« D’où viennent les luttes, et d’où viennent les querelles parmi vous ? N’est-ce pas de vos passions qui combattent dans vos membres ? » Jacques 4:1
Le constat est glaçant. Nous vivons dans une ère de progrès technologique inouï, où l’on prône le « vivre-ensemble », l’égalité et la fraternité dans chaque discours, sans parler du droit à la différence. Pourtant, la violence est partout, jusque dans nos quartiers. Elle s’est même invitée dans nos poches via les réseaux sociaux, sous forme de harcèlements, de confrontations verbales et d’insultes anonymes qui finissent parfois dans le sang. Malgré nos airs civilisés, nous agissons souvent avec la brutalité que nous reprochons aux peuplades dites « primitives ».
☑️ Pourquoi tant de haine au milieu de tant de propos sur la tolérance ? La réponse de Jacques est implacable : « Vous avez des querelles et des luttes, et vous ne possédez pas, parce que vous ne demandez pas. » Cette analyse est étonnante mais évidente si on accepte de dire que l’homme ne sait plus demander : il décide de prendre. Depuis l’origine, le péché n’a pas changé de visage. C’est l’histoire de la main qui saisit ce qui ne lui appartient pas. C’est Adam qui prend le fruit, c’est Caïn qui prend la vie de son frère, c’est David qui prend la femme d’Urie…
☑️ Prendre est une pulsion de prédateur tandis que demander est un acte de fils et de frère. Demander implique de reconnaître que l’autre existe et que nous dépendons de lui. Prendre, c’est être dieu de son propre univers, où nos désirs font loi et où nous pensons que tout nous est dû. Parfois, même demander est un acte faux puisque, comme le précise encore Jacques, « vous demandez pour satisfaire vos passions » !
📌 En tant que chrétiens, vous devez avoir le courage de vous regarder dans le miroir : dans vos relations, dans vos ambitions, dans votre manière de traiter ceux qui pensent différemment, voire dans votre service, est-ce que vous êtes encore de ceux qui prennent ? Ou avez-vous acquis la dignité de celui qui attend de recevoir avec gratitude ?