lundi 1 janvier 2024

La main nonchalante appauvrit, mais la main active enrichit (Proverbes 10:4). 

Beaucoup de proverbes dénoncent la paresse, qui était une des principales raisons pour lesquelles les gens étaient pauvres. Inversement, celui qui est courageux à la tâche finit presque toujours par s’en sortir. Mon père était plâtrier et il a commencé avec rien, mais comme il n’avait pas peur du travail et qu’après la guerre il y avait de quoi faire, il a très bien réussi. 

Je reconnais qu’aujourd’hui les choses ont bien changé, et dans le système capitaliste hyper-libéral. On a le phénomène dit des travailleurs-pauvres qui, quoi qu’ils fassent, sont condamnés à la demi-misère perpétuelle tandis que les grands bonnets de la finance engrangent le pognon à la pelle. Pensez donc ! Il y a de plus en plus de grands patrons qui, entre salaires et primes, gagnent plusieurs millions d’euros par mois. 

Curieusement, quand les grands argentiers de la planète se réunissent pour discuter du tiers monde, ils ne font pas le lien entre cet argent scandaleux et le milliard d’hommes qui doivent survivre avec à peine un euro par jour. 

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Celui qui amasse des provisions en été est un homme intelligent, mais celui qui dort pendant la moisson est un fils qui fait honte (Proverbes 10:5). 

Un minimum de bon sens dicte que c’est pendant la moisson qu’il faut faire des provisions pour l’hiver à l’exemple de la fourmi de la fable de La Fontaine. La cigale ne dormait pas comme le fils qui fait honte, mais elle faisait de la musique, et donc le résultat fut le même. 

En été, je plante un jardin, mais quand il faut ramasser les haricots presque tous les jours, des fois je me dis : 

J’attendrais bien janvier, quand il n’y a rien d’autre à faire. 

Mais voilà, on doit ramasser les tomates quand elles sont mûres. 

Amasser des provisions en été, c’est aussi profiter des occasions quelles qu’elles soient quand elles se présentent à vous, cueillir des pommes ou partir en voyage d’étude par exemple. Quand vous êtes sur le quai de la gare et que les portes du TGV s’ouvrent, personne ne vous oblige à monter ; c’est votre choix. 

Mon parcours éducatif est plutôt du genre hors-piste. Cependant, il m’a parfaitement préparé pour les opportunités qui se sont présentées sur ma route et que j’ai su saisir. Mais je suis le premier à reconnaître que je suis ce que je suis par la grâce de Dieu qui m’a créé et qui a arrangé les circonstances de ma vie comme il l’a voulu.