Le visage couvert de larmes, dans un documentaire réalisé par la BBC, il explique face caméra que la pauvreté et les dettes le poussent à devoir vendre ses deux filles jumelles de 7 ans, à un homme qui va les épouser.
En échange, il recevra de quoi survivre encore un peu, et assure à ses fillettes de ne pas mourir de faim.
Et donc, nous devrions avoir compassion de ce papa au cœur brisé.
Attends un instant, je reviens…
[...]
[...]
Bleeeeeuuuuuuurrrrrppppp…
[...]
Me revoilà.
Avec tout le respect que je dois à cet homme, je ne peux m’empêcher de vomir sur cette décision ignoble.
Je me fiche de savoir que les traditions locales, les lois religieuses ou la pauvreté extrême puissent autoriser ce genre d’actes.
Je me fiche de n’avoir jamais dû être confronté à ce genre de choix.
Le devoir d’un père est de protéger ses enfants !
Pas de les sacrifier !
Peut-être peut-il travailler plus, travailler autrement, travailler ailleurs, cesser d’implorer un faux dieu, vendre un de ses reins ?
Il vivra dans la rue s’il le faut, divisera sa ration de nourriture, ou ira jusqu’à offrir sa propre vie.
Il pourrait faire adopter ses filles par une famille aimante, ou par une nourrice au grand cœur ou, si cela existe, les placer dans une structure d’accueil pour enfants abandonnés.
Mais rien, absolument rien, ne permettra de justifier qu’à l’âge de l’innocence, des jeux, et de la construction identitaire, il soumette ses enfants à des viols commis par des hommes pervers s’abritant derrière des lois écrites pour satisfaire leurs pulsions les plus ignobles.
La pauvreté, même la plus extrême, n’annule pas le devoir de protection envers ses enfants.
Hommage et compassion à ces pères et à ces mères qui acceptent les conditions de vie les plus épouvantables pour préserver leurs enfants, quitte à les confier à des personnes qui sauront en prendre soin.
Et désignation sans équivoque de ceux qui s’abritent derrière tout ce qui les arrange pour justifier leur faillite morale.
Nommons-les pédocriminels, trafiquants d’êtres humains, ou psychopathes dénués de valeurs morales.
Mettons-les en prison, rééduquons-les, trouvons-leur un travail, apprenons-leur quelques bases de morale, accompagnons leur détresse ou offrons-leur une espérance.
Mais qu’on cesse de vouloir nous faire croire que la pauvreté autorise la déchéance de la morale élémentaire.
Աստված օրհնի քեզ - Asdvadz orhni kéz - Que Dieu te bénisse
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