dimanche 4 octobre 2026

Le serpent d'airain pointait vers Jésus-Christ 1500 ans avant.
Le serpent d’airain et Exode 20:4 : y a-t-il contradiction ?

Certains disent :

« Dieu interdit les images dans Exode 20:4, mais Lui-même a ordonné à Moïse de fabriquer un serpent d’airain. Il serait donc permis de représenter Dieu ou les réalités divines. »

Mais il n’y a aucune contradiction.

1. Exode 20 interdit de fabriquer une représentation pour en faire un objet de culte

Dieu dit :

«« Tu ne te feras point d’image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre [...] Tu ne te prosterneras point devant elles, et tu ne les serviras point. »
Exode 20:4-5, LSG»

Le principe fondamental est clair : Dieu ne doit jamais être remplacé, représenté ou adoré à travers une idole fabriquée par l’homme.

Il faut souligner que l’idolâtrie peut même aller jusqu’à vouloir adorer le vrai Dieu au moyen d’une image. L’homme peut commencer avec une représentation qu’il prétend seulement « symbolique », puis finir par lui attribuer une fonction religieuse qui appartient exclusivement à Dieu.

Le problème n’est donc pas simplement l’existence matérielle d’un objet, mais le fait de lui donner une place qui appartient à Dieu seul.

2. Le serpent d’airain n’était pas une idole : Dieu l’avait ordonné comme signe

Dans Nombres 21, après la rébellion du peuple, Dieu envoya des serpents venimeux parmi les Israélites.

Le peuple se repentit et demanda à Moïse d’intercéder.

Dieu lui dit alors :

«« Fais-toi un serpent brûlant, et place-le sur une perche ; quiconque aura été mordu, et le regardera, conservera la vie. »
Nombres 21:8, LSG»

Moïse obéit :

«« Moïse fit un serpent d’airain, et le plaça sur une perche ; et quiconque avait été mordu par un serpent, et regardait le serpent d’airain, conservait la vie. »
Nombres 21:9, LSG»

Mais il faut bien comprendre ceci :

Il n’y avait aucune puissance dans le serpent d’airain lui-même.

La puissance venait de Dieu.

Regarder le serpent était un signe visible de la confiance placée en Dieu et en sa parole. C'est décrit comme un symbole de la puissance, de la protection et de la délivrance de Dieu, et non comme une source de guérison indépendante.

3. Jésus lui-même donne la véritable signification du serpent

Des siècles plus tard, Jésus reprend cet événement pour parler de sa propre œuvre :

«« Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l’homme soit élevé, afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle. »
Jean 3:14-15, LSG»

Le serpent d’airain annonçait donc quelque chose de plus grand.

Les Israélites, mordus par les serpents, regardaient vers le signe donné par Dieu et vivaient.

De la même manière, le pécheur doit regarder par la foi à Jésus-Christ crucifié et élevé, car c’est en lui que se trouve le salut.

Le serpent n’était pas le sauveur.

Il dirigeait le regard vers le salut que Dieu accordait.

4. Le serpent d’airain lui-même a finalement dû être détruit

C’est ici que le récit devient particulièrement révélateur.

Des générations plus tard, le peuple d’Israël avait conservé le serpent d’airain. Mais il ne le considérait plus simplement comme le signe qu’il avait été.

La Bible dit :

«« Les enfants d’Israël avaient jusqu’alors brûlé des parfums devant lui : on l’appelait Nehuschtan. »
2 Rois 18:4, LSG»

Le roi Ézéchias le mit alors en pièces.

Pourquoi ?

Parce qu'un objet qui avait autrefois été ordonné par Dieu était devenu un objet d’idolâtrie.

J'insiste précisément sur ce point : le serpent avait été donné par Dieu comme un symbole de confiance, mais le peuple avait fini par lui rendre un culte. Ézéchias l’a donc détruit dans le cadre de sa réforme contre l’idolâtrie.

Cela nous enseigne une vérité importante :

Même une chose que Dieu avait autrefois utilisée comme signe peut devenir une idole lorsque l’homme lui attribue une fonction qui appartient à Dieu seul.

Conclusion

Il n’y a donc aucune contradiction entre Exode 20:4 et Nombres 21:8-9.

Le serpent d’airain n’avait pas été fabriqué pour être adoré.

Dieu l’avait ordonné comme un signe visible de la foi et de la délivrance qu’il accordait.

Mais lorsque les Israélites commencèrent à lui brûler de l’encens, ce qui devait être un signe devint une idole.

Ézéchias le détruisit.

Et Jésus nous montre la véritable portée de cet événement :

«« Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l’homme soit élevé. »
Jean 3:14, LSG»

Le serpent d’airain ne devait jamais détourner le regard de Dieu.

Il devait conduire le regard vers Dieu.

Et aujourd’hui encore, notre foi ne doit pas être placée dans un objet, une image, une statue ou une représentation.

Notre foi doit être placée en Jésus-Christ.

«« Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l’adorent l’adorent en esprit et en vérité. »
Jean 4:24, LSG

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