Ils maudissent ceux qui osent critiquer leur ministère et utilisent leurs fidèles comme une armée de défense.
Ce sont leurs « singes volants » : des gens qui, souvent en toute bonne foi, sont utilisés par le gourou pour faire taire ceux qui posent des questions, empêcher qu’on enquête sur lui et faire peur à ceux qui commencent à voir clair.
C’est un procédé vieux comme le monde. Le diable et ses anges déchus utilisent ce mécanisme pour maintenir les enfants de Dieu dans l’esclavage spirituel.
Mais Jésus nous a donné le moyen de les reconnaître : « Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. »
Regardons leurs œuvres :
- Ils aiment l’argent.
- Ils aiment le sexe.
- Ils aiment le pouvoir.
- Ils aiment dominer et contrôler.
- Ils menacent ceux qui mettent en danger leur « bizness ».
Comme le dit Paul : « Leur dieu, c’est leur ventre. »
Cessons de défendre aveuglément des hommes qui nous demandent de fermer les yeux. Un homme de Dieu n’a pas besoin de « singes volants » pour faire taire ceux qui posent des questions.
Ouvrons la Bible. Examinons les faits à la lumière du Saint-Esprit. Quand des chrétiens cherchent sincèrement la vérité, qu’ils confrontent les enseignements à la Parole de Dieu et qu’ils acceptent de se laisser corriger, ils ne sortent pas affaiblis : ils grandissent.
Et malgré ce que disent les singes volants, sur l’apparent désordre à un instant T, le ménage que font les chrétiens est un témoignage aux yeux du monde. Parce que les croyants finissent toujours par arriver à un consensus, la pensée de l’Esprit (malgré parfois des débats un peu brouillons ou échevelés).
Je ne parle pas de couper les cheveux en quatre ni de disserter sur le sexe des anges. Je parle de mettre les choses au clair, de protéger les brebis, d’établir un témoignage irréprochable devant un monde déchu et de chasser le mal du milieu de nous, comme l’Écriture nous le demande.
La vérité ne craint pas les questions. La vérité les traverse. Et celui qui demande qu’on cesse de poser des questions devrait peut-être commencer par se demander pourquoi.
L’opacité est toujours suspecte. La transparence est toujours une attitude bénie.
David l’a bien dit : « Que le juste me frappe, c’est une faveur ; qu’il me reprenne, c’est de l’huile sur ma tête : ma tête ne se détournera pas. » (Psaume 141:5)
Et les chrétiens de Bérée en ont fait une règle de vie : « Ils reçurent la parole avec beaucoup d’empressement, et ils examinaient chaque jour les Écritures, pour voir si ce qu’on leur disait était exact. » (Actes 17:11)
Ils n’ont pas dit : « C’est Paul, donc nous devons le croire. » Ils ont ouvert les Écritures. Voilà l’attitude biblique.
On écoute. On examine. On confronte à la Parole. On prie. On demande au Saint-Esprit de nous éclairer. Et si nous nous sommes trompés, nous corrigeons notre position.
Parce que nous n’avons pas de puissance contre la vérité, mais pour la vérité. (2 Corinthiens 13:8)
Un ministère qui craint les questions, qui interdit l’examen, qui menace ceux qui vérifient et qui transforme ses fidèles en « singes volants » pour faire taire les contradicteurs ne protège pas la vérité. Il protège quelque chose d’autre.