jeudi 26 mars 2026

HISTORIQUE DE L’INQUISITION RELIGIEUSE (1/5)
Première partie de l’article

Cette série d’articles est donnée pour montrer à quel point le catholicisme a induit le monde occidental dans l’ignorance de la parole de Dieu et dans la superstition. De plus, il a fait preuve de maltraitance et de cruauté envers les peuples par une tyrannie religieuse empêchant toute liberté de conscience. Nous pouvons constater dans cette série d’articles que nous ne sommes plus dans la proclamation du salut, que la parole de vérité enseignée par Jésus et les apôtres sont mis sous le boiseau, et que la lumière qui devait briller pour les nations a laissé la place à l’obscurantisme et à une longue période de ténèbres.

« Le peuple de Zabulon et de Nephthali, de la contrée voisine de la mer, du pays au-delà du Jourdain, et de la Galilée des Gentils, ce peuple, assis dans les ténèbres, a vu une grande lumière, et sur ceux qui étaient assis dans la région de l’ombre de la mort la lumière s’est levée. » Matthieu 4.15-16

« Jésus leur parla de nouveau et dit : Je suis la lumière du monde, celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie. » Jean 8.12           

À la fin du XX e siècle, alors qu'il existe une séparation de l’institution catholique et de l'État dans les pays occidentaux, il est difficile de concevoir qu'il fut un temps où l'hérésie était considérée non seulement comme un crime ecclésiastique, mais également séculaire. 

Cependant, au Moyen-âge, l’institution religieuse et l'État étaient souvent unis afin de préserver l'ordre social. À l'époque médiévale, il n'existait qu'une frontière ténue entre l'ecclésiastique et le séculaire – les évêques catholiques mettaient en place des rois et des empereurs et ces derniers offraient en retour leur protection aux églises et à leurs ministres. Se rebeller contre l'institution catholqiue, que ce soit pour des raisons de théologie ou de hiérarchie de l'organisation, correspondait à remettre en cause la légitimité de toute la structure sociale, politique, économique et, bien sûr, religieuse de la société médiévale.

L'Inquisition, qui dura quelques 600 ans, fut le produit d'un mariage de l'institution religieuse et de l'État et, alors que la première chassait et jugeait les hérétiques, le second se chargeait de les punir, souvent en les condamnant au bûcher. L'idée que l'hérésie était un crime à la fois religieux et séculaire remontait à des temps anciens. À Rome, par exemple, l'hérésie était déjà considérée comme une trahison punie de mort du temps des premiers martyrs chrétiens – nombreux furent ceux qui périrent pour avoir refusé d'accepter que l'empereur romain était équivalent à un dieu vivant. 

N'importe quel juge romain pouvait faire une inquisition concernant un potentiel hérétique – le nom d'où dérive celui d'Inquisition. Plus tard, le grand code de lois de Justinien (483–565 A.D.) confirma (Da hæreticis) que l'hérésie était équivalente à la trahison et était par conséquent punissable par l'exécutif séculaire – de mort si nécessaire. 

Justinien lui-même se disait « chrétien » persécutant les premiers chrétiens pour leur foi qui ne suivaient pas les préceptes établis par les conciles. Au Moyen-âge, brûler les hérétiques était monnaie courante lors des 200 ans qui ont précédé l'Inquisition (qui aurait débuté en 1227). Le plus souvent, les bûchers étaient mis en place par les autorités séculaires ou par des groupes d'individus. 

L'un des premiers cas d'une telle exécution survint lors du règne de Robert « le Pieux », en France, vers 1022, quand le roi ordonna que des hérétiques non-repentis soient livrés aux flammes. Des foules en colère brûlèrent des hérétiques à Milan vers 1028, à Soissons en 1114 et à Cologne en 1143 après les avoirs extirpés des prisons ecclésiastiques. La notion d'envoyer les « hérétiques » au bûcher faisait déjà partie de la « culture populaire » bien avant l'arrivée de l'Inquisition en 1227.

En 1184, le pape Lucius III publia une bulle contre les hérétiques établissant la plupart des principes de jurisprudence qui furent par la suite adoptés par l'Inquisition. Parmi ces principes se trouvait la notion que quiconque protégerait ou donnerait abri à des hérétiques subirait la même punition qu'eux. 

De plus, les dits hérétiques devaient être confiés à l'exécutif séculaire pour l'application de la sentence et ceux qui ne faisaient montre d'aucun repentir auraient un châtiment plus dur, dont la confiscation des biens. Il est aussi intéressant de noter que les deux principales cibles de l'Inquisition, quelques 40 ans plus tard, furent les Cathares et les « Pauvres de Lyon », ces derniers étant aussi connus sous le nom de Vaudois.

Décret du pape Lucius III contre les hérétiques Afin d'abolir la malice de diverses hérésies qui sont apparues récemment dans plusieurs endroits du monde, il est nécessaire que le pouvoir appartenant à l'Église se réveille, avec l'assistance du pouvoir impérial, à l'insolence et à l'inopportunité des hérétiques qui, en raison de leur fausses croyances, doivent être écrasés afin que la vérité de la simplicité catholique qui brille au travers de la Sainte Église puisse être pure et libre de l'horreur de leurs fausses doctrines. 

Plus particulièrement, nous déclarons tous les Catharistes, Paterins et ceux qui se nomment eux-mêmes les "pauvres de Lyon", les Passignes, Josephistes, Arnoldistes, comme se trouvant sous un anathème perpétuel. De la même manière, nous déclarons que tous ceux qui entretiennent et défendent de tels hérétiques, ainsi que ceux qui leur ont montré quelque sympathie que ce soit, renforçant ainsi leur hérésie, qu'ils soient appelés croyants, ou de quelque autre nom superstitieux que ce soit, doivent recevoir la même sentence. 

Et pour un profane jugé coupable d'avoir commis publiquement ou en privé l'un des crimes cités ci-dessus, à moins qu'il n'abjure son hérésie et ne produise la satisfaction de revenir à la foi orthodoxe, nous décrétons qui doit être soumis à la sentence d'un juge séculaire et recevoir une punition proportionnée à l'offense commise, mais pour ceux qui, après avoir abjuré leurs erreurs ou après avoir été innocentés à l'issue d'un examen par leur évêque, retombent dans leur hérésie originelle. 

Nous décrétons que, sans avoir reçu d'autre audience, ils soient livrés au pouvoir séculaire et que leurs biens soient confisqués pour l'usage de l'Église Jones, The History Of The Christian Church, p. 23 De nombreuses idées exposées dans la bulle ci-dessus furent codifiées lors du plus grand concile de l'histoire de l'Église (400 évêques, 800 abbés) –

Le quatrième concile du Latran (1215). Le concile de Rome déclara que les hérétiques non-repentis devaient être excommuniés et livrés aux autorités séculaires pour l'application de la sentence. Celle-ci était rarement spécifiée, mais la confiscation des biens était explicitement autorisée. Ainsi, l'un des plus grands abus de l'Inquisition à venir – la confiscation de toute propriété par l'Église et le pouvoir séculaire – fut officiellement codifié par la loi canonique. 

Tout était prêt pour l'arrivée de l'Inquisition. Fondements théologiques de l'Inquisition Les acteurs de l'Inquisition (et, de façon plutôt surprenante, ceux qui en ont fait l'apologie même après qu'elle ait cessé en 1834), ont trouvé des justifications à la fois bibliques et théologiques. Les passages de la Bible les plus cités par les premiers inquisiteurs provenaient des Lois de Moïse, dans l'Ancien Testament.

Ceci peut bien sûr être discuté d'un point de vue théologique puisque ces lois, concernant certaines restrictions alimentaires par exemple, furent totalement ignorées par l'Église dès le 1 er siècle, alors qu'elles devinrent aux XIIIe siècles parfaitement applicables pour envoyer des milliers de personnes au bûcher !

Les passages importants se trouvent ci-dessous : Deutéronome 13 : « S'il s'élève au milieu de toi un prophète ou un songeur qui t'annonce un signe ou un prodige, et qu'il y ait accomplissement du signe ou du prodige dont il t'a parlé en disant: "Allons après d'autres dieux, – des dieux que tu ne connais point, – et servons-les!"... Ce prophète ou ce songeur sera puni de mort... Tu ôteras ainsi le mal du milieu de toi. 

Si ton frère, fils de ta mère, ou ton fils, ou ta fille, ou la femme qui repose sur ton sein, ou ton ami que tu aimes comme toi-même, t'incite secrètement en disant: "Allons, et servons d'autres dieux!"... tu n'y consentiras pas, et tu ne l'écouteras pas; tu ne jetteras pas sur lui un regard de pitié, tu ne l'épargneras pas, et tu ne le couvriras pas... Mais tu le feras mourir. Ta main se lèvera la première sur lui pour le mettre à mort, et la main de tout le peuple ensuite ; tu le lapideras, et il mourra...

Il en sera ainsi, afin que tout Israël entende et craigne, et que l'on ne commette plus un acte aussi criminel au milieu de toi. Si tu entends dire au sujet de l'une des villes que t'a données pour demeure l'Éternel, ton Dieu: des gens pervers sont sortis du milieu de toi, et ont séduit les habitants de leur ville... tu feras des recherches, tu examineras, tu interrogeras avec soin. 

La chose est-elle vraie, le fait est-il établi, cette abomination a-t-elle été commise au milieu de toi, alors tu frapperas du tranchant de l'épée les habitants de cette ville, tu la dévoueras par interdit avec tout ce qui s'y trouvera, et tu en passeras le bétail au fil de l'épée. Tu amasseras tout le butin au milieu de la place, et tu brûleras entièrement au feu la ville avec tout son butin, devant l'Éternel, ton Dieu: elle sera pour toujours un monceau de ruines, elle ne sera jamais rebâtie. » 

Exode 22:18 : « Tu ne laisseras point vivre la magicienne. » De nombreux éléments tirés des lois de Moïse furent repris avec ferveur par l'Inquisition, dont : « Purge » des « prophètes ou songeurs qui annoncent un signe ou un prodige » (les charges qui ont conduit à la mort de Jeanne d'Arc)

Les membres d'une même famille furent encouragés à témoigner les uns contre les autres Mise à mort des hérétiques en tant qu'exemple pour les autres Guide afin de « faire des recherches, examiner, interroger avec soin » les villes qui se sont égarées : un bon code de conduite pour les futurs inquisiteurs ! Destruction de villes entières afin d'éliminer l'hérésie. 

Il fut plus difficile aux instigateurs de l'Inquisition de trouver des justifications à leurs actions dans le Nouveau Testament, mais la citation la plus utilisée fut celle de Jean 15:5 : Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors, comme le sarment, et il sèche; puis on ramasse les sarments, on les jette au feu, et ils brûlent. Jean 15:6 Les méthodes de l'Inquisition reçurent également l'approbation des plus éminents théologiens catholiques de l'époque, comme le montre ce qu'a écrit Thomas d’Aquin (1225-1274) dans son ouvrage Summa Theologica.

Prochainement deuxième partie de l’article sur l’inquisition religieuse

JEREMY DOKU APRÈS SA VICTOIRE EN FINALE DE COUPE. Tellement reconnaissant pour un moment comme celui-ci 🏆 Je te remercie, Jésus, pour les o...