Il est écrit des Béréens qu’ils étaient « plus nobles » parce qu’ils recevaient la Parole avec empressement et examinaient chaque jour les Écritures pour voir si ce qu’on leur disait était exact (Actes 17.11). Leur noblesse ne venait ni de leur culture, ni de leur intelligence, mais de leur discernement humble : ils ne prenaient rien pour argent comptant, même pas l’enseignement de Paul, pourtant apôtre du Christ. Ils savaient que la Parole de Dieu seule est infaillible.
Aujourd’hui, nous vivons dans un temps où les voix se multiplient.
Chaque jour surgissent de nouvelles doctrines, de nouvelles philosophies, de nouvelles « révélations », de nouvelles vidéos, de nouveaux discours séduisants.
Dans nos détresses, nous aimerions parfois des réponses rapides, des solutions faciles, un message qui nous rassure sans nous transformer. Alors nous regardons « à droite et à gauche », jusqu’à trouver ce qui nous convient. Mais ce qui nous convient n’est pas toujours ce qui vient de Dieu. Et ce qui flatte notre cœur n’est pas toujours ce qui guérit notre âme.
Le danger n’a jamais été aussi subtil : ce n’est pas seulement de croire un mensonge, c’est de préférer une parole qui nous arrange à une Parole qui nous sanctifie.
C’est pourquoi, plus que jamais, nous avons besoin de revenir au Livre des livres, de laisser la Parole nous juger au lieu de juger la Parole,
de méditer, de sonder, de peser, de discerner.
Car il est écrit :
« Affermis mes pas dans ta Parole,
et ne laisse aucune iniquité dominer sur moi » Psaume 119 : 133
Et encore :
« Ils se détourneront de la vérité pour se tourner vers des fables »
2 Timothée 4.4
Les fables ne sont pas toujours spectaculaires. Parfois, ce sont simplement des paroles qui nous éloignent doucement de la croix,
qui nous consolent sans nous convertir, qui nous encouragent sans nous ramener à l’obéissance,
qui nous parlent de Dieu sans nous conduire à Dieu.
Frères et sœurs, ce n’est pas le nombre de messages que nous entendons qui nous garde, c’est la profondeur de la Parole que nous méditons. Ce n’est pas la nouveauté d’un enseignement qui nous fortifie, c’est la fidélité à l’Écriture qui nous affermit.