Le baptême est accompli au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit (Matthieu 28:19), c'est-à-dire, non en vertu de l'autorité de celui qui baptise, mais en vertu de celle de Dieu. Le baptisé doit s'attacher à Dieu et non à un homme ( 1 Corinthiens 1:11-16).
Le baptême n'est pas indispensable au salut (le cas du brigand en Luc 23:41-43); cependant, pour tous ceux qui sont capables de le recevoir, il est une manifestation d'obéissance au Seigneur qui a demandé d'observer "tout" ce qu'il a prescrit (Matthieu 28:19; Actes 10:48), entre autres le baptême.
LE BAPTÊME A TROIS BUTS PRINCIPAUX:
a) LE BAPTÊME EST UN TÉMOIGNAGE
Celui qui se fait baptiser confesse par son acte, aux yeux de tous, qu'il croit en Jésus-Christ. Il exprime de façon visible la décision intérieure qu'il a prise de suivre et de servir Jésus-Christ. Un tel témoignage est essentiel ( Matthieu 10:32,) "quiconque se déclare devant les hommes - c'est-à-dire publiquement - pour moi..."; Romains 10:9). C'est pourquoi le baptisé est souvent invité à confesser sa foi oralement.
Ce témoignage est aussi éminemment utile au croyant lui-même: il représente dans sa vie un point de repère et une aide précieuse pour le jour où surviendrait le doute quant à la certitude de son salut (Galates 3:26-27; 1 Tite 6:12).
b) LE BAPTÊME SYMBOLISE DES RÉALITÉS SPIRITUELLES
Le baptême est une représentation par gestes des grands faits spirituels qui se sont accomplis dans le croyant au moment de sa nouvelle naissance. Il constitue, de ce fait, l'occasion d'une meilleure compréhension des réalités spirituelles. Il aide à saisir le processus de l'expérience spirituelle qui, sans cela, pourrait rester un peu théorique .
c) LE BAPTÊME EST UN ENGAGEMENT DANS LA VOIE DE LA SANCTIFICATION
Si le baptême illustre les grandes vérités de la nouvelle naissance, il illustre également le principe de la sanctification: le croyant accepte d'être mort avec Christ au péché et au monde (Romains 6:2-6; Colossiens 2:11-12; 2 Corinthiens 5:15) pour vivre à la ressemblance de Christ (Galates 3:27; Ga 2:20; Galates 4:19). Celui qui demande le baptême accepte de s'identifier au "petit troupeau" des croyants et s'engage dans la voie de la sanctification.
QUI PEUT ÊTRE BAPTISÉ ?
Déjà avant le ministère de Jésus, le baptême était un signe public de repentance et d'intention de changer de vie. Jean-Baptiste donnait le baptême à ceux qui reconnaissaient publiquement leurs fautes (et cela demandait du courage !) et voulaient l'aide de Dieu pour mener une vie nouvelle. Après la mort de Jésus-Christ lui-même n'avait baptisé personne le baptême fut un signe distinctif pour ceux qui voulaient: Reconnaître publiquement qu'ils étaient pécheurs. Qu'ils plaçaient leur foi dans le salut gratuit, obtenu par le sang que Jésus-Christ avait versé pour eux sur la croix. Qu'ils voulaient vivre en serviteurs de Jésus-Christ. Qu'ils attendaient la résurrection pour la vie éternelle. La plongée sous l'eau symbolise la mort de l'homme pécheur et sa sortie l'entrée dans une vie nouvelle, éternelle.
Ni or, ni argent, ni bonnes œuvres, ni baptême n'assurent une place au Ciel. Seule la foi en l'œuvre rédemptrice de Jésus-Christ, prophétisée dans tout l'Ancien Testament, racontée dans les évangiles et expliquée dans les épîtres est le passeport pour la vie éternelle. Ceux qui ont cette foi peuvent être baptisés - le baptême d'enfants n'ayant pas l'âge de discernement n'a pas de sens.
La personne qui désire être baptisée doit être un disciple (Matthieu 28:19), c'est-à-dire quelqu'un qui croit en Jésus, Fils de Dieu, venu en chair, mort, ressuscité et unique Sauveur. Posséder la foi est une nécessité absolue pour recevoir le baptême ("Celui qui croira...", Marc 16:16; Actes 2:38-41; "Si tu crois de tout ton coeur...", Actes 8:37).
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