En balayant comme chaque semaine devant ma maison, je repense à mon ami Georges. Dans le quartier résidentiel boisé de sa petite ville, il avait un voisin blessé par la vie, avec une mobilité réduite et rempli d’amertume.
Ce voisin ne supportait pas la joie de vivre et la paix de Georges depuis qu’il avait confié le volant de sa vie au Christ. Toutes les occasions étaient bonnes pour le critiquer et souvent l’offenser.
Georges décida durant l’automne de ramasser les feuilles des arbres non seulement sur son trottoir, mais aussi sur celui de son voisin. Idem pour la neige, en hiver…
Quatre ans plus tard, le voisin a craqué. Il est venu s’excuser auprès de Georges et lui exprimer toute sa reconnaissance pour son amour immérité.
L’histoire de Georges illustre l’attitude de Dieu envers nous, qui souvent le méprisons ou l’ignorons. Il déploie dans sa patience des trésors de bonté, de générosité pour nous amener à changer. Il ne cesse de nous donner des preuves de son existence et des témoignages de ce qu’il est(1).
Il pourvoit à notre subsistance, et remplit nos cœurs de joie. Lorsque je récolte les fruits et légumes qui abondent dans le jardin, lorsque j’admire le lever du soleil, ou lorsque j’entends les cris de joie de mes petites-filles, je ne peux cesser d’y penser.
Sans que je le mérite, Dieu m’aime. Quelle motivation pour l’aimer en retour!
Jeannot Gauggel
1/ Actes des Apôtres 14, 17
Vivre aujourd'hui, 16 juin 2026