On lit la fin de l’histoire de Joseph, sa victoire, son pardon, sa maturité, et on se dit : “Pourquoi moi je n’y arrive pas ?”
Mais la Bible ne demande jamais au croyant de supporter l’injustice sans douleur. Elle ne glorifie pas une force intérieure surhumaine.
Elle nous montre au contraire des hommes et des femmes qui ont crié, tremblé, pleuré, douté, avant de voir la main de Dieu.
Joseph n’a pas pardonné en un jour.
Il n’a pas guéri en une semaine.
Il n’a pas surmonté l’injustice sans lutte. Ses frères eux-mêmes avouent : " Nous avons vu l’angoisse de son âme quand il nous suppliait… " Genèse 42.21
Le Psaume 105 dit qu’on a mis des fers à ses pieds, mais que le fer est aussi entré dans son âme. Cela veut dire qu’il a été brisé, profondément.
Alors si toi aussi tu ressens la douleur, la colère, l’incompréhension, si tu revis encore et encore l’injustice que tu as subie, tu n’es pas moins spirituel que Joseph. Tu es simplement humain.
La gloire de Dieu n’est pas dans ta capacité à encaisser. Elle est dans Sa capacité à te relever.
La victoire de Joseph n’a pas été d’être insensible, mais d’avoir laissé Dieu travailler dans son cœur blessé, jusqu’à transformer la blessure en bénédiction.
Et c’est ce même Dieu qui marche avec toi.
Il ne te presse pas.
Il ne te reproche pas tes larmes.