Jésus révèle que l’inquiétude est étrangère à la foi véritable. Elle appartient à une manière de vivre centrée sur le visible, semblable à celle de ceux qui n’ont pas d’espérance en Dieu et qui portent eux-mêmes le poids de leur avenir. Mais le croyant connaît une vérité différente : un Père céleste qui sait déjà ce dont il a besoin et qui pourvoit fidèlement.
« Ne vous inquiétez de rien; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces. » (Ph 4.6)
Ainsi, au lieu de l’angoisse, Dieu appelle à la prière confiante. Et cette manière de vivre exige aussi une transformation intérieure : « Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. » (Ro 12.2)
Chercher le royaume de Dieu, c’est donc vivre sous son règne, dans l’obéissance et la priorité de sa volonté. Comme Paul le déclare : « Mais je ne fais pour moi-même aucun cas de ma vie, comme si elle m’était précieuse, pourvu que j’accomplisse ma course avec joie, et le ministère que j’ai reçu du Seigneur Jésus, d’annoncer la bonne nouvelle de la grâce de Dieu. » (Ac 20.24)
Cela implique une orientation nouvelle : « Affectionnez-vous aux choses d’en haut, et non à celles qui sont sur la terre. Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu. » (Col 3.2-3). L’espérance éternelle change la manière de vivre ici-bas, car tout ce qui est visible est temporaire : « Le jour du Seigneur viendra comme un voleur; en ce jour, les cieux passeront avec fracas, les éléments embrasés se dissoudront, et la terre avec les œuvres qu’elle renferme sera consumée. Puisque donc toutes ces choses doivent se dissoudre, quelles ne doivent pas être la sainteté de votre conduite et votre piété. » (2 Pi 3.10-11)
Dans ce contexte, Dieu rappelle sa fidélité quotidienne : « Les bontés de l’Éternel ne sont pas épuisées, ses compassions ne sont pas à leur terme; elles se renouvellent chaque matin. Oh! que ta fidélité est grande! » (Lam 3.22-23)
À l’inverse, sans espérance en Dieu, l’homme reste prisonnier du présent : « Si c’est dans des vues humaines que j’ai combattu contre les bêtes à Éphèse, quel avantage m’en revient-il ? Si les morts ne ressuscitent pas, mangeons et buvons, car demain nous mourrons. » (1 Co 15.32)
Mais Jésus tranche la question avec clarté et simplicité : « Ne vous inquiétez donc point du lendemain; car le lendemain aura soin de lui-même. À chaque jour suffit sa peine. » (Mat 6.34)
Il ne s’agit pas d’insouciance, mais de confiance. Le croyant n’est pas appelé à porter le poids du futur, mais à vivre chaque jour dans la dépendance d’un Père fidèle, qui règne aussi sur le lendemain.
SPJMA