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Deuxième partie de la revue (2/5)
REVUE TRIMESTRIELLE Revue 14, Volume 4, No. 14, 1978.
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LE RACISME
La discrimination raciale a toujours représenté un problème sur notre globe. On peut même affirmer que le racisme fut, à l'origine, un des premiers obstacles à la proclamation, puis à la diffusion, de l'Évangile de Jésus. La pratique consistant à cataloguer certaines personnes d'après leur apparence extérieure plutôt que par leur caractère, leurs qualités ou leurs mérites intrinsèques, est désignée dans la Bible par l'expression « acception de personnes », (voir Jacques 2.1-12).
Au temps de Jésus, il existait une sérieuse discrimination entre Juifs et gentils ainsi d'ailleurs qu'entre Juifs et Samaritains. Chacun sait que de nos jours nous avons toujours la triste tendance à dresser de solides barrières, consciemment ou non, qui nous séparent des gens dits « de couleurs » et que nous n'acceptons pas comme étant égaux à nous, les « blancs ».
Le cas des noirs est typique. Durant des siècles nous les avons tenus sciemment à l'écart de toute forme de civilisation et d'instruction réelles et nous sommes aujourd'hui les premiers à nous gausser de leur ignorance. Je n'ose pas parler du cas des Indiens d'Amérique qu'on a proprement spoliés pour les enfermer dans des réserves, ni des Indiens d'Amazonie que l'on traque comme des bêtes, ni des Juifs qui furent massacrés par millions durant la dernière guerre.
Mon but n'est nullement de prôner une vaste croisade sociale, et encore moins politique, mais de tout simplement susciter chez chacun d'entre nous une série de pensées pouvant mener à des réactions salutaires en matière de racisme. Tôt ou tard nous devrons faire face au juste jugement du Dieu de l'univers. Il nous demandera alors raison de chacune de nos pensées et de nos actions, et j'ai peur que certains d'entre nous ne puissent montrer dans leur coeur le reflet de l'esprit de Jésus-Christ.
NOTRE ATTITUDE VIS-À-VIS DES AUTRES RACES
Une phrase vient tout naturellement à l'esprit : Quelle devrait être notre attitude vis-à-vis les autres races ? Се sujet a déjà fait couler pas mal d'encre durant ces dernières années mais il faut malheureusement admettre que trop souvent la plupart des arguments utilisés étaient basés bien plus sur des impressions que sur un raisonnement rationnel et même spirituel. On en est arrivé à tirer des conclusions que l'on pourrait qualifier de hâtives – conclusions que certains se sont vus obligés, par orgueil, de défendre à tout prix.
Un simple raisonnement objectif devrait nous conduire à penser qu'aucun facteur extérieur tel que l'opinion publique, l'influence du milieu ou la pression sociale ne devrait influencer notre position. Nous devrions, au contraire, être guidés par un souci majeur qu'on peut formuler ainsi : « Quelle était l'attitude de Jésus-Christ à cet égard » ? Par un cheminement logique on doit arriver à dire : « Quelle doit donc être l'attitude d'un chrétien vis-à-vis des autres races »? Si nous abordons tous cet entretien avec un esprit absolument ouvert et libre, je ne doute pas un seul instant que nous arrivions à une conclusion simple et logique.
Nous savons, par les Écritures, que Jésus a toujours mis les différentes ethnies et races sur un pied de totale égalité. Nous savons également que les Juifs de son temps n'hésitaient pas à faire plusieurs heures de marche supplémentaires pour éviter de traverser la Samarie à cause de leur discrimination raciale vis-à-vis de ceux à qui ils reprochaient de ne pas être des Juifs de race pure. Cela n'a nullement empêché Jésus de se rendre dans cette contrée, et d'enseigner à ces Samaritains réprouvés certaines de ses plus belles leçons.
Le Christ ne cédait à aucun compromis à propos de la Vérité et ne remettait jamais de l'enseigner sous prétexte de préserver la paix. L'attitude de Jésus, lorsqu'il était question de choisir entre la paix ou la Vérité, était très simple. Elle est résumée dans une des phrases qu'il prononça : « Ne croyez pas que je suis venu apporter la paix sur la terre ; Je ne suis pas venue apporter la paix, mais l'épée. », Matthieu 10.34.
La position que doit prendre le chrétien vis-à-vis des autres races est exprimée dans ce que l'on appelle parfois la « Règle d'Or ». « Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux ... », Matthieu 7.12.
L'application de cette simple et unique petite portion des enseignements de Jésus suffirait à éliminer définitivement toute « acception de personnes », résultat d'une intransigeance et d'une intolérance inexcusables.
Si la Providence divine avait voulu que nous naissions avec la peau noire, rouge ou jaune, ou si les positions respectives des diverses races se trouvaient être brusquement inversées, que penserions-nous alors de notre attitude première ? C'est exactement la question que pose la « règle d'or » c'est-à-dire : Traitons-nous les autres races comme nous aimerions qu'elles nous traitent si les rôles étaient renversés ? Qu'il ferait bon vivre dans un monde qui appliquerait une semblable règle, ne trouvez-vous pas ? !
Portons maintenant notre attention sur un texte, également très caractéristique, et situé dans le dixième chapitre du livre des Actes :
« [...] Pierre monta sur le toit vers la sixième heure, pour prier. Il eut faim et il voulut manger. Pendant qu'on lui préparait à manger, il tomba en extase, et un objet semblable à une grande nappe attachée par les quatre coins, qui descendait et s'abaissait vers la terre, et où se trouvaient tous les quadrupèdes et les reptiles de la terre et les oiseaux du ciel. Et une voix lui dit : Lève-toi. Pierre, tue et mange.
Mais Pierre dit : Non, Seigneur car je n'ai jamais rien mangé de souillé ni d'impur. Et pour la seconde fois la voix se fait entendre à lui : Ce que Dieu a déclaré pur, ne le regarde pas comme souillé ...
Et comme Pierre était à réfléchir sur la vision, l'Esprit lui dit : Voici, trois hommes te demandent; lève-toi, descends et pars avec eux sans hésiter ... Ils arrivèrent à Césarée le jour suivant. Corneille les attendait, et avait invité ses parents et ses amis intimes ... Vous savez, leur dit Pierre, qu'il est défendu à un Juif de se lier avec un étranger et d'entrer chez lui ; mais Dieu m'a appris à ne regarder aucun homme comme souillé et impur ...
En vérité je reconnais que Dieu ne fait point acception de personnes. », Actes 10.9-35.
Cette question de l'acception de certaines catégories d'hommes avait besoin d'être totalement clarifiée avant que l'Évangile puisse être proclamé aux gentils, c'est-à-dire aux non-Juifs. Cet incident de la vie de l'apôtre Pierre démontre bien que sous la dispensation chrétienne il ne peut être question d'exclure quelqu'un de la grâce de Dieu. C'est sur ces mêmes païens que va descendre le Saint-Esprit afin que la question fût réglée une fois pour toutes et qu'il ne faille plus jamais y revenir.
Chaque être humain occupe, par conséquent, une place identique aux yeux de Dieu. Son Fils est mort sur la croix pour tous les hommes, sans distinction de race. Ainsi l'a voulu l'Amour infini du Créateur. C'est sur la vie de chacun que repose le mystère du sacrifice de Jésus et non sur celle des membres d'une caste ou d'une race en particulier !
NOTRE VIE CHRÉTIENNE REFLÈTE-T-ELLE CE PRINCIPE ?
Cette vérité est répétée par l'apôtre Paul dans ses épîtres aux Romains et aux Galates lorsqu'il enseigne : « Il n'y a aucune différence, en effet, entre le Juif et le Grec, puisqu'ils ont tous un même Seigneur qui est riche pour tous ceux qui l'invoquent. », Romains 10.12.
« Il n'y a plus ni Juif ni Grec, il n'y a plus ni esclave ni libre, il n'y a plus ni homme ni femme ; car tous vous êtes en Jésus. », Galates 3.28.
Permettre à nos préjugés raciaux de se prolonger jusque dans notre vie chrétienne représente une véritable violation des principes que nous enseignent ces passages de l'Écriture. Ceci mène tout droit à l'attitude paradoxale que constitue le fait de tenter sans cesse de se rapprocher de la Volonté de Dieu, sauf en ce qui concerne le racisme. On entrevoit sans peine jusqu'où une telle position peut mener celui qui croit suivre la voie tracée par le Christ.
ORGUEIL ET PRÉJUGÉS
L'orgueil est une des causes profondes du racisme. Le « Petit Larousse » définit ce sentiment en ces termes : « estime excessive de soi-même ». Il a pour synonyme les mots : fatuité, hauteur, morgue, présomption, prétention, suffisance et vanité.
Comme on peut le voir il s'agit de l'antithèse même de l'humilité, car l'orgueil pousse l'homme à penser qu'il est nettement meilleur aux autres. Cependant, on peut très bien professer l'humilité et défendre les droits d'une autre race tout en ne désirant pas agir conformément à des vérités reconnues.
Il en va ainsi des hommes et des femmes qui, bien que sachant que Dieu s'oppose à toute acception de personnes, se sont durant très longtemps soumis à certaines coutumes sociales, et ne sont pas disposés à compromettre leur prestige en faisant tout simplement ce qui est juste et bon. Il est en effet plus facile de trouver une centaine de personnes assez sages pour comprendre la vérité, que d'en trouver une seule qui est disposée à soutenir courageusement sa thèse devant l'opinion.
La science a prouvé que le potentiel de base des différentes races représente un facteur pratiquement constant, comparé aux facultés et aux occasions de développement du même potentiel.
La Bible enseigne qu'il existe « Un seul Dieu et Père de tous », Éphésiens 4.6, soit que nous recevions ses bénédictions par notre obéissance, soit que nous recevions ses punitions par notre désobéissance.
La science et la Bible ont toutes deux amplement démontré que l'humanité est une dans son essence et que par conséquent ce qui nous divise en nations, en couleurs ou en cultures différentes est tout relatif et même, au fond, parfois subjectif. Il ne s'agit donc que de barrières artificielles. On peut classer les préjugés ou les idées préconçues au deuxième rang de ce qui contribue au racisme.
De 1933 à 1945, Hitler essaya d'inculquer au peuple allemand la notion de son appartenance à une « race de seigneurs », supérieure à toutes les autres et qui, par conséquent, devait régner en maître sur les autres races du monde. Tout ceci fut savamment distillé dans l'esprit des gens à grand renfort de propagande et de prétendues preuves scientifiques. Certains Allemands finirent par adhérer à cette fallacieuse théorie, en conçurent de grands préjugés qui aboutirent finalement aux monstruosités que nous connaissons tous. Il ne faut jamais mésestimer la puissance et les effets des préjugés qui peuvent conduire à l'intolérance et l'intransigeance, sources de tant de maux.
Il est malheureusement indéniable que d'excellentes gens peuvent avoir des idées préconçues en matière de races. Ces personnes peuvent tout naturellement chercher à faire partager leurs idées et recevoir l'approbation de leurs semblables. Peu d'êtres humains échappent à l'emprise des préjugés. Ils sont les victimes naturelles d'un sentiment toujours préjudiciable et toujours mal placé : L'orgueil. Nous avons tous à nous garder de ces deux choses en restant honnêtes, en agissant avec sagesse et en ayant un esprit ouvert aux réalités.
Dans n'importe quelle bataille, la Vérité reste toujours maîtresse du terrain. C'est pourquoi faisons fort attention de ne jamais avoir Dieu pour adversaire.
QUE POUVONS-NOUS FAIRE ?
Il est une question qui vient tout naturellement à l'esprit lorsque l'on réalise que la discrimination raciale est tout à fait injuste : « Que puis-je faire, moi, pour ouvrir les yeux de mon prochain » ? Le problème est évidemment très vaste, très complexe, mais il ne faut pas mésestimer la valeur et l'efficacité d'une action individuelle, et contribuant, pierre après pierre, à la construction d'une société dans laquelle chacun aurait les mêmes droits et les mêmes devoirs, quelle que soit sa race ou la couleur de sa peau.
Cinq pas aussi importants qu'essentiels peuvent facilement être faits :
1 - Nous pouvons regarder au fond de nous-mêmes afin d'examiner notre comportement et développer le désir de changer nos idées et notre attitude en fonction de ce que notre sincérité nous a permis de découvrir. Pour y arriver il est nécessaire d'être absolument objectif et peu de gens le sont, hélas !
2 - Nous pouvons assez facilement cesser de coller une étiquette sur le dos de nos semblables. Il est faux de dire que les Noirs sont bêtes, que les Arabes sont faux, que les Jaunes sont cruels, que les Juifs sont roublards. Cela peut être vrai pour certains et pas pour d'autres. Bannissons de notre vocabulaire des expressions telles que : Être saoul comme un Polonais, chercher une querelle d'Allemand, être avare comme un Juif, flegmatique comme un Anglais, ou encore paresseux comme un Mexicain.
On généralise trop facilement, on « catalogue » d'office, et tout cela crée inconsciemment dans notre esprit des idées préconçues, néfastes et qui nous sont préjudiciables ainsi d'ailleurs qu'aux diverses races et nations incriminées. On va même jusqu'à adapter ses actions à ces généralités bêtes, méchantes et gratuites. Il n'en faut pas plus pour créer un climat de méfiance et de mésentente.
3 - Nous pouvons développer et cultiver l'amitié de personnes appartenant à une autre race ou à un autre pays. C'est en les connaissant mieux que nous cesserons de les critiquer, voire de les condamner d'office. La courtoisie et la gentillesse envers tous efface le chauvinisme et le racisme. Ayons le courage de faire ce que les autres ne font pas à cause, précisément, d'une discrimination aveugle.
Charles Colton disait : « Le plus grand ami de la vérité est le temps ; son plus grand ennemi est le préjugé » ... Le secrétaire d'état Foster Dulles s'adressant à l’Assemblée Générale des Nations Unies, s'exclama un jour : « Le Christ voulait que les hommes voient, qu'ils voient loin, qu'ils voient juste. Cette sorte de vision ne s'acquiert qu'en secouant toute hypocrisie et tout préjugé déformant la vue normale des choses et qui font imaginer ce qui, en réalité, n'existe pas. »
4 - Nous devons toujours juger les hommes individuellement, d'après ce qu'ils sont et non pas selon la couleur de leur peau ou le pays dans lequel ils vivent.
5 - Nous pouvons finalement prier pour que Dieu nous accorde une meilleure compréhension des choses et des gens, prier pour nous débarrasser des idées toutes faites. La prière a ceci de particulier : Elle peut soit être détruite par nos préjugés, soit détruire nos préjugés.
JACQUES 2.1-12 – UNE GRANDE LEÇON
Il nous est facile d'apercevoir la discrimination qui se manifeste dans la vie d'autrui, mais il faut admettre que nous la détectons bien moins aisément dans nos propres actions. Nulle part dans la Bible le principe de l'« aссерtion » de certaines personnes ne se trouve plus clairement condamné que dans Jacques 2.1-12.
Lisons ensemble cet édifiant passage de la Parole de Dieu :
« Mes frères, que votre foi en notre glorieux Seigneur Jésus-Christ soit exempte de toute acception de personnes.
Supposez, en effet, qu'il entre dans votre assemblée un homme avec un anneau d'or et un habit magnifique, et qu'il y entre aussi un pauvre misérablement vêtu ; si, tournant vos regards vers celui qui porte l'habit magnifique, vous lui dites : Toi, assieds-toi ici à cette place d'honneur ! et si vous dites au pauvre : Assieds-toi au dessous de mon marchepied ! ne faites-vous pas en vous-mêmes une distinction, et ne jugez-vous sous l'inspiration de pensées mauvaises ?
Écoutez, mes frères bien-aimés : Dieu n'a-t-il pas choisi les pauvres aux yeux du monde, pour qu'ils soient riches en la foi, et héritiers du Royaume qu’il a promis à ceux qui l'aiment ? Et vous, vous avilissez le pauvre ! Ne sont-ce pas les riches qui vous oppriment, et qui vous traînent devant les tribunaux ? Ne sont-ce pas eux qui outragent le beau nom que vous portez ?
Si vous accomplissez la loi royale, selon l'Écriture : Tu aimeras ton prochain comme toi-même, vous faites bien. Mais si vous faites acception de personnes, vous commettez un péché, vous êtes condamnés par la loi comme des transgresseurs.
Car quiconque observe toute la loi, mais pèche contre un seul commandement, devient coupable de tous. En effet, celui qui a dit : Tu ne commettras point d'adultère, а dit aussi : Tu ne tueras point. Or, si tu ne commets point d'adultère, mais que tu commettes un meurtre, tu deviens transgresseur de la loi. Parlez et agissez comme devant être jugés par une loi de liberté, car le jugement est sans miséricorde pour qui ne fait pas miséricorde. La miséricorde triomphe du jugement. », Jacques 2.1-12.
J'aimerais vous soumettre les trois idées prédominantes de ce passage de la Bible :
1 - « Si vous faites acception de personnes, vous commettez un péché ». Le mot « personnes » est utilisé ici au pluriel et cela pourrait vouloir attirer l'attention sur les maintes occasions et circonstances dans lesquelles cette faute se révèle. Faire une acception de personnes c'est au sens profond du terme, se laisser guider dans son jugement par des facteurs extérieurs, des considérations personnelles ou des préférences. En bref c'est juger les hommes en fonction d'éléments étrangers à leurs valeurs réelles. Jacques condamne donc bien ici toutes les sortes d'acceptions de personnes bien qu'il utilise un exemple typique, le cas d'un homme riche mis en opposition à un pauvre bougre.
Au grand jour du jugement, nombreux seront ceux qui seront perdus à cause de l'attitude qu'ils avaient observée vis-à-vis des autres. Soyons logiques, il ne s'agit, ni plus ni moins, que d'un péché contre l'amour et par conséquent contre Dieu, qui est lui-même Amour. Le péché « d'acception de personnes » est commis aussi bien lorsque nous faisons une distinction entre les différentes races ou les différents peuples, que quand nous préférons le riche au pauvre !
Il est donc essentiel que nous extirpions cette attitude de notre coeur et de notre esprit si nous ne voulons pas être trouvés coupables aux yeux de Dieu.
2 - « Quiconque observe toute la loi, mais pèche contre un seul commandement, devient coupable de tous. ».
Cela explicite fort bien le vieux principe qui veut que la solidité d'une chaîne ne vaut que par la résistance de son plus faible maillon. Il ne suffit pas d'observer certains enseignements de Jésus et d'en violer consciemment un ou plusieurs autres. Chaque commandement de Jésus est égal en importance. En violer un seul fait de nous des « hors-la-loi » ! Fermer les yeux sur cette vérité, c'est nous tromper nous-mêmes.
3 - « Parlez et agissez comme devant être jugés par une loi de liberté ». Peut-on s'attendre à être jugé d'après les critères d'une loi de liberté tout en refusant soi-même la liberté aux autres ? Imaginons-nous être un jour devant le tribunal de Dieu en sachant que « le jugement est sans miséricorde pour qui n'a pas fait miséricorde » ? Avons-nous le droit de traiter nos semblables d'une autre manière que Dieu nous traite, nous ? Et si les positions respectives étaient brusquement inversées, trouverions-nous « l'autre » juste et miséricordieux ?
La Bible dit : « Quiconque s'élève sera abaissé, et quiconque s'abaisse sera élevé. », Luc 14.11.
Il me semble que nous devrions trembler à l'idée d'avoir à nous présenter un jour devant un Dieu qui ne fait aucune acception de personnes, après avoir jugé notre prochain et l'avoir rejeté en vertu de la couleur de sa peau ou de sa nationalité qui n'ont pour seul défaut que d'être différentes des nôtres.
Personne n'a vraiment accepté une vérité s'il n'a pas lutté ou même combattu pour elle, jusqu'au dedans de lui-même. La discrimination raciale doit être surmontée. L'intransigeance et l'intolérance auxquelles mènent les préjugés de races et de nations sont à proscrire de notre vie si nous voulons nous réclamer du nom de Jésus et de chrétien.
Si ce qui vient d'être dit est la vérité, ne croyons pas être agréables à Dieu en l'enfouissant dans un coin sombre de notre mémoire ou en parlant même de temps à autre avec un ami. Il faudra que nous mettions cette Vérité sur un piédestal pour que sa lumière soit visible à tous.
Jésus le dit : « Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée ; et on n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la met sur le chandelier, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison. Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu'ils voient vos bonnes oeuvres et qu'ils glorifient votre Père qui est dans les cieux. », Matthieu 5.14-16.
Utilisez votre influence où vous pouvez, quand vous en avez l'occasion et veillez, dans la mesure de vos possibilités, à ce que chaque être humain soit traité de la manière dont Dieu veut qu'on le traite.
Il n'est pas facile de surmonter des préjugés qui sont ancrés dans notre esprit parfois depuis notre plus tendre enfance, mais dites-vous bien, lors de vos hésitations, quand la faiblesse vous prend, que Dieu est prêt à vous fortifier, si vous le lui demandez. Laissez la Vérité dominer entièrement votre existence.
BÉNI SOIT LE LIEN
Béni soit le lien,
Qui nous unit en Christ,
Le saint-amour, l'amour divin,
Que verse en nous l'esprit.
Nous mettons en commun
Nos fardeaux, nos labeurs,
En Jésus nous ne sommes qu'un,
Dans la joie et les pleurs.
Si nous devons bientôt
Quitter ces lieux bénis,
Nous nous retrouverons là-haut,
Pour toujours réunis.
« Sur les ailes de la foi » page 165
« Chante mon coeur » No 436
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Jacques Marchal
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Directeur de la revue HORIZONS CHRÉTIENS
Yann Opsitch
https://digitalcommons.acu.edu/horizons_chretiens/
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Édition en texte par Gilles Boucher par capture d'images et OCR en ligne.
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