Il est inquiétant de voir comment une famille qui commence dans la prière peut sombrer dans la division. Isaac et Rebecca, dans la Genèse, nous sont d’abord présentés comme un couple spirituel : lui, intercède pour la stérilité de sa femme, elle, consulte l’Éternel au sujet des luttes ressenties dans son ventre à l’occasion de sa grossesse. Pourtant, quelques pages plus loin, l’image se ternit ; Dieu semble avoir disparu du paysage familial, remplacé par une guerre larvée. La femme ruse contre son mari, les parents se déchirent au sujet des enfants et les frères deviennent ennemis. Le drame est total et les conséquences, terribles : une tromperie, une fuite éperdue, vingt ans d'exil et une mère qui ne reverra jamais son fils préféré. Comment en sont-ils tous arrivés là ? La réponse réside souvent dans les visions personnelles et les désirs égoïstes de chacun. Pour Esaü, un appétit bassement matériel : son goût pour le gibier. Il était prêt à reporter la bénédiction pour satisfaire son plaisir immédiat : un bon repas. En faisant passer ses envies avant la volonté de Dieu, il a ouvert la porte aux manigances et à la trahison. Ce type de déchirures n’est pas limité aux récits anciens. Aujourd’hui, nos familles et nos églises en portent encore les cicatrices. Comment ne pas regretter pareilles tensions alors que nous nous tournons vers le même Dieu ? Lorsque nous faisons passer nos intérêts personnels, notre besoin d'avoir raison ou nos préférences particulières avant l'amour exigé par l'Évangile, nous faisons fausses routes. Quels sont ces « intérêts » que nous jugeons plus importants que la communion ? Est-ce notre orgueil, notre soif de contrôle ou, comme Esaü, une simple inclinaison gourmande ? À l’instar de cette famille patriarcale, nous risquons de tout perdre si nous ne pointons pas ces aspirations déviantes pour les corriger. Afin de retrouver la paix, il nous faut apprendre à faire passer la volonté de Dieu avant nos stratégies humaines.
Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle » (Jean 3:16).
Là où tu as baissé les bras parce que dépassé par les échecs répétitifs, Dieu va te faire remporter une victoire inédite. Amen !!! ...
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