mercredi 17 juin 2026

De la drogue et la prison à la liberté - 

Voici le témoignage de notre frère Samuel.

Je viens d'une famille chrétienne et je veux honorer ma maman pour son éducation chrétienne.

Nous allions en famille à l'église, mais suite à l'abandon de mon papa vers l'âge de 12 ans, je me suis éloigné de Dieu. J'ai commencé à aller dans la rue et à fréquenter des personnes qu'il ne fallait pas. J'ai commencé à consommer du cannabis et à entrer dans des rapports de violence avec les autres.

À cause de cela, j'ai fait de la prison. J'ai été placé jusqu'à ma majorité dans un centre pénitentiaire pour mineurs.
Puis, j'ai fait la connaissance de la mère de mes enfants. Elle était déjà dans l'addiction à l'héroïne. À 18 ans, j'ai donc connu l'héroïne avec elle. J'aimais cela.

Je suis devenu papa à 19 ans. Mes deux enfants sont nés avec le manque d'héroïne puisque leur maman continuait de consommer pendant sa grossesse. Ça a été une grosse déchirure pour moi de voir mes enfants en manque de cette drogue après leur naissance. Ça m'a fait un électrochoc. Je me suis dit : "Il faut que j'arrête."
Mais j'avais mis Dieu dans un tiroir.

Au lieu d'arrêter, après ma séparation avec la mère de mes enfants, j'ai sombré dans le grand banditisme : armes, braquages... pour subvenir à mon manque constant d'héroïne, physique et psychologique 

J'ai fait plusieurs allers-retours en prison.
J'ai fait des cures et séjourné dans presque tous les hôpitaux psychiatriques. J'ai reçu différents traitements : psychotropes, antidépresseurs et toutes sortes de médicaments. Rien ne marchait.

Mes enfants ont assisté à énormément de violence. Leur maman a beaucoup vendu son corps et travaillait dans le milieu de la nuit. Je rends grâce à Dieu aujourd'hui car mes enfants ont une grande stabilité dans leur vie.

En 2023, je me suis retrouvé à la rue à nouveau. Je suis retourné chez ma maman. L'addiction était toujours présente, la violence aussi.
Puis ma maman est tombée gravement malade. Avec mon frère, on l'a placé dans un hôpital.

Je ne payais rien dans son logement, même pas ma nourriture. J'ai reçu plusieurs menaces d'expulsion que je ne prenais pas en compte. Jusqu'au jour où les autorités sont venues me faire quitter les lieux.

J'étais abattu.
J'ai passé neuf mois dehors, y compris pendant l'hiver. J'avais trouvé un petit refuge de fortune dans un bois. C'était mon petit camping. J'étais débrouillard et j'ai reçu beaucoup d'aide, notamment alimentaire.
Dieu était là aussi.

J'étais toujours dans un cercle d'addiction entre l'alcool, l'héroïne, la cocaïne et les médicaments.
Un jour, alors que je me préparais à ma routine, j'ai commencé à avoir de fortes douleurs thoraciques. J'ai cru que j'allais mourir. J'ai compris plus tard qu'il s'agissait d'une hémorragie pulmonaire.

J'ai essayé de sortir du bois. Il y avait un hôpital derrière, mais je n'avais pas de téléphone. Je criais : "À l'aide !":
Je faisais dix pas et je m'écroulais. Je retournais dans ma tente car je n'arrivais pas à aller plus loin.
À un moment donné, j'ai imploré :
"Seigneur, au secours !". 

Je suis tombé dans un coma où j'ai fait un songe. 
J'ai vu que j'étais dans un arbre de lumière. Le tronc était immense. Il était couché comme un grand chemin. J'étais dessus, mais je ne voyais pas la cime. Je voyais les branches à gauche et à droite de moi qui étaient sombres.
Puis je me suis réveillé sans comprendre le sens. ( Cet arbre, c'était Jésus ) 

Par la suite, j'ai reçu un logement d'aide d'urgence.
En rentrant chez moi, j'ai entendu un klaxon. Dans cette camionnette qui s'approchait de moi se trouvait mon beau-frère Steven, évangéliste, que je n'avais pas vu depuis plus de dix ans.
Je suis monté avec lui et il m'a parlé de l'association Bethel, qui vient en aide aux personnes vivant dans la rue, dans les addictions, la violence et les tourments, afin qu'elles puissent se restaurer et se réconcilier avec Dieu.

Il m'a dit :
"Samuel, je connais l'association Bethel à Marseille."
Je lui ai répondu :
"Ben écoute, Steven, allez, c'est bon. Je quitte tout. Je quitte la Belgique et j'y vais. Moi, ici, je vais mourir."

Grâce à cette œuvre magnifique que Dieu a accomplie à travers cette association, j'ai pu me restaurer et me réconcilier avec Dieu par Jésus. J'ai senti que Dieu m'envoyait là-bas.
J'ai grandi dans cette œuvre à Marseille. Ma foi a grandi. Ma confiance était totale.

Il m'a aussi réconcilié avec toute ma famille.
Je suis devenu responsable, deuxième leader de la "Bastide". Nous y accueillons des garçons en difficulté. C'est une œuvre magnifique qui sauve des vies.

J'y suis resté vingt mois avant de revenir en Belgique.
J'ai été véritablement délivré des addictions que j'avais : drogues, héroïne...
Au centre Bethel, on brise le cercle des addictions, car une addiction en amène une autre.

Je savais où j'étais, et aujourd'hui je sais où je suis.

J'ai acquis un don de discernement et je sais me protéger de ces choses-là maintenant.
Dieu m'a rappelé qu'il me préparait une nouvelle saison et que le temps passé auprès de cette association s'arrêtait. L'œuvre de Bethel fait pleinement partie de mon témoignage. (1 Pierre 2)

Il y a un temps de guérison pour toute chose. 
Je souffrais d'une profonde blessure de l'âme liée à mon papa.
Jésus m'a guéri et réconcilié aussi. 

Je veux témoigner de Ses œuvres magnifiques. Je me laisse conduire.
Je suis dans un temps où Il m'équipe pour parler de Sa gloire.
Je veux apporter un message d'espérance à ceux qui n'y croient plus.

Il y a de l'espoir pour les enfants et les parents. 

Je dis dans mes prières :
"Seigneur, fais de moi ce que Tu as prévu de faire."

Je m'identifie beaucoup à un soldat de Christ. Je considère Jésus comme mon Général en chef.

Je suis aujourd'hui un fervent disciple de Christ.

Soyes tous bénis.

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