De nos jours, l’Église est infiltrée par trop de faux croyants. Quoique professant que Jésus est leur sauveur, ils continuent à vivre dans les ténèbres, sont prêts à renier leur foi pour faire hypocritement des pratiques impies, dès qu’ils subissent la moindre pression. Ils ne sont prêts à aucun sacrifice ni à subir aucune souffrance par amour pour Jésus. Ceci vient du fait que, à cause de l’avancée de l’Évangile, plusieurs pays du monde ont mis fin à la persécution. Prétendre qu’on est chrétien ne présente plus absolument aucun danger.
Mais il n’en a pas été ainsi aux premières heures de l’Église. Cette dernière est née et a grandi dans la douleur et la torture. Confesser Christ pour les premiers chrétiens était un blasphème aux yeux des juifs tout comme à ceux des romains. Pour les juifs, Jésus était un traitre et ses disciples des apostats. Pour les romains confesser que Jésus est Seigneur c’était s’opposer à César qui était considéré comme un dieu. Malgré le danger qu’il y avait à confesser simplement la phrase : « Jésus est mon Seigneur », plusieurs le firent au prix de leur vie. Actes 5 :41-42 relate comment les apôtres furent arrêtés, jugés indignement, battus copieusement, menacés sévèrement, mais cela ne les empêcha pas de continuer à confesser et à prêcher que Jésus est Seigneur.
À la suite des apôtres, plusieurs périrent pour les mêmes causes. Permettez que je vous raconte en particulier le cas de Polycarpe. Il était un disciple de l’apôtre Jean. Il vivait à Smyrne, pas loin de la ville d’Éphèse où Jean passa ses derniers jours. Il fut marqué par les écrits de l’apôtre Jean, particulièrement l’Apocalypse. Au soir de sa vie, il était le principal responsable de l’Église de Smyrne. Les autorités romaines le firent arrêter et lui demandèrent de renier Jésus. Écoutez ce que déclara Polycarpe : « 86 ans que j’ai servi Jésus, et il ne m’a jamais fait de mal. Comment blasphèmerai-je celui qui m’a sauvé ? » Sa déclaration irrita ses bourreaux qui le jetèrent sur un buchet et y mirent le feu. Dans les flammes, Polycarpe célébrait Dieu pour la grâce qu’il avait de boire la même coupe que Christ. Le feu fit comme une guirlande autour de lui mais ne le brûla pas. Un soldat remarquant que quelque chose de surnaturel se passait sortit son épée et tua Polycarpe.