Textes de Base :
Genèse 49:1-28 ; Proverbes 17:2 ; Proverbes 20:21 ; Matthieu 25:14-15
Shalom, shalom, peuple de la promesse et de l'alliance !
Que la Grâce Souveraine, la Sagesse Supérieure et la Lumière du Saint-Esprit saturent vos cœurs et éclairent vos familles.
Aujourd'hui, sous l'Onction de l'Esprit de Dieu, je viens m'adresser particulièrement aux pères de famille, aux mères, et à tous ceux qui ont la charge de bâtir un patrimoine pour leur descendance. Nous abordons un sujet d'une gravité pratique immense, qui a causé la ruine de milliers de familles et la destruction de grands empires financiers, particulièrement sur notre continent africain : la gestion et la transmission de l'héritage.
Beaucoup de parents agissent par sentimentalisme, par pression sociale ou par attachement aveugle aux coutumes. Ils se sentent obligés de désigner tel fils comme héritier principal, ou de lui confier la gestion des affaires familiales, tout en sachant pertinemment que cet enfant a un caractère rebelle, paresseux ou truand ! Ils se disent : « C'est mon premier-né », ou « C'est mon seul fils garçon, je n'ai pas le choix. »
Mais ce jou, je viens vous dire par la Grâce de Dieu : C'est une folie charnelle ! La Parole de Dieu nous enseigne une tout autre sagesse pour préserver la paix et les fruits de notre labeur.
Regardons la sagesse du patriarche Jacob à la fin de sa vie, lorsqu'il rassemble ses douze fils pour leur annoncer ce qui leur arrivera dans la suite des temps.
Dans Genèse 49, Jacob ne distribue pas ses bénédictions et la direction de la famille de manière aveugle ou machinale. Il évalue chaque enfant selon son caractère, ses actes et sa capacité morale !
Le cas de Ruben, le premier-né (Genèse 49:3-4) : Jacob commence par Ruben et dit : « Ruben, tu es mon premier-né, ma force et le commencement de ma vigueur... Bouillonnant comme les eaux, tu n'auras pas la prééminence ! Car tu es monté sur le lit de ton père, tu as souillé ma couche. » Ruben était l'aîné biologique, mais à cause de son immoralité et de son manque de retenue, il a perdu le droit d'aînesse et le leadership familial ! Jacob ne l'a pas forcé.
Le cas de Siméon et Lévi (Genèse 49:5-7) : Parce qu'ils étaient des hommes violents et cruels, Jacob refuse de leur confier l'assemblée ou une position d'autorité qui écraserait les autres : « Que mon âme n'entre point dans leur conseil... Je les séparerai dans Jacob. »
Le cas de Juda et de Joseph : C'est à Juda que revient la royauté et le bâton de commandement, et c'est à Joseph l'homme intègre qui a sauvé sa famille que reviennent les bénédictions d'abondance au-dessus de celles de ses frères.
Jacob nous montre qu'on ne donne pas des responsabilités de gouvernement à un fils instable sous le seul prétexte qu'il est l'aîné !
Combien de fois avons-nous vu en Afrique des histoires tragiques ? Des parents ont travaillé dur toute leur vie pour bâtir des entreprises, acquérir des terrains, laisser des résidences. Et au moment de partir, par conformisme culturel, ils désignent comme administrateur un fils truand, ivrogne ou irresponsable sous prétexte qu'il est le premier-né mâle.
Quel est le résultat des courses ? Quelques mois ou quelques années après le décès des parents, la fortune familiale est entièrement dilapidée, les bâtiments sont vendus aux enchères, et la famille se retrouve dans la misère et les déchirements judiciaires !
L'Écriture nous avertit solennellement dans Proverbes 20:21 :
« Un héritage promptement acquis dès le d'abord ne sera pas béni à la fin. »
Et dans Proverbes 17:2, le Roi Salomon déclare :
« Un serviteur prudent domine sur le fils qui fait honte, et il aura part à l'héritage au milieu des frères. »
Si Dieu Lui-même accepte qu'un serviteur prudent prévale sur un fils qui fait honte, pourquoi, toi, parent, t'obstines-tu à confier le patrimoine familial à un enfant dont tu connais déjà la méchanceté ou l'incompétence ?
De plus, Le Seigneur Jésus nous enseigne dans la parabole des talents (Matthieu 25:15) que le Maître donne à chacun « selon sa capacité ». Donner une charge financière lourde à un enfant qui n'a pas la capacité morale ou intellectuelle de la gérer, ce n'est pas lui faire du bien, c'est le détruire !
Chers papas, chères mamans, il faut briser les œillères de la tradition. Ne soyez pas braqués ou fermés !
Si Dieu a mis dans votre maison une fille qui fait preuve de sagesse, d'intégrité, de crainte de Dieu et de bonnes capacités d'administration, désignez-la sans hésiter comme administratrice de vos biens, selon la Direction du Saint-Esprit !
Ne sacrifiez pas l'avenir de toute une fratrie et de votre descendance sur l'autel du sexisme ou des coutumes humaines. Dans le royaume de Dieu, la maturité spirituelle et la sagesse prévalent sur le genre et l'ordre de naissance.
Regardez les filles de Tsélofchad dans Nombres 27 : lorsque leur père est mort sans fils, elles se sont levées avec sagesse, et l'Éternel a ordonné à Moïse de leur donner l'héritage de leur père !
Transmettre un héritage avec sagesse, c'est : Donner à chaque enfant ce qui correspond à sa grâce et à ses aptitudes.
Protéger les biens familiaux contre la dilapidation en confiant la gestion aux plus intègres.
Consulter l'Éternel dans le lieu secret pour qu'Il vous montre le cœur réel de vos enfants.
Bien-aimés pères et mères, votre responsabilité devant Dieu est de laisser une bénédiction durable à vos enfants et aux enfants de vos enfants (Proverbes 13:22).
Ne laissez pas la peur du regard des autres dicter votre testament.
Ne cédez pas au chantage affectif d'un enfant rebelle.
Priez pour vos enfants, éduquez-les dans la crainte de Dieu, mais soyez lucides et fermes lorsqu'il s'agit de distribuer les responsabilités.
Que La Sagesse Divine vous accorde le discernement de Jacob, afin que vos maisons restent debout, unies et prospères, pour la seule gloire du Nom de Jésus !
Demeurez bénis au Nom Puissant, Saint et Souverain de Jésus-Christ.Amen !