✅ Dans bien des cas, l’insuffisance spirituelle est le produit d’un faux Évangile qui exploite la fragilité humaine par des prédications toxiques qui nourrissent et utilisent la culpabilité à des fins manipulatoires.
❗ Ils sont nombreux les chrétiens qui après 20, 30 ou même 40 ans de conversion se butent contre le mur de leur insuffisance spirituelle. Comment se fait-il qu’après toutes ces années de consécration on se sent encore si médiocre ? Combien de chrétiens croupissent dans les bas-fonds de la culpabilité parce qu’on leur rappelle à chaque dimanche qu’ils devront en faire plus pour être à la hauteur des attentes de Dieu ?
On parle ici d’un Évangile gonflé aux stéroïdes de la réussite qui depuis la Seconde Guerre Mondiale est promu par une foule de prédicateurs qui eux-mêmes ne sont pas à la hauteur de ce qu’ils affirment. ⚠️ Ces faux prophètes qui abusent du sentiment d’insuffisance en proposant des programmes de délivrance et de performance spirituelle qui ne fonctionnent pas.
Oui, la croissance vers la maturité spirituelle est bel et bien présente dans l’Écriture mais attention, elle ne sera jamais le fruit de l’exploitation grossière de l’insuffisance humaine et la culpabilité qui en découle. Cette belle œuvre de maturité spirituelle résulte uniquement de la volonté souveraine de Dieu telle qu’exprimée par Jésus en Jean 15, 16 :
« Ce n'est pas vous qui m'avez choisi; mais moi, je vous ai choisis, et je vous ai établis, afin que vous alliez, et que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure, afin que ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donne. »
La convoitise de la réussite
❗ Notre christianisme gravite dans l’univers de la convoitise effrénée du rêve Américain (thing big) qui déferle sur l’Occident depuis 70 ans. Ce rêve à mis au monde une nouvelle génération de prédicateurs habités par un faux Évangile qui promet des bénédictions, des délivrances et des richesses spirituelles sans limite et surtout, sans la croix. Tout ça parce que le christianisme, devenu esclave du capitalisme, se livre au jeu d’une industrie divertissante qui s’abreuve à la mamelle nourricière du mensonge qui nous projette dans le rêve d’une destinée miraculeuse mais utopique. Tout ça pour se démarquer de la compétition ecclésiale.
Dans cette chimère spirituelle qui promet le surnaturel à tout moment, l’humanité ordinaire dans toutes les déclinaisons de la fragilité humaine devient l’ennemi de ce rêve délirant. C’est ici que le mensonge fait ses pires dommages car pour faire partie de cette horde inspirée, il faut arborer publiquement l’image de la victoire et se montrer à la hauteur du rêve où chacun s’invente un personnage au discours victorieux qui ne connaît rien de l’insuffisance spirituelle.
❗ Mais hélas, de retour dans la solitude de sa réalité, là où l’idole créé de toute pièce se démaquille enfin de ses faux attraits, l’homme de Dieu replonge dans sa faiblesse, faiblesse qu’il a appris à cacher à cause de la honte qui le ronge en secret. Lui, supposément vainqueur de son humanité n’est en fait rien de plus qu’un homme (femme) soumis aux aléas de l’insuffisance spirituelle. C’est ainsi que plus un homme cherche à montrer la hauteur de sa magnificence spirituelle, plus il nous révèle qu’il se sent tout petit et minable en dedans de lui.
Pourquoi ça marche ?
❗ Puisque l’homme est pécheur, il devient extrêmement facile de le manipuler par des prédications qui le maintiennent esclaves d’un évangélisme de performance inatteignable. Or, la réussite spirituelle ne se trouve pas dans la performance des œuvres de foi mais dans la tranquillité du cœur de celui qui saisit enfin qu’en Jésus-Christ, il a la paix avec Dieu.
« 1 Etan donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ, 2 à qui nous devons d'avoir eu par la foi accès à cette grâce, dans laquelle nous demeurons fermes, et nous nous glorifions dans l'espérance de la gloire de Dieu. 3 Bien plus, nous nous glorifions même des afflictions, sachant que l'affliction produit la persévérance, 4 la persévérance la victoire dans l'épreuve, et cette victoire l'espérance. 5 Or, l'espérance ne trompe point, parce que l'amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné. » 📖 Romains 5 : 1-5
Conclusion
Le salut n’est pas un nouveau départ qui agit comme une seconde chance de réussir là où nous avons échoué en Adam. Le salut est une grâce qui nous permet de saisir cette nouvelle vie en J-C qui fonctionne à la manière d’un tout inclus. Comme le disait l’apôtre Paul aux chrétiens de Colosses :
« Vous avez tout pleinement en lui, qui est le chef de toute domination et de toute autorité. Et c'est en lui que vous avez été circoncis d'une circoncision que la main n'a pas faite, mais de la circoncision de Christ, qui consiste dans le dépouillement du corps de la chair : ayant été ensevelis avec lui par le baptême, vous êtes aussi ressuscités en lui et avec lui, par la foi en la puissance de Dieu, qui l'a ressuscité des morts. » 📖 Colossiens 2 : 10-12
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