Nous construisons des temples.
Nous organisons des conférences.
Nous finançons des programmes.
Nous faisons parfois de grandes œuvres à l’extérieur.
Et tout cela peut être bon.
Mais une question demeure : que deviennent les veuves, les orphelins et les personnes réellement vulnérables qui sont déjà au milieu de nous ?
Paul écrit :
« Ainsi donc, pendant que nous en avons l’occasion, pratiquons le bien envers tous, et surtout envers les frères en la foi. » — Galates 6:10
Remarquons l’équilibre : « envers tous », mais aussi « surtout envers les frères en la foi ».
L’Église n’est donc pas seulement un endroit où l’on vient recevoir une prédication. Elle est une famille spirituelle. Et dans une famille, lorsque l’un souffre, les autres ne devraient pas détourner le regard.
Dans l’Église primitive, cette dimension était prise très au sérieux. Actes 6 nous montre que les veuves recevaient une assistance quotidienne. Le problème de leur prise en charge était même suffisamment important pour que les apôtres organisent le service afin qu’aucune ne soit négligée.
Et Jacques va encore plus loin :
« La religion pure et sans tache, devant Dieu notre Père, consiste à visiter les orphelins et les veuves dans leurs afflictions… » — Jacques 1:27
Alors imaginons un instant…
Et si chaque église avait réellement dans son programme un fonds destiné aux veuves et aux orphelins de l’assemblée ?
Et si, à côté du programme de construction, du programme musical, des conférences et des grandes célébrations, il existait aussi un véritable programme de solidarité familiale ?
Une veuve ne devrait pas être invisible au milieu de milliers de fidèles.
Un enfant devenu orphelin ne devrait pas avoir faim pendant que son église célèbre l’abondance.
Une famille frappée par une tragédie ne devrait pas seulement entendre : « Nous allons prier pour vous », lorsqu’il est également possible de dire : « Nous allons vous accompagner. »
Car parfois, la réponse à une prière prend la forme d’une Église qui décide d’agir.
Prenons soin de tous ceux que Dieu place sur notre chemin, mais n’oublions jamais la famille de la foi.
Une Église puissante ne se reconnaît pas seulement à la puissance de ses prédications, mais aussi à l’amour concret qu’elle manifeste envers les plus vulnérables au milieu d’elle.
Et si nous revenions aussi à cette dimension de l’Église primitive ?
Galates 6:10 — Actes 6:1-7 — Jacques 1:27
Apôtre Fabrice Ngouzé