mercredi 8 avril 2026

Après avoir expérimenté une souffrance particulièrement violente ces derniers jours et demeurant encore dans un corps "brisé" par mille douleurs... je vais profiter de cette belle expérience spirituelle, pour en retirer quelques exhortations utiles pour chacun de nous face à la grande mission de l'Eglise : faire de toutes les nations des disciples ! 

🙏 La souffrance n'est pas un permis de désobéir ! 

Dans toute l’histoire biblique, la souffrance traverse les pages comme un fil rouge, mais elle n’a jamais constitué un prétexte légitime à la désobéissance ou à la rébellion contre Dieu et contre son ordre établi. Au contraire, c’est souvent dans la fournaise de la souffrance que Dieu forge l’obéissance de Ses enfants. 

L’Écriture nous le rappelle avec une clarté saisissante : « Bien qu’il fût Fils, il a appris l’obéissance par les choses qu’il a souffertes » (Hébreux 5v8). Jésus-Christ Lui-même, le Fils parfait, n’a pas échappé à cette école douloureuse. Il a obéi jusqu’à la croix, non pas malgré la souffrance, mais à travers elle et par elle. 

Nous ne choisissons pas nos épreuves et nos souffrances. Nous acceptons simplement de "courrir avec persévérance l'épreuve qui nous est proposée !" (Hébreu 12v1). 

Saisis cette profonde vérité : la souffrance ne donne donc aucun droit absolu. Elle n’autorise ni le caprice, ni l’exigence égoïste, ni la manipulation spirituelle. 

Si tu te sers de ta douleur pour imposer aux autres l’obligation de t’accepter « tel que tu es », sans repentance ni changement, si tu brandis ta souffrance comme un bouclier pour refuser l’ordre établi dans l’Église, pour contourner la discipline fraternelle, ou pour exiger que l’Évangile s’adapte à tes blessures plutôt que tes blessures s’alignent sur l’Évangile, alors tu t’es déjà placé en dehors de la vision biblique.

L’Évangile ne nie pas la souffrance. Il la prend très au sérieux. Mais il refuse de la sacraliser au point d’en faire une idole qui justifierait le péché ou l’endurcissement du cœur.

Parmi tous les exemples bibliques, celui de Job est particulièrement parlant. Rarement un homme n'a dû endurer une souffrance aussi totale et injuste : perte brutale de tous ses biens, mort tragique de ses enfants, atteinte physique atroce avec des ulcères douloureux de la plante des pieds jusqu’au sommet de la tête, abandon par sa femme qui lui dit « Maudis Dieu et meurs ! », et enfin le silence apparent de Dieu pendant de longs chapitres...

Job a souffert comme peu d’hommes ont souffert. Il a crié, il a pleuré, il a posé des questions brûlantes, il a même maudit le jour de sa naissance. Pourtant, à aucun moment Job n’a franchi la ligne de la désobéissance ouverte. Il n’a pas maudit Dieu. Il n’a pas renié sa foi. Il n’a pas utilisé sa douleur comme un droit à pécher ou à rejeter l’autorité divine.

Au contraire, au milieu de ses plaintes les plus profondes, on trouve ces paroles remarquables :« L’Éternel a donné, et l’Éternel a ôté ; que le nom de l’Éternel soit béni ! » (Job 1v21) Et plus tard, même dans l’obscurité : « Quand il m’éprouverait, je sortirais pur comme de l’or » (Job 23v10). Job n’a pas transformé sa souffrance en arme contre Dieu ni en excuse pour se révolter. Il a maintenu une intégrité fondamentale : « Jusqu’à ce que je meure, je ne me départirai pas de mon intégrité » (Job 27v5). Sa souffrance, aussi violente fût-elle, n’est jamais devenue un permis de désobéir.

La vraie guérison ne vient pas en exigeant que l’Église courbe l’échine devant nos plaies, mais en courbant nous-mêmes nos plaies devant la croix du Christ. C’est là que la souffrance trouve son sens le plus profond : non pas comme une excuse pour rester tel que nous sommes, mais comme un creuset où nous sommes transformés à l’image de Celui qui a souffert pour nous. 

Celui qui souffre et qui obéit malgré tout honore Dieu d’une manière particulièrement puissante.

Celui qui souffre et qui s’en sert pour justifier sa désobéissance ou pour manipuler ses frères et sœurs déshonore la grâce et méprise la croix. 

Que l’Esprit Saint nous garde d’une telle tromperie car beaucoup tombent dans ce piège, s'adonnent à des philosophies étrangères à l'Evangile et finissent par se séduire eux-mêmes. 

Que nos souffrances nous conduisent à une obéissance plus profonde, à une humilité plus authentique et à une dépendance plus totale envers le Seigneur Jésus-Christ, qui a souffert pour nous afin que nous vivions pour Lui. En d’autres termes, qu’elles nous transforment en de meilleurs disciples et en de meilleurs modèles de foi pour nos frères et sœurs en Christ.

La souffrance se vit le plus souvent dans un profond lieu de solitude, une sorte de «Gethsémané intérieur» où nous pouvons nous sentir incompris, abandonnés et même rejetés... (Matthieu 26v40) 

Pourtant, l’Église est sans nulle doute la plus belle invention du Christ pour transformer nos souffrances en obéissance véritable, à condition que nous acceptions de renoncer à notre idole de la souffrance elle-même et d'accepter de boire la coupe. 

Chère Eglise, vivons pleinement l'Evangile. Le véritable Evangile. Cet Evangile qui reste focalisé sur "Christ, et Christ crucifié" (I Cor. 2v2) et non sur nous-mêmes. Cet Evangile qui nous ouvre les yeux comme ceux de job (Job 42v5) afin que nous puissions saisir la révélation de la vision du Père.

Soyons encouragés malgré les nombreuses souffrances du temps présent, qui ne sont rien comparés à la Gloire à venir ! Avançons ensemble et faisons la vision de Jésus correctement ! 

Soyez bénis
Pst Paul

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