[MARC 15,1-5]
Dans une lettre publiée dans le London Evening News le 8 mai 1919, un journaliste australien, Edward George Honey, proposait une minute de silence respectueuse en mémoire des victimes de la Première Guerre mondiale. Cette proposition parvint à l'attention du roi George V, qui publia le 7 novembre 1919 une proclamation appelant à deux minutes de silence : « Que toute activité cesse, afin que, dans un silence parfait, les pensées de chacun se concentrent sur le souvenir respectueux des glorieux morts. » Après la fin de la Seconde Guerre mondiale en 1945, le jour de l'Armistice devint le Jour du Souvenir, afin d'inclure tous ceux qui étaient tombés lors des deux guerres mondiales et d'autres conflits. Depuis 1919, le deuxième dimanche de novembre, également connu sous le nom de Dimanche du Souvenir, deux minutes de silence sont observées à 11 heures aux monuments aux morts de toute la Grande-Bretagne.
Le silence est parfois plus précieux que la parole. Il suggère que ne pas parler peut-être un choix plus efficace et plus bénéfique que de s'exprimer. Ceci est utile, non seulement pour honorer la mémoire des défunts en observant un moment de silence, mais aussi pour se fortifier face aux épreuves de la vie. Jésus fut amené devant Pilate par « les anciens, les scribes et tout le Sanhédrin », ligoté et humilié. Ils voulaient que Pilate le condamne à mort. Mais Jésus choisit de garder le silence devant Pilate, malgré les nombreuses accusations infondées portées contre lui. Luc a énuméré certaines de ces accusations : « Et ils se mirent à l'accuser, disant : Nous avons trouvé cet homme excitant notre nation à la révolte, empêchant de payer le tribut à César, et se disant lui-même le Christ, roi » (Luc 23,2). Son silence surprit tout le monde et même Pilate en fut stupéfait.
Jésus choisit de se taire en accomplissement des Écritures : « Il a été maltraité et opprimé, Et affligé, et il n'a point ouvert la bouche, … » (Isaïe 53,7). Son silence était également conforme au plan et au programme que Dieu avait pour sa vie. C'était un choix, et un choix sage, car il avait confiance que le Père céleste accomplirait parfaitement tout ce qui le concernait.
Le silence n'est pas un signe de stupidité. C'est un signe de puissance que seules les personnes très disciplinées peuvent apprécier. Le silence permet aux guerriers spirituels de choisir leurs combats et de se concentrer sur l'essentiel. Le silence fut l'arme dont Dieu se servit pour remporter la victoire à Jéricho. Dieu ordonna également à Israël de garder le silence et de le laisser combattre pour eux lors de la traversée de la mer Rouge (Exode 14:14). Apprenons toujours à observer des moments de silence, tandis que nous attendons Dieu et recevons ses instructions pour avancer dans les moments difficiles.
Le silence n'est jamais plus précieux que lorsqu'il honore Dieu.