- De l'an 33 à l'an 100 : l'Église apostolique.
- De l'an 100 à l'an 313 : l'Église primitive.
- De l'an 313 à l'an 590 : le début de l'Église médiévale.
- De l'an 590 à l'an 1054 : le milieu de l'Église médiévale.
- De l'an 1054 à l'an 1305 : la fin de l'Église médiévale.
- De l'an 1305 à l'an 1517 : l'Église de la pré-Réforme.
- De l'an 1517 à l'an 1648 : l'Église de la Réforme et de la Contre-Réforme.
- De l'an 1648 à l'an 1789 : l'Église de l'époque moderne.
- De l'an 1789 à l'an 1914 : l'Église contemporaine (Révolutions, missions modernes et réveils).
- De l'an 1914 à l'an 1945 : l'Église à l'époque des deux guerres mondiales.
- De l'an 1945 à l'an 1962 : l'Église dans le monde d'après-guerre.
- De l'an 1962 à l'an 1965 : l'Église au temps du Concile Vatican II.
- De 1965 à nos jours : l'Église contemporaine et mondiale (essor du christianisme en Afrique, en Asie et en Amérique latine, développement du mouvement évangélique et pentecôtiste, dialogue œcuménique, défis de la sécularisation et de la mondialisation).
Lorsque nous étudions la division du temps dans l'histoire de l'Église, ce qui est analysé et parfois critiqué n'est pas l'Église en tant que communauté de foi en Jésus-Christ, mais son organisation institutionnelle, avec ses évolutions, ses réformes et ses dérives.
Si le Christ tarde encore à revenir, nous entrerons probablement dans une nouvelle période de l'histoire que l'on pourrait appeler l'Église postcontemporaine. Une question se pose alors : d'où viendra le réveil de cette Église ?
Nous pouvons avancer, sans prétendre à une certitude absolue, que si le retour du Christ tarde encore, l'un des grands réveils de l'histoire de l'Église pourrait naître d'une remise en question profonde du cléricalisme. Depuis plusieurs siècles, de nombreux chrétiens dénoncent la concentration excessive de l'autorité entre les mains d'une élite religieuse, au détriment de la participation de l'ensemble du peuple de Dieu.
Dans cette perspective, un futur réveil pourrait être caractérisé par un retour à l'idéal néotestamentaire de la diakonia. Le ministère ne serait plus perçu avant tout comme un statut ou un privilège, mais comme un service. Chaque croyant serait reconnu comme appelé à servir selon les dons que Dieu lui a accordés, conformément à l'enseignement du Nouveau Testament.
Une telle Église pourrait être qualifiée de diaconatiste, non parce qu'elle abolirait toute forme de leadership, mais parce qu'elle placerait le service au cœur de son identité. Les responsables exerceraient une autorité de serviteurs, à l'image de Jésus-Christ, et la distinction entre « clercs » et « laïcs » perdrait progressivement son caractère hiérarchique au profit d'une communauté où tous participent à la mission.
Dans cette vision, le véritable réveil ne serait pas principalement marqué par des manifestations extraordinaires, mais par la restauration d'une Église où le service, l'humilité, la mission, la communion fraternelle et la fidélité à l'Évangile redeviendraient les fondements de la vie ecclésiale. Ce réveil serait moins un changement de structures qu'un retour à l'esprit de l'ekklesia apostolique, où la grandeur se mesure par le service et où chaque disciple est appelé à être un ministre du Christ.