lundi 22 juin 2026

Perte du Salut : Le verdict.

Concernant le sujet si controversé de la perte du salut, je crois qu’il faut parler avec sérieux, humilité, crainte de Dieu et amour pour les âmes. Ceux qui disent que le salut ne peut pas se perdre rappellent souvent une vérité essentielle : c’est Christ qui sauve, et non nos œuvres, nos capacités, nos efforts ou notre performance spirituelle. Et cela est vrai. Personne ne se sauve lui-même. Personne ne mérite le salut. Personne ne peut se glorifier devant Dieu.

Mais ceux qui avertissent que la Bible présente un danger réel pour celui qui cesse de demeurer en Christ, abandonne la foi, s’endurcit, fait naufrage quant à la foi ou retourne vivre loin du Seigneur ne sont pas nécessairement des ennemis de la grâce, des légalistes, des confus, des gens maudits, déjà retranchés ou jamais sauvés comme certains aiment parfois trop vite le dire. Très souvent, ils rappellent simplement une vérité que la Bible rappelle aussi : pour recevoir le salut, il faut avoir reçu Christ ; et recevoir Christ, ce n’est pas seulement avoir prononcé Son nom un jour, c’est accueillir Sa Parole dans un cœur rendu bonne terre, demeurer en Elle, et la laisser demeurer en nous jusqu’à porter le fruit d’une foi vivante.

Celui qui affirme avoir le salut, mais qui refuse durablement de demeurer dans la Parole de Christ, qui ne porte pas les fruits de la repentance, qui ne lutte plus contre la chair mais s’y livre, qui refuse de revenir, qui ne se soumet pas au Seigneur et vit comme si Jésus n’était pas réellement son Maître, doit prendre garde à ne pas se tromper lui-même. Car appeler Jésus “Seigneur, Seigneur” avec la bouche ne suffit pas si rien dans la vie ne montre qu’Il est réellement notre Seigneur.

On pourra toujours nous opposer l’exemple du brigand crucifié à côté de Jésus, ou d’autres moments où le Seigneur a manifesté une grâce bouleversante envers des pécheurs que beaucoup auraient condamnés. Et il faut recevoir ces exemples avec émerveillement : ils nous montrent la largeur, la profondeur, la puissance et la gratuité de la grâce de Dieu. Ils nous rappellent que personne n’est trop loin pour être sauvé, que Christ peut faire grâce jusqu’au dernier souffle, et que Dieu ne méprise pas un cœur qui se tourne sincèrement vers Lui.

Mais cette grâce immense ne doit jamais faire naître dans nos cœurs une pensée mauvaise, intéressée et charnelle qui dirait : “Puisque Christ fait grâce, je peux vivre toute ma vie dans le péché, et je me repentirai à la fin.” Une telle pensée n’est pas la foi. Ce n’est pas l’amour de Dieu. Ce n’est pas la reconnaissance envers Christ. C’est une manière de mépriser la grâce, de jouer avec le péché, de tenter Dieu et de se tromper soi-même. Celui qui connaît la vérité, qui sait ce que Dieu demande, qui sait ce que Christ a souffert, mais qui utilise cette connaissance pour différer volontairement l’obéissance et la repentance, ne marche pas dans la lumière qu’il a reçue.

La grâce de Dieu n’est pas une couverture pour vivre loin de Christ. Elle est la puissance de Dieu qui sauve, relève, enseigne, corrige, transforme et conduit à demeurer en Lui. Bien sûr, il ne s’agit pas d’écraser celui qui tombe, car le juste peut tomber sept fois et se relever. Dieu connaît nos faiblesses, nos combats, nos chutes, nos larmes, nos rechutes et nos relèvements. Et cette grâce qui nous relève encore et encore doit aussi nous rendre miséricordieux envers nos frères et sœurs. Nous devons reprendre avec douceur, soutenir les faibles, pardonner encore et encore, et faire miséricorde, car il sera fait miséricorde à celui qui fait miséricorde.

Mais il y a une différence entre tomber et se relever, et s’endurcir sans repentance. Il y a une différence entre lutter contre la chair, et s’y abandonner comme si Christ n’était pas Seigneur. Il y a une différence entre une brebis blessée qui revient au Berger, et quelqu’un qui se rassure lui-même tout en refusant de demeurer en Christ. Et il y a une différence entre être sauvé au dernier moment par une grâce souveraine que Dieu accorde, et organiser volontairement sa vie dans le péché en comptant exploiter cette grâce plus tard.

Voilà pourquoi celui qui avertit ses frères et sœurs de ce danger ne fait pas le mal lorsqu’il le fait dans l’amour, avec crainte de Dieu, sans écraser les faibles, mais pour réveiller ceux qui dorment, ramener ceux qui s’éloignent et appeler chacun à revenir à Christ pendant qu’il est encore temps. Il rappelle que la foi peut faire naufrage, que l’on peut recevoir la Parole sans la garder jusqu’au fruit, que l’on peut croire en vain, ne pas demeurer, être retranché selon les avertissements du Seigneur, et finir par révéler que nos paroles ne correspondaient pas à la réalité de notre cœur.

Ce n’est pas une menace contre la vérité. C’est un avertissement nécessaire. Car Dieu ne se laisse pas tromper par nos déclarations. Les fruits finissent par révéler ce que les paroles seules peuvent cacher. Celui qui n’a pas l’habit des noces ne sera pas justifié par le simple fait d’avoir été présent extérieurement. Celui qui entend la Parole mais reste au bord du chemin, dans la superficialité, dans l’étouffement des convoitises ou dans l’endurcissement, ne doit pas se rassurer comme si la grâce de Dieu pouvait contredire la Parole de Dieu.

Les promesses de Dieu mènent réellement à destination. Dieu est fidèle, puissant pour garder, riche en grâce et plein de miséricorde. Mais justement, toute la Parole nous appelle à demeurer, persévérer, veiller, croire jusqu’au bout, marcher par l’Esprit et porter le fruit de l’amour véritable. La destination de la foi n’est pas seulement d’éviter la condamnation : c’est d’être uni à Christ, transformé par Lui, rendu participant de Sa vie, de Sa sainteté et de Son amour.

C’est aussi pour cela que Dieu veut que nous nous aimions les uns les autres, que nous priions les uns pour les autres, que nous nous exhortions, que nous nous relevions, que nous cherchions à croître ensemble et à persévérer ensemble dans la foi. Aucun de nous n’est appelé à marcher seul, à lutter seul, à veiller seul ou à tenir seul. Le Corps de Christ est aussi donné pour cela : afin que nous nous portions les uns les autres, que nous nous avertissions avec amour, que nous nous consolions avec vérité, et que nous avancions ensemble jusqu’à la fin.

Le salut est en Christ. L’assurance est en Christ. La vie est en Christ. Mais celui qui ne demeure pas en Christ ne doit pas se rassurer comme si le salut était une formule prononcée une fois pour toutes, sans foi vivante, sans repentance, sans fruit et sans persévérance. La grâce de Dieu ne nous a pas été donnée pour rester au bord du chemin, ni pour calculer avec le péché, mais pour demeurer en Christ jusqu’à la fin.

Que Dieu vous bénisse. 
Au nom de Jésus-Christ 
Amen
🙏🏽❤️

#pertedusalut

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