Tu n'en as pas les moyens
Sonder les Écritures
Car, lequel de vous, s’il veut bâtir une tour, ne s’assied d’abord pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi la terminer. Luc 14.28
Jésus s'adresse à une foule et pose ses conditions pour le suivre. Elles sont exigeantes : le mettre au-dessus de toute autre relation, porter sa croix jour après jour. Et pour illustrer ses propos, il prend cette image d'un homme qui veut bâtir une tour et s'assied d'abord pour calculer la dépense.
En méditant sur ce passage, j'ai réalisé quelque chose de troublant. Si je m'asseyais vraiment pour calculer la dépense pour savoir si j'ai les moyens de suivre Jésus, j'arriverais inévitablement à cette conclusion : je n'en ai pas les moyens. Pas humainement parlant. J'aurais beau avoir la meilleure volonté du monde, mon compte bancaire spirituel serait dans le rouge. Largement à découvert.
Mais voici ce qui est extraordinaire : Dieu le sait. Il le sait mieux que vous. Et ce n’est pas sur vos propres forces qu’il compte pour faire de vous son disciple. Voilà pourquoi il est question de porter sa croix pour un disciple de Jésus. Porter sa croix, c’est accepter d’être dépouillé intérieurement. Reconnaître que l’on n’a pas la force en soi, accepter de dépendre de Dieu — et cela peut être une vraie souffrance pour celui qui veut se suffire à lui-même. Tout ce qui vient de votre propre volonté, de votre propre capacité, de votre propre suffisance doit être crucifié. Un disciple, ce n’est pas quelqu’un qui en a les moyens. Un disciple, c’est quelqu’un qui s’appuie sur la grâce et la puissance de Dieu pour aller jusqu’au bout.
Pierre l'a compris, lui qui avait pourtant essayé de marcher par ses propres forces. Il écrit : "vous qu'il garde, par sa puissance, au moyen de la foi, en vue du salut." Vous voyez la répartition ? Notre part, c'est la foi. La sienne, c'est la puissance. Notre part, c'est la volonté. La sienne, ce sont les moyens pour soutenir cette volonté.
Alors si vous vous sentez indigne, insuffisant, pas à la hauteur de ce que Dieu attend de vous, vous avez raison. Vous n'en avez pas les moyens. Mais lui, oui. Et c'est tout ce que vous avez besoin de savoir pour accepter de le suivre.
Ecouter la voix de Dieu
Y a-t-il un domaine de votre vie où vous avez renoncé à suivre Dieu, convaincu que vous n'en aviez pas les moyens ? Prenez le temps d’écouter ce que Dieu veut vous dire à ce sujet.
Prier, c'est simple. Parlez à Dieu comme vous le feriez avec votre ami le plus proche. Dieu vous aime et il peut tout entendre. Voici un exemple de prière : "Seigneur, je reconnais que je n'en ai pas les moyens. J'ai trop souvent compté sur mes propres forces et j'ai échoué. Aujourd'hui, je choisis de te confier ma volonté et de compter sur ta puissance pour aller jusqu'au bout. Amen !"
Louer Dieu
Dire merci à Dieu, c'est reconnaître ses œuvres dans notre vie. Quels sont vos sujets de louange et de reconnaissance aujourd'hui ? Dieu vous connaît dans vos limites. Il garde votre vie par sa puissance quand votre foi est au bord du gouffre, et il transforme vos faiblesses en témoignages de sa grâce. Alors levez les mains, non pas parce que vous avez réussi, mais parce qu'il n'abandonne jamais.
Agir aujourd'hui
Allez plus loin avec ce que Dieu vous a montré. Comment pouvez-vous transformer ces révélations en actions concrètes ? Avez-vous un projet, un appel ou un engagement que vous avez abandonné par manque de confiance en vos capacités ? Choisissez de refaire un premier pas concret : inscrivez vous, prenez rendez-vous, envoyez ce message, en comptant sur sa force plutôt que sur la vôtre.
Honorer le Seigneur
Notre parcours du jour se termine. Prions ensemble afin d'honorer notre Dieu.
"Seigneur, c'est dans ma faiblesse que ta gloire se révèle. À toi soient le règne, la puissance et la gloire, amen !"
Nicolas Panza
Source (La Pensée du Jour)