dimanche 8 février 2026

🙏 ❤️ T E X T E ❤️🙏
S’ABANDONNER POUR APPRENDRE À FAIRE CONFIANCE

« Prêt à prendre votre envol ? » (Réf : Es 40:31) 📖

Mon frère, ma sœur, vous arrive-t-il un moment où la sécurité du nid ne suffit plus, et où le cœur comprend que la confiance commence précisément là où l’on accepte de ne plus tout maîtriser ? Nous comprenons que nous devons apprendre la confiance au point de s’abandonner complètement, comme pour se jeter dans le vide. C’est dans cet espace de lâcher-prise, en nous abandonnant nous-mêmes à Christ, prêts à Le suivre, Dieu se révèle progressivement à notre cœur. Les Écritures nous donnent alors une image forte et tendre à la fois, celle de l’aigle, non pour nous impressionner, mais pour nous apprendre comment Il porte ceux qui osent Lui faire confiance.

Il est des moments où l’âme sent l’appel du large sans encore oser quitter le nid. Dieu, dans Sa sagesse, n’a pas choisi au hasard l’image de l’aigle pour parler de notre marche avec Lui. « Comme l’aigle qui réchauffe son nid et couve ses petits ; qui étend ses ailes, les prend et les porte sur ses plumes. » Deut 32:11. Tout commence dans ce lieu protégé, façonné par la patience divine, mais le nid n’est jamais une destination : il est un passage, un temps de préparation en vue de l’envol.

Lorsque nous demandons à Dieu d’intervenir sans accepter de quitter nos sécurités, nous ressemblons à l’oisillon qui bat des ailes, comme pour se montrer gracieux, mais sans jamais se jeter hors du nid. Il s’agite, mais ne vole pas. Il espère sans s’abandonner pleinement. Pourtant, ce n’est pas l’envol qui l’expose, mais l’immobilité, car rester ainsi le rend plus vulnérable aux prédateurs. Les Écritures nous le rappellent avec force : « Mais ceux qui comptent sur l’Éternel renouvellent leur force : ils prennent leur envol comme de jeunes aigles ; sans se lasser… » Es 40:31. L’envol n’est pas une imprudence, il est une réponse confiante à l’appel de Dieu.

Ce qui retient souvent l’élan n’est pas l’absence de foi, mais la peur. La crainte de tomber, d’échouer, de souffrir. Pourtant, la Parole éclaire ce combat intérieur : « Il n’y a pas de peur dans l’amour ; au contraire, l’amour parfait chasse la peur, car la peur implique une punition. Celui qui éprouve de la peur n’est pas parfait dans l’amour. Quant à nous, nous l’aimons parce qu’il nous a aimés le premier. » 1 Jn 4:18-19 (S21). L’aigle ne vole pas par témérité, mais parce qu’il sait que ses ailes sont faites pour cela.

Sans l’amour, même la foi la plus impressionnante demeure stérile. L’Écriture le proclame avec une clarté solennelle : « Si j’avais des prophéties, si je connaissais tous les secrets et si je possédais toute la connaissance, si j’avais même dans toute sa plénitude la foi jusqu’à transporter les montagnes, sans l’amour, je ne serais rien. » 1 Co 13:2. L’amour de Dieu est le souffle porteur sous nos ailes ; sans Lui, aucun envol n’est possible, mais avec Lui, la hauteur devient accessible.

Ce n’est pas un hasard si l’appel « ne crains pas » traverse toute la Bible, jour après jour, comme une respiration pour l’âme. L’apôtre Paul en témoigne ainsi : « Nous nous rappelons sans cesse, devant Dieu notre Père, votre foi agissante, votre amour actif, et votre persévérance soutenue par votre espérance en notre Seigneur Jésus-Christ. » 1 Th 1:3. La persévérance n’est pas l’immobilité ; elle est l’endurance de ceux qui ont osé quitter le bord du nid.

Aujourd’hui encore, l’Éternel appelle à la confiance : « Remets ton sort à l’Éternel, et il te soutiendra. Il ne laissera jamais chanceler le juste. » Ps 54:23. Et la sagesse nous rassure : « Comme l’oiseau s’enfuit, et comme l’hirondelle s’envole, ainsi la malédiction non méritée n’atteindra point. » Prov 26:2 (Ost). Il est temps d’ouvrir les ailes, non par orgueil, mais par abandon, et de découvrir que Dieu porte ceux qui osent Lui faire confiance.

Amen, la Parole s’accomplit ❤️ 🙏

Denis LaPierre

Pour Jésus Christ médiateur de l’alliance nouvelle par l’aspersion de son sang8