La préparation au retour de Jésus fut l’un des thèmes majeurs des prédications des premiers chrétiens. Il en résultait que, pour ne pas se laisser surprendre par le retour du maître, les fidèles vivaient dans une grande pureté, fuyant le péché ; ils étaient détachés de leurs biens et les vendaient même pour participer aux besoins des plus faibles ; ils étaient engagés à annoncer la Bonne Nouvelle pour amener les hommes à faire du Ressuscité leur seigneur. Ceci eut certes les avantages ci-dessus cités, mais Satan ne rata pas l’occasion de séduire plusieurs, qui au lieu de participer à l’effort commun devinrent une charge pour les communautés. Il s’agit de nombreux paresseux qui, prétextant que Jésus revient bientôt, avaient abandonné leurs champs et emplois pour attendre leur subsistance des dons et aumônes des autres. C’est pourquoi Paul leur écrit que si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus.
Cet avertissement de l’apôtre Paul est encore d’actualité de nos jours. Dans les communautés chrétiennes, plusieurs vivent dans l’indigence complète. On doit régulièrement être en train de faire des quêtes pour les assister alors qu’ils ont un potentiel qui peut bien être utilisé.
De même, plusieurs ont prétendu être appelé au ministère et abusent des fidèles financièrement. Ils s’accrochent aux dimes des fidèles et font un commerce sordide dans l’Église. Ils vendent tout service qu’ils rendent, prient à condition qu’on leur fasse les offrandes, font des prophéties pour le gain, vendent comme des fétiches de l’huile, de l’eau ou d’autres objets dits bénis. Cette attitude vis-à-vis de l’argent, sans parler de leur conduite et de leurs enseignements tordus, est une preuve évidente qu’ils n’ont jamais été appelés. Ce sont des paresseux qui ont trouvé dans le ministère une source d’enrichissement.
Le travail n’est pas une punition mais une bénédiction. Le travail est l’occasion que Dieu vous donne de faire valoir vos capacités afin de répondre à vos besoins et aux besoins des autres. Il est plus honorable pour vous de prendre en charge les autres que de vivre à leur charge. Refusez de dépendre de l’aumône alors que Dieu vous a donné des membres et un savoir-faire qui peuvent pourvoir à vos besoins et à ceux des autres. Dans l’attente du retour du maitre, dites non à la paresse, TRAVAILLEZ.