JÉSUS AVEC NOUS, JUSQU’À LA FIN
📖 « Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. » (Mt 28:20)
Cette promesse ne met pas un terme au récit, elle en devient le commencement, scellant l’appel qui nous est adressé. Dès lors Christ est avec nous, sans crainte, car il est lui-même la porte que nous prenons : « Je suis la porte ; si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé » (Jn 10:9) ; « …étroite est la porte, resserré le chemin qui mène à la vie, et il y en a peu qui les trouvent » (Mt 7:14). Elle devient ainsi le fil d’or qui traverse la peur, le combat et la nuit.
Ainsi parle l’Éternel : « N’aie pas peur, je suis avec toi… ne promène pas des regards inquiets… je te rends fort, je viens à ton secours, je te soutiens par ma droite victorieuse » (És 41:10). Là où l’homme tremble, Dieu demeure. Là où le monde chancelle, Sa main ne vacille pas. Sa présence ne dépend ni des circonstances ni de la stabilité apparente du monde, mais de Sa fidélité immuable. Si nous avons appris à laisser parler le sang de Christ en nous, alors il n’y a plus lieu de se faire du mauvais sang. Ce sang « parle mieux que celui d’Abel » (He 12:24).
Dès lors, une ligne de séparation devient évidente. Il y a ceux qui vivent de la Parole et ceux qui, privés de ce fondement, sont gouvernés par la crainte. Sans Dieu, le monde réagit à l’urgence : privé de repères et en perte de sens, l’homme est poussé à combattre ou à tenter de fuir, sans autre boussole que l’urgence que provoque la crainte. Et lorsque ni le combat ni la fuite ne sont possibles, l’âme se fige, cherchant à préserver une illusion de stabilité, même au prix de compromis. Là où le croyant demeure affermi par la vérité, le monde devient malléable.
Les temps récents en ont offert une illustration sensible, lorsque la pression de l’urgence a creusé un fossé entre vaccinés et non-vaccinés, installant des différences dans la façon de traiter ceux qui refusaient la vaccination, en les marginalisant ou en restreignant leur accès. Cette fracture produisit un climat opposant les personnes entre elles, nourrissant méfiance et tension. Ce mécanisme est connu et porte un nom : l’ingénierie sociale, par laquelle les comportements collectifs sont orientés sous l’effet de la peur. Jésus en a donné l’image spirituelle avec gravité : « des aveugles conduisent des aveugles… et tous tomberont dans la fosse » (Mt 13:14).
Mais le Christ ne nous a jamais promis l’absence d’épreuve. Il a promis Sa victoire au cœur de l’épreuve : « Vous aurez des tribulations dans le monde… mais prenez courage, j’ai vaincu le monde » (Jn 16:33…). Et cette victoire se manifeste par la paix qu’Il donne : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix… que votre cœur ne se trouble point » (Jn 14:27).
Par la foi, nous comprenons la suite : « Ils l’ont vaincu à cause du sang de l’Agneau et à cause de la parole de leur témoignage… » (Ap 12:11). Le tumulte des nations n’est pas un échec de Dieu, mais l’agonie d’un règne déchu. Aujourd’hui encore, par la grâce imméritée, celui qui entre par la porte qu’est Christ et marche dans Sa vérité remplit sa lampe d’huile. Et lorsque l’Époux appellera, la joie sera complète.
Amen. Sa Parole s’accomplit ❤️ 🙏
Denis LaPierre
Pour Jésus Christ médiateur de l’alliance nouvelle par l’aspersion de son sang