Vous m’appelez Maître et Seigneur ; et vous dites bien, car je le suis. Jean 13.13
Un Seigneur différent
« Ce qui me gêne, me dit un homme à qui je parlais de Jésus, c’est qu’il faut l’appeler Seigneur. » Le mot « Seigneur » est lourd de sens. Il implique que celui qui le porte est un être supérieur devant qui on s’incline. Il possède des droits et une autorité dus à sa position.
Je peux comprendre l’allergie de cet homme à ce titre, si l’on regarde aux comportements des maîtres de ce monde. Maître équivaut souvent à tyran, despote, dictateur...
Si Jésus est Seigneur, il l’est de manière toute différente. Lors de l’épisode d’où est tiré le verset d’introduction, Jésus rappelle qu’il possède de manière légitime ces titres de Maître et Seigneur.
La minute d’avant, il s’était revêtu du tablier de l’esclave et avait lavé les pieds de ses disciples, l’un après l’autre. Le Seigneur est aussi serviteur. Toute sa vie sera un engagement à servir ceux qu’il aime. Il ira jusqu’au point de mourir pour subir à leur (et notre) place la condamnation qu’ils méritaient (que nous méritons) pour leurs (et nos) fautes devant Dieu.
Certes, Jésus est Seigneur ! Mais il n’y a que du plaisir à servir un tel Maître !
Gilles Georgel
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Lecture proposée : Lettre aux Philippiens, chapitre 2, versets 5 à 11.
Source (Vivre Aujourd'hui)