dimanche 8 février 2026

L’une des révolutions les plus silencieuses de l’Évangile ne se trouve ni dans un miracle ni dans un sermon, mais autour d’une table. À maintes reprises dans les Évangiles, Jésus est vu en train de manger avec des personnes que tout le monde évite. Des collecteurs d’impôts. Des prostituées. Des personnes moralement douteuses. Des êtres considérés comme spirituellement impurs. Ce qui choque les chefs religieux, ce n’est pas seulement qui Jésus pardonne, mais l’endroit où Il choisit de s’asseoir. Les tables étaient des lieux d’intimité, d’acceptation et de vie partagée. Jésus ne se tient pas à proximité des pécheurs pour les corriger. Il s’allonge à table avec eux.

Ce comportement n’est pas nouveau chez Dieu. Il est ancien.

Dans l’Ancien Testament, Dieu ne délivre pas Israël d’Égypte pour ensuite garder ses distances jusqu’à ce qu’ils se ressaisissent. Il demeure avec eux dans le désert. Il place Sa présence au centre d’un camp rempli de peur, de murmures, d’incrédulité et de rébellion. Le tabernacle n’est pas construit à l’écart du désordre. Il est placé en plein milieu. Dieu habite parmi un peuple imparfait sans être diminué par son imperfection.

C’est ce modèle que Jésus accomplit.

Lorsque Jésus mange avec des pécheurs, Il n’abaisse pas la sainteté. Il révèle ce qu’elle a toujours été. La sainteté n’a jamais été une question de distance face à la brisure. Elle a toujours été une présence sans contamination. Dieu ne reste pas saint en évitant les pécheurs. Il demeure saint en restant incorruptible tout en étant proche d’eux. Jésus n’attrape pas le péché. Le péché perd sa puissance en Sa présence.

C’est pour cela que les chefs religieux ne Le comprennent pas. Ils croient que la sainteté est fragile, qu’elle doit être protégée par la séparation. Jésus révèle une sainteté puissante, capable de transformer par la proximité. Il n’est pas souillé par les pécheurs à la table. Ce sont eux qui sont relevés par Sa présence. Le sens de l’influence est crucial. La sainteté s’écoule vers l’extérieur, elle n’est pas absorbée vers l’intérieur.

Voilà l’Évangile en mouvement. Dieu ne craint pas la proximité avec la brisure. Il s’en approche. Dans le désert, Il nourrissait Israël chaque jour, les guidait avec patience et demeurait fidèle même lorsqu’ils ne l’étaient pas. Aux tables des pécheurs, Jésus fait la même chose. Il nourrit, écoute, restaure et appelle à une vie nouvelle sans exiger que les gens se purifient d’abord.

Cela apporte une immense paix aux croyants qui pensent encore que Dieu garde une distance émotionnelle lorsqu’ils luttent. Beaucoup vivent comme si Dieu était proche lorsqu’ils vont bien et lointain lorsqu’ils échouent. Mais la table de Jésus raconte une autre histoire. Il n’attend pas une amélioration morale pour s’approcher. Il s’approche pour produire la transformation. La grâce ne suit pas le changement. La grâce le crée.

L’application pratique est simple et libératrice. Tu n’as pas besoin de cacher ton désordre pour être proche de Dieu. Tu n’as pas besoin de performer la sainteté pour mériter Sa présence. Si Dieu a vécu avec Israël dans le désert et s’est assis avec des pécheurs dans les Évangiles, Il n’est pas mal à l’aise face à ta faiblesse aujourd’hui. Sa présence n’est pas menacée par ton honnêteté.

Cela transforme aussi la manière dont les croyants voient les autres. Si la sainteté n’exige pas la distance, alors l’amour n’exige pas la peur. Nous ne nous retirons pas des personnes brisées pour protéger la réputation de Dieu. Nous révélons Son cœur en étant présents. Non pour approuver le péché, mais pour porter la grâce là où la honte a régné trop longtemps.

Le fait que Jésus mange avec des pécheurs n’est pas une stratégie. C’est une révélation. Elle nous montre que Dieu a toujours été disposé à demeurer avec des personnes imparfaites. Le désert en était la preuve. La table en était la preuve. Et la croix en deviendrait la preuve ultime.

La sainteté n’a jamais signifié la distance.
Elle a toujours signifié Dieu avec nous.

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