Après la destruction de Jérusalem par le général romain Titus en l’an 70 de notre ère, les Israélites furent dispersés dans le monde entier et ce sont des peuples païens et des tribus arabes qui occupèrent son territoire jusqu’en 1948, année de la naissance de l’état d’Israël. Tout a commencé grâce à un certain Théodore Herzl (1860-1904), écrivain juif autrichien et fondateur du mouvement sioniste (1897). Dans son ouvrage L’état juif (1895), il écrit : Il existe un pays sans peuple et un peuple sans pays. Donnez le pays sans peuple au peuple sans un pays.
Après lui, Chaim Weizmann (1874-1952), originaire de Biélorussie, défendit le droit d’exister d’Israël devant une commission d’enquête anglo-américaine. De son discours on retiendra ces paroles : La nation juive est une nation fantôme. Le peuple juif doit la vie au seul Dieu d’Israël.
Weizmann fut le premier président de la République d’Israël (1949-1952). À la même époque, David Ben Gourion (1886-1973), originaire de Pologne, participa activement à la création de l’état d’Israël et fut son chef de gouvernement à deux reprises (1948-1953 ; 1955-1963). C’est lui qui a déclaré : Le chapitre 37 d’Ézéchiel est accompli et la nation d’Israël entend les pas du Messie.
Aujourd’hui pourtant, cet idéalisme religieux est bien loin. Dans le grand auditorium de Tel-Aviv est écrit en hébreu et en anglais : La science apportera la paix à ce pays.
Pourtant, dans l’Ancien Testament il est écrit que c’est le Messie qui sera porteur de paix, pas la science mais le Messie. Dans leur immense majorité, les Israéliens modernes ont totalement abandonné l’Éternel, le Dieu de leurs ancêtres.
À l’heure où je vous parle, la plupart des Juifs sont encore dispersés dans le monde. Cependant, le tableau que nous peint Ézéchiel indique qu’ils sont rentrés dans leur pays. De plus, ils se sentent en parfaite sécurité, ce qui n’a jamais été le cas depuis le règne de Salomon. Même après leur retour d’exil, quand ils reconstruisirent les murailles de Jérusalem, ils devaient tenir une épée dans une main et la truelle dans l’autre.
Si dans la prophétie d’Ézéchiel, Israël n’est plus comme aujourd’hui, armé jusqu’aux dents, c’est qu’il se trouve sous la protection d’une nation très puissante. Or on sait, d’après le prophète Daniel, qu’à un certain moment, l’Antichrist conclura un pacte avec Israël. Mais au bout de trois ans et demi, cet homme infâme abrogera cette alliance et commettra une profanation abominable dans le temple reconstruit (Daniel 9:27).
Cette paix illusoire rompue déclenchera une période de guerres et de persécutions terribles qui dureront trois ans et demi (la grande tribulation) et qui se terminera avec le retour glorieux du Christ qui vaincra l’Antichrist et toutes les forces impies (Apocalypse 19:11-12), et établira son royaume de mille ans sur terre.