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LE PARADIS TERRESTRE
« L’Éternel Dieu planta un jardin en Éden (jardin de délices, de charme), du côté de l’orient, et il y plaça l’homme qu’il avait formé. L’Éternel Dieu fit pousser du sol tout arbre agréable à voir et bon à manger, ainsi que l’arbre de vie au milieu du jardin et l’arbre de la connaissance du bien et du mal. […]
L’Éternel Dieu commanda à l’homme : “Tu mangeras librement de tout arbre du jardin ; mais de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n’en mangeras pas ; car, au jour où tu en mangeras, tu mourras certainement.”» (Genèse 2 v.8, 9, 16 et 17)
Tout a été conçu pour le bonheur de l’homme, mais bientôt, hélas, séduite par le diable déguisé en serpent, la femme mangea du fruit défendu et en donna à son mari qui, lui aussi, en mangea. La sentence divine tombe alors : “tu mourras certainement”. Cette sentence a une retombée sur tous les descendants : «comme par un seul homme le péché est entré dans le monde et par le péché la mort, ainsi, la mort est passée à tous les hommes du fait que tous ont péché…» (Romains 5 v.12)
« Dieu dit : “Voici, l’homme est devenu comme l’un de nous, pour connaître le bien et le mal ; et maintenant, il ne faut pas qu’il avance sa main, qu’il prenne aussi de l’arbre de vie, qu’il en mange et qu’il vive à toujours !” L’Éternel Dieu le mit donc hors du jardin d’Éden, pour labourer le sol, d’où il avait été pris : il chassa l’homme, et plaça à l’orient du jardin d’Éden les chérubins et la lame de l’épée qui tournait çà et là, pour garder le chemin de l’arbre de vie.» (Genèse 3 v.22 à 24)
C’est une grâce de Dieu que d’empêcher l’homme de prendre du fruit de l’arbre de vie ; il évite ainsi que l’homme vive éternellement dans ce triste état de péché et de misère. Mais si les chérubins (anges veillant à l’administration de la justice et du jugement divins) et la lame d’épée ont fermé le chemin d’accès au paradis terrestre, un autre chemin a été ouvert : le «chemin nouveau et vivant» (Hébreux 10 v.20) que le Seigneur Jésus a ouvert et qui conduit au Père dans les lieux saints. « Je suis le chemin, dit-il, la vérité et la vie; personne ne vient au Père si ce n’est par moi. » (Jean 14 v.6)
LE PARADIS CELESTE
Au brigand repentant crucifié à côté de lui, le Seigneur Jésus dit: «En vérité je te dis : Aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis» (Luc 23 v.43). Il ne s’agit pas du paradis terrestre en Eden puisque celui-ci a été fermé et interdit à cause du péché, mais du paradis céleste, lieu de délices où tous les croyants sont, après leur mort physique, avec Jésus en attendant leur résurrection. C’est là que l’apôtre Paul a été enlevé et a entendu des paroles ineffables qu’il n’est pas permis à l’homme d’exprimer (2 Corinthiens 12 v.4). Dans ce paradis, il n’y a pas l’arbre de la connaissance du bien et du mal puisque le mal ne s’y trouve pas –le Christ l’a ôté par sa mort– mais il y a, comme dans l’Eden, l’arbre de vie dont les fruits peuvent être mangés puisqu’il n’y aura plus de péché dans ce lieu plein de charme et la mort ne sera plus. Seuls ceux ayant leurs péchés lavés dans le sang de Christ auront droit à l’arbre de vie (Apocalypse 2 v.7 et 22 v.14). Dehors seront tous ceux et toutes celles qui, n’ayant pas reçu le Seigneur Jésus comme leur Sauveur, resteront «morts dans leur fautes et leurs péchés» (Ephésiens 2 v.1)
Citation de J.Kœchlin (CJLE): Remarquons combien la première et la dernière page de la Bible se ressemblent. L’Ecriture commence et s’achève par un paradis, un fleuve, un arbre de vie… Mais, comme l’a écrit quelqu’un, la fin est plus belle que le commencement, l’oméga plus grandiose que l’alpha ; le paradis futur n’est pas l’ancien retrouvé, c’est le « paradis de Dieu» (Apocalypse 2 v.7) avec la présence éternelle de l’Agneau qui mourut pour nous. Y auront accès uniquement des pécheurs sauvés par grâce, tel que le brigand converti (Luc 23 v.43).
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Lieu de repos, sainte patrie,
Séjour heureux des rachetés,
Ô ville d'or, cité chérie,
J'aspire à tes félicités.
Repos, repos ! Près de Jésus,
Peines, douleurs ne seront plus
Là, j'entrerai, sauvé par grâce,
Là, tu m'attends aux saints parvis.
Viens, me dis-tu, j'acquis ta place
Par ma croix, dans le paradis.
Repos, repos ! Près de Jésus,
Peines, douleurs, ne seront plus.
A. Ladrierre (H&C n°197)
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