d’Adar.

« Les secrétaires du roi furent appelés le treizième jour du premier mois, et l’on écrivit, suivant tout ce qui fut ordonné par Haman, aux satrapes du roi, aux gouverneurs de chaque province et aux chefs de chaque peuple, à chaque province selon son écriture et à chaque peuple selon sa langue. Ce fut au nom du roi Assuérus que l’on écrivit, et on scella avec l’anneau du roi. », Esther 3.12

« Les lettres furent envoyées par les courriers dans toutes les provinces du roi, pour qu’on détruisît, qu’on tuât, et qu’on fît périr tous les Juifs, jeunes et vieux, petits enfants et femmes, en un seul jour, le treizième du deuxième mois, qui est le mois d’Adar, et pour que leurs biens fussent livrés au pillage.

Ces lettres renfermeraient une copie de l’édit qui devait être publié dans chaque province, et invitaient tous les peuples à se tenir prêts pour ce jour-là. Les courriers partirent en toute hâte, d’après l’ordre du roi. L’édit fut publié dans Suse, la capitale, et tandis que le roi et Haman étaient à boire, la ville de Suse était dans la consternation. », Esther 3.13-15

Dans le livre d’Esdras, Assuérus est cité par l’auteur, il a été un temps roi des Perses auquel les ennemis des Juifs avaient envoyé des émissaires vers Assuérus pour s’opposer à la reconstruction du temple de Jérusalem. Il est donc inscrit dans la chronologie des rois Perses qui fut impliqué dans l’histoire de l’exil du peuple Juif.

« Sous le règne d’Assuérus, au commencement de son règne, ils écrivirent une accusation contre les habitants de Juda et de Jérusalem. », Esdras 4.6

L’AUTEUR DU LIVRE D’ESTHER – Aujourd’hui, nous ne connaissons pas l’auteur du livre d’Esther, mais le récit nous donne une représentation exacte de la vie au palais du roi Perse. En effet, le cadre du palais, les coutumes locales, les réjouissances, le complot pour faire disparaître les Juifs témoignent de l’authenticité du livre.

Un historien grec nommé Hérodote (vers 425 avant JC) fournit une confirmation de la vie pratique et des événements qui sont décrits dans le livre. L’auteur du livre avait une connaissance de la résidence royale et du caractère du roi Assuérus.

LES PREUVES ARCHÉOLOGIQUES TROUVÉES À SUSE – D’abord, il faut dire que Suse était une ancienne cité, la capitale de la Perse (Esther 3.15), située sur les monts Zagros, à environ 250 km à l’est du fleuve Tigre.

Aujourd’hui, la Perse s’appelle l’Iran, et Suse correspond à la ville de Shush qui a été construite sur le site de l’ancienne capitale Perse. Il y a quelques années, les archéologues français ont fait de nombreuses fouilles à Suse et sa région où il a été découvert deux inscriptions qui confirment que le roi Assuérus appelé aussi Xerxès 1er résidait à Suse les premières années de son règne. Ces preuves soutiennent le contexte historique qui est rapporté dans le livre d’Esther.

De plus, des milliers de tablettes perses du cinquième siècle avant Jésus-Christ, découvertes grâce à des recherches archéologiques, corrobore davantage les informations trouvées dans Esther. Les fouilles du palais ont identifié une salle du trône, un harem et l’emplacement d’un jardin qui était arrosé par une rivière à proximité. Des sources extra-biblique confirment la présence de rideaux dorés, des marbres colorés et des divertissements somptueux.

Toutes ces constatations correspondent au récit biblique et Titus Kennedy, archéologue de terrain a cité des paroles au sujet du roi Assuérus, fils de Darius. « De sources Perses, nous savons aussi que Xerxès s’est engagé dans de nombreux projets de construction, qu’il a initié ou réaménagé pendant l’époque de son père Darius. ». Voici l’une des inscriptions de Xerxès : « Quand je suis devenu roi, j’ai construit beaucoup d’excellentes construction. Ce qui avait été construit par mon père, que j’ai protégé, et d’autres bâtiments que j’ai ajoutés. »

Les archéologues ont découvert sur le site de l’ivoire importé de l’Inde et de l’Éthiopie, ce qui fait écho à Esther 1.1 qui mentionne que le royaume du rois Assuérus s’étendait de l’Inde jusqu’à l’Éthiopie sur cent vingt sept provinces. Ils ont découvert également des dés sur lesquels étaient inscrits « puru », ce qui nous renvoie à l’origine de la fête Juive appelée le Pourim toujours célébrée chaque année en Israël sous le nom de la Méguila.

Cette tradition a pour but de se rappeler du sort réservé aux Juifs avec l’édit royal initié par Haman qui conduira le peuple à prendre son destin en main. Notons que le livre d’Esther appelé la Méguila est le seul livre de l’Ancien Testament qui ne mentionne pas le nom de Dieu.

Comment la tradition du Pourim est célébrée ? La lecture de la Méguila relate l’histoire du miracle de Pourim. Puis, il y a les dons d’argent aux pauvres et des cadeaux de nourriture à ses amis. Un festin joyeux est organisé pendant la fête de Pourim avec des pâtisseries en forme de triangles appelées « Houmen Taschen » ou « Oreilles d’Haman » – Les adultes et les enfants se déguisent à Pourim.

Ensuite, il y a relecture de la Méguila le lendemain matin où les rabbins du talmud expliquent que le miracle de Pourim fut un miracle où Dieu est resté discret et caché. Toute l’histoire de la Méguila se présente comme un récit des hommes qui prennent leur destin en main. Esther signifie « Ce qui est caché ». C’est la signification du déguisement pendant la fête de Pourim. Notons que cet événement est à l’origine de la tradition européenne des masques et des déguisements de carnaval.

Il y a des preuves qui témoignent du style de vie du roi Xerxès ou Assuérus notamment ses relations avec les femmes, de renvoyer une reine et d’en choisir une autre parmi le peuple. Les aspects de son caractère et de sa conduite sont cohérents avec le récit du livre d’Esther.

Il existe une tablette cunéiforme exposée au Musée de Berlin qui mentionne l’existence d’un haut fonctionnaire de l’État nommé « Marduka ». Il portait le titre de sipir qui était un conseiller influent à la cour de Suse pendant le règne du roi Xerxès. Cette tablette fait référence à Mardochée, l’oncle d’Esther décrit dans le livre. Toutefois, des archéologues sont réservés à faire le lien entre le Marduka mentionné dans la tablette et le Mardochée du livre d’Esther.

Lorsque nous lisons les derniers versets du livre d’Esther, nous voyons que l’auteur parle du livre des Chroniques des Mèdes et des Perses qui décrivent l’élévation de Mardochée par le roi Assuérus. Cependant, ce livre des Chroniques Persanes n’a pas encore été retrouvé, il serait inestimable car il permettrait d’apporter de l’authenticité aux événements décrits dans le livre d’Esther.

« Le roi Assuérus imposa un tribut au pays et aux îles de la mer. Tous les faits qui concernent sa puissance et ses exploits, et les détails sur la grandeur à laquelle le roi éleva Mardochée, ne sont-ils pas écrits dans le livre des Chroniques des rois des Mèdes et des Perses ? Car le Juif Mardochée était le premier après le roi Assuérus, considéré parmi les Juifs et aimé de la multitude de ses frères, il rechercha le bien de son peuple et parla pour le bonheur de toute sa race. », Esther 10.1-3

Serge Rossi
Évangéliste et prédicateur
Groupe privé : COMBATTRE POUR LA VÉRITÉ

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